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Dimanche 22 juin 2008

Apres une petite heure d’avion depuis Cuba, le choc en arrivant a Cancun est énorme… Deja, retrouver Antoine, un copain français avec qui on avait prévu de se rejoindre au Mexique, me fait tout drôle… Apres près de 4 mois de voyage en solitaire, sans parler un mot de français, totalement coupé du reste du monde et de la France en particulier, je reprends tout d’un coup contact avec cette réalité… Et chose qui ne m’était pas encore arrive jusque la, certains mots me viennent d’abord en espagnol! Je me souviens encore de ce premier soir ou une heure après mon arrivée à Cancun, nous nous rendons dans ce restaurant ou Antoine me parle de son job en management de risque financier…Je ne peux m’empêcher de sourire a tel point tout ca me parait loin… En même temps, cela me rappelle que le voyage touche tristement a sa fin et que je dois profiter au maximum de mes 20 derniers jours avant de revenir a la réalité…

En dehors de mes retrouvailles avec Antoine, la différence entre le monde communiste de Cuba et le monde ultra capitaliste de Cancun est assez hallucinante. Que dire de Cancun?? Avec ses supermarchés ouverts 24h sur 24, son impressionnant défilé d’hôtels et de restaurants ou vous avec droit a un magnifique “Can I Help you?” avant même de savoir qui vous parle, et bien entendu ses boites de nuits qui ne ferment jamais, on est a des milliers de km de la pénurie alimentaire et de la crise économique et sociale qui frappent Cuba…

 Même hors saison, la vie nocturne de Cancun n’est pas une légende comme notre seule soirée dans la ville nous l’aura montrée. Dimanche soir, alors que la saison touristique n’a pas encore commencé, fatigués par nos voyages respectifs, nous rentrons a l’hôtel pour dormir de bonne heure lorsque… a minuit, nous sommes réveillés en sursaut par des bruits sourds a répétition…Les BOUM BOUM que nous entendons  ne sont pas des bombes qui dévastent la ville mais viennent en fait de la discothèque d’en face (une des dizaines que comptent la ville)… Cancun ne dort effectivement jamais.

En dehors donc de son aéroport international (qui doit avoir autant de trafic qu’Orly) qui nous a permis de nous retrouver la, nous ne voyons pas vraiment d’intérêts d’y rester plus longtemps et nous partons le lendemain matin. Direction Tulum, petite village balnéaire (enfin, selon le routard) en bordure de la mer des caraïbes… Même si Tulum n’est plus le petit village auquel nous nous attendions, le décor est magnifique… Eaux transparentes de couleurs turquoise, plages de sables blancs entourées de ruines mayas, forets de palmiers, barrières de coraux ou encore les nombreux cenotes (puits naturels qui peuvent atteindre des dizaines de mètres de profondeur  et ou je recommande fortement un baptême de plongée), les plages de Tulum et ses alentours, malgré l’invasion de touristes de tous les continents valent vraiment le détour (en espérant que vous y arriverez avant la transformation des quelques lieux préservés en capitales internationales du tourisme)!















Malgré notre manque d’enthousiasme à devoir nous en aller, nous reprenons la route. Apres la très agréable détente sur ces plages du Yucatan, un peu de culture s’impose. Les majestueuses citadelles mayas  de Chichen Itza et d’Uxmal  nous stupéfient par leur beauté et leur histoire… A noter qu’a la différence de Chichen Itza qui est encore une fois assaillie par les touristes, Uxmal, moins connue mais au moins aussi belle, est bien plus préservée de ce tourisme de masse et se situe dans un cadre de rêve avec la selva a perte de vue et ou vous rencontrerez plus d’iguanes que de visiteurs…




A Merida, dernière étape de notre séjour dans le Yucatan, c’est une charmante ville coloniale ou il fait bon vivre ou nous flanons avec plaisir. Jose Angel, notre hôte d’Hospitality Club, en dehors d’être l’exemple vivant de l’hospitalité mexicaine est extrêmement intéressant. Ingénieur forestier, il m’explique que la selva qui s’étend du Guatemala jusqu'à l’intérieur du Mexique constitue la deuxième foret la plus importante dans le monde après la forêt amazonienne. Son travail qui me semble passionnant consiste a se balader dans tout le Yucatan pour travailler en collaboration avec les communautés indignes afin de mettre en place des projets de reforestation. Le point positif, c’est que selon lui, malgré la déforestation croissante, la reforestation est tres rapide dans cette région du monde et qu’il n’y a pas besoin de plus de 10 a 15 ans pour voir un arbre pousser ici. L’aspect que je trouve un peu plus préoccupant, c’est qu’ils ne sont que deux dans tout le Yucatan (plus grand que la Belgique), qui, comme Jose Angel sont employés par l’Etat mexicain pour travailler dans cette optique…  

Enfin, on ne peut pas passer a Merida sans commencer notre éducation en matière de gastronomie mexicaine (la vraie ! pas celle servie aux gringos de Cancun…) et c’est ainsi que dans un petit restaurant du centre ou toute tentative de parler avec Antoine sera vaine (le bruit des rires et des pleurs, des mariachis et des divers chanteurs  couvrant a peu près tout), nous gouterons d’excellente quesadillas caseras accompagnées de l’indispensable michelada :  une bière mélangée avec du jus de citron sans oublier le sel sur le rebord du verre qui lui donne cette saveur si unique…como se dice ahi : con un poco de limon y sal !!!

 

  Julieta Venegas : chanteuse mexicaine archi connue dans toute l'Amerique Latine

Par Emmanuel - Publié dans : Mexico
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Lundi 21 avril 2008

Apres presque 9 mois de voyage, mon periple touche a sa fin... Mon budget commence d'ailleurs a se faire dangereusement bas... Resultat, je n'ai plus les moyens de faire ce que j'avais prevu avant mon départ, soit la traversee de l'Amerique Centrale jusqu'au Mexique... Au lieu de cela, je dois aller directement au Mexique d'ou je prendrai mon vol retour... Mais quand j'apprends  que c'est le meme prix d'aller directement de Colombie au Mexique que de passer par Cuba, pas une seule hesitation, je fonce!!!

C'est donc la fleur au fusil que je pars a Cuba...sans rien, ni guide, ni infos supplementaires et commettant l'erreur de penser qu'apres 9 mois en Amerique latine, je n'ai plus besoin d'aide exterieure pour me debrouiller surtout venant de guides qui donnent les adresses ou je suis sur de me retrouver avec tous les touristes... Je me rendrai vite compte que c'etait bien presomptueux de ma part de penser une telle chose d'autant plus que non seulement Cuba est tres different de tous les autres pays d'Amerique du Sud mais surtout que ce pays est un monde totalement a part compare a tout ce que j'ai connu auparavant...

Qu'a cela ne tienne, me voila a la Habana, ville vue et revue mille fois dans de nombreux films et documentaires qui ne manquent pas de montrer a chaque fois son atmosphere des annees 60, son architecture coloniale, ses belles americaines (je parle de voitures...), son enorme capitole (qui en rappelle etrangement un autre),  ses vieux habaneros qui, fumant le cigare a l'ombre d'un palmier, observent la ville tourner a plein regime ou jouent tranquillement aux echecs...sans parler du doux son melodieux venant d'un café ou d'un bar diffusant son cubano et buena vista social club...
 








 



Tout ces clichés, même si ils rejoignent un peu ce que je verrai donnent néanmoins une vision très superficielle de la réalité. 
A celà, et malgré les propagandes disant mot pour mot : "Vamos bien", il faudrait ajouter : une majorité des édifices de la ville (et parfois de véritables palais) dans un état de délabrement avancé, des rues sales et très peu entretenues, une prostitution alarmante, et des arnaques à répétition...






Malgré 9 mois de voyage à mon actif, je me ferai ainsi avoir (et pour la premiere fois) comme le plus gogo des touristes... Je ne suis vraiment pas fier de cet épisode d'une part pour ma naiveté et d'autre part car j'aurais pu l'éviter 100 fois si j'avais lu n'importe quel guide de voyage... Mais je vais tout de même le raconter pour que ca n'arrive pas à d'autres. Pour cela, je dois tout d'abord faire une petite parenthèse sur le système monétaire cubain : il y a à Cuba 2 monnaies en circulation : la première est le peso cubano et l'autre, introduite depuis 2005, le peso cubano convertible (environ 1$ et qui vaut 24 pesos cubanos)... C'est mon premier jour à la Havane...je me balade dans cette ville légendaire. Apres plusieurs heures de marche, je me repose quelques instants sur un banc en face du musee de la révolution... Malgré la pluie, il fait vraiment tres chaud... Je souffle un peu en observant la petite place charmante qui s'offre a moi...Un cubain d'une trentaine d'années passe en me regardant puis s'arrete : il me demande d'ou je viens et ce que je fais ici. On commence a parler; le foot, Zidane sont comme bien souvent les premiers sujets abordés. Tres vite, il me parle egalement des problemes de Cuba, que la situation est vraiment tres difficile pour la majorite des cubains, que sans avoir 2 ou 3 jobs en meme temps, la vie devient vite compliquee ici... A premiere vue, il me parait sympathique. Je lui fais part de mon envie de ramener des cigares a mes amis en France mais que dans les magasins ou je suis alle (pour touristes), c'est a peu pres le meme prix qu'en Europe. Il m'emmene alors chez des amis qui revendent des Monte Cristo... Vrai ou pas, difficile a dire etant donne ma connaissance dans ce domaine, mais le prix m'aide a me decider...
Mon "nouvel ami" me propose ensuite d'aller prendre un verre ce que j'accepte avec plaisir. Autour d'una piña colada, il m'explique qu'il est professeur d'education physique dans un college mais que cela ne suffit pas pour vivre... Puis on change de sujet...Il tient a m'expliquer le systeme monetaire a Cuba...Je lui dis que je suis deja au courant mais ce dernier insiste... Et effectivement, il m'apprend qu'en plus du peso convertible et du peso cubano existerait une troisieme monnaie : le chavito... Cette monnaie serait une invention de Castro et constituerait une sorte d'arnaque pour les etrangers a Cuba ... En echange d'un peso convertible, les cubains et uniquement les cubains peuvent obtenir 1,25 chavito...un chavito ayant la meme valeur qu un peso convertible dans le commerce...
En gros, a) 1 peso convertible = 1,25 chavito quand les cubains font l'echange dans une maison de change
b) le chavito n'est pas accessible aux etrangers
c) 1 chavito = 1 peso convertible dans le commerce
bref le calcul est vite fait : ca vaut le coup de donner mes pesos convertibles a cet ami tellement attentionne pour qu'il me les change contre des chavitos qui multipliera mon budget par 1,25...
La suite est classique : nous nous rendons dans une maison de change ou je l'attends dehors; il change mes pesos convertibles (j'aurai heureusement le reflexe de ne lui donner que le quart de ce que j'avais mais quand meme...), puis, discretement, me tend mes chavitos durement gagnes... puis pretexte de devoir rentrer chez lui pour je ne sais quoi, et disparait dans la nature...
Meme pas 20 secondes apres qu'il soit parti, je realise que je me suis fait rouler... Plus que pour le montant en soit (qui n'est pas pour autant negligeable), je suis fou de rage de m'etre fait avoir aussi facilement... Les chavitos qu'il m'a donnes sont en realite des pesos cubanos...qui pour memo valent 1/24 eme des pesos convertibles que je lui ai donnes...
Aussi extravagant et invraisembable que cette histoire puisse paraitre aujourd'hui, je me suis fait avoir par 2 choses principalement : la confiance que j'avais en ce type et la certitude que le gouvernement cubain fait tout pour faire depenser le maximum d'argent aux touristes (ce qui n'est d'ailleurs pas forcement faux comme par le montre par exemple la separation des compagnies de bus : une pour les cubains et l'autre, environ 10 a 20 fois plus cher, pour les touristes...)
Conclusion et fin de cette petite parenthese : quand vous allez a Cuba, lisez votre guide de voyage et ne changez jamais d'argent dans la rue ou dans une maison de change par quelqu'un d'autre...

Enfin, revenons a la Havane, je resterai pendant mon court sejour chez Rolando, homme à la cinquantaine bien entamée. Mon séjour chez lui ne sera pas donné (25$ par nuit...soit le plus cher que j'aurais payé pendant tout mon voyage) mais 1)je n'ai pas trop le choix car pour les étrangers, mis à part les luxueux hotels (à 80$ la nuit) du centre envahis de touristes du monde entier, il ne reste que des maisons d'hotes et elles ne sont pas données 2) je ne regrette pas mon séjour chez lui car en dehors d'etre très sympathique, il m'apprendra énormément sur Cuba.

Tout d'abord que la médecine ne paie pas à Cuba...On gagne entre 20 et 30$ par mois quand on est médecin , mieux vaut donc se reconvertir comme il l'a fait dans la location de chambres où c'est plus entre 20 et 30$ par jour... Comme vous le savez sans doute, interdiction de quitter Cuba quand on est cubain... pour quitter le pays il y a 3 solutions : la premiere est de se marier a un ou une etranger(e) mais apparemment, il y en a pour 10 ans de procedure administrative donc mieux vaut etre patient; la deuxieme est d'avoir une profession qui permette de voyager (mais dans l'obligation de revenir bien sur) Ainsi en tant que medecin, Rolando eut l'opportunite d'aller en Mozambique lors de l'experience socialiste du pays... enfin et derniere methode, les dizaines de cubains qui tentent chaque jour, au peril de leur vie, de rallier les cotes americaines qui sont si proches...

A Cuba, il est tres difficile voire quasi impossible de s'acheter une maison ou une voiture... Ce qu'il est possible de faire en revanche, c'est de passer par le systeme du troc comme Rolando l'a fait : son ancienne maison en parfait état contre un appartement beaucoup plus grand mais totalement delabré ...qu'il renovera lui meme pour ensuite en faire une maison d'hôtes...plutot bon calcul a l'arrivee...

A Cuba, impossible (enfin jusqu'a tres recemment du moins) de s'acheter un ordinateur ou d'avoir acces a internet si sa profession ne l'exige pas... A Cuba, impossible d'avoir un telephone portable, le seul moyen etant d'acheter ce droit aux etrangers ayant un telephone. A Cuba, interdiction (levee egalement depuis l'accession de Raul au pouvoir) pour les cubains d'entrer dans les hotels pour touristes...
Interdiction pour un Cubain de Santiago de Cuba (dans le sud) de se trouver a la Habana (au nord de l'ile) s'il n'a pas d'autorisation ecrite...
Difficile d'etre exhaustif en matiere de ces interdictions tant elles sont nombreuses...
C'est simple, Rolando m'expliquera un jour que pour comprendre Cuba, il faut raisonner par l'absurde...

Et Castro?? Rolando ne l'a jamais vu... plus qu'une légende, un mythe semble-t-il... Personne ne sait ou il habite, personne ne sait ce qu'il fait, personne ne sait ou il est, bref, on ne sait pas grand chose de lui en dehors du personnage qui a été créé... Cette semaine, on elit les deputes...le choix est grand : PC, PC ou PC...tout cela surveillé a chaque coin de rue par les CDR (comite de defense de la revolution).
Et quand je demande a mon hote ce qu'il pense pour l'avenir (et nous ne sommes qu'en janvier 2008 soit 1 mois avant le depart officiel de Fidel), il me dit qu'il pense que Raul sera rapidement amene a diriger le pays, seul cette fois...qu'avec lui, des reformes sont possibles...que ces reformes sont cruciales pour la survie non seulement du regime mais du pays tout entier, qui, subissant l'embargo americain de plein fouet a de plus en plus de mal a s'en sortir economiquement ce que je constaterai par moi-meme partout ou j'irai. Il rajoute qu'il ne pense pas que l'on assistera a un changement radical du jour au lendemain et que d'ailleurs un changement trop violent, trop rapide pourrait etre desastreux pour l'economie cubaine... Et puis d'ailleurs, toutes les choses du regime actuel ne sont pas forcement a jeter : avec la gratuite de la sante (sans doute le meilleur systeme de sante d'Amerique latine), la gratuite de l'ecole (un taux d'analphabetisation proche de 0), la subvention pour les transports, pour l'alimentation, mais egalement pour la culture (avec des tarifs tres interessant par exemple pour se rendre au theatre), le systeme a des bons cotes et il serait dommage de tout supprimer. Sans oublier qu'a la différence de nombreux autres pays, l'insecurite, la drogue et les crimes sont quasiment absents de l'ile...

Tous les jours, je passerai 1 a 2 heures a parler avec lui et je dois dire que ce fut passionnant de decouvrir ce pays de l'interieur... En dehors de Rolando, j'aurais egalement la chance de rencontrer Juan Lazaro Besada Toledo : esperantiste, docteur en theologie, ecrivain et poete a ses heures perdues... J'avais en effet rencontre a Cali en Colombie Rafael, egalement esperantiste, qui m'avait heberge plusieurs nuits chez lui et qui m'avait confié un ouvrage de theologie pour Juan... Juan est quelqu'un de passionnant; je ne me lasse pas de l'ecouter...ah si seulement j'avais eu un peu plus de temps pour bavarder assis dans un de ses fauteuils a bascules...Avant de partir, il tient a m'offrir son dernier ouvrage : un recueil de poemes "Desde mi paramo"...

Le dernier jour, quelques heures avant mon vol pour le Mexique, je rencontre Alienski (oui, le regime laissera des traces jusqu'aux prénoms), jeune professeur d'informatique dans une universite de la Havane. Je suis encore une fois un peu triste de ne faire cette rencontre que le dernier jour tant il me parait sympathique...
Encore une fois, j'apprendrai beaucoup en tres peu de temps mais je ne peux m'empecher d'eprouver une grande deception en partant de Cuba pour avoir perdu beaucoup de temps a faire de mauvaises rencontres avec des personnes mal intentionnees contre finalement tres peu de temps avec ces cubains ouverts, cultivés et passionnant...

Cuba ne restera donc pas parmi mes meilleurs souvenirs mais je pense que c'est essentiellement du au peu de temps de mon sejour dans l'ile et au fait que je suis reste dans des lieux trop touristiques... Mon escapade dans le centre du pays dans la region idyllique de Cienfuegos ou de la Trinidad me permettra de sortir de la Havane et de decouvrir un autre Cuba; De ces quelques jours dans cette region resteront dans mes souvenirs ces autoroutes vides (la voiture restant un luxe pour la majorite des cubains), la rencontre de deux boliviennes etudiant la medecine (comme beaucoup d'autres sud americains pour qui Cuba reste la Mecque de la discipline) et qui me conteront notamment qu'elles ne voulaient plus avoir de petits amis cubains car ces derniers toujours trop interesses...L'une d'entre elle ayant quand meme été chargée par son ex petit ami de lui ramener un velo de Bolivie...
et enfin cette petite anecdote qui illustre bien la difficulte de la situation economique actuelle : je me mets a en rechercher un jour du dentifrice et une brosse a dent a Cienfuegos... Et la, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'il etait totalement impossible de trouver ces articles (quand meme assez basiques) : apres 3 heures de marche et une trentaine de boutique faites, oh miracle!!! il reste 3 brosses a dent et quelques dentifrices dans le plus grand magasin de Cienfuegos (150 000 habitants quand meme)...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Encore une fois, et comme le montrent les derniers evenements politiques qui s'y sont deroules ces dernieres semaines, le pays est en train de changer et je suis plein d'espoir pour tous les gens adorables que j'ai pu rencontrer la bas et qui, malgré mes quelques mesaventures, me donnent envie de repartir dans ce pays si beau.



Allez, je ne peux pas resister au plaisir de vous passer un petit Guantanamera !!!!

Well ok, I can't resist giving you the pleasure of listening to a little bit of Guatanamera !!!!





PS : ah oui maintenant que j'y pense, c'est quand meme rigolo de penser que les deux seuls pays d'Amerique Latine ou je suis alle et ou le foot n'était pas le sport N.1 sont le Venezuela et  Cuba... où c'est le base-ball qui fait rage... Curieuse ironie du sort, non?....


PS : yes now that I think of it, it's rather funny to think that the only two southern american countries I have been where football wasn't the number one sport are Venzuela and Cuba... where the craze is baseball ... Rather ironical, isn't it ?




Cuba libre or almost…..

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After nearly 9 months travelling, my journey nears its end… My budget is starting to get dangerously low… The result being that I haven’t got the means to do what I had initially intended, i.e. crossing Central America up to Mexico….  Instead, I have to go directly to Mexico where I take my flight back home…  But, when I hear that it’s going to cost me the same price to go directly from Colombia to Mexico than to stop over in Cuba, not a moment’s hesitation, I go right ahead!!!!

 

So it’s without a care in the world that I head towards Cuba… with nothing, no travel guide, no additional information, making the mistake of thinking that after 9 months in South America, I don’t need any guides to get about on my own, especially as regards addresses all tourists rush to in mass…. I will very quickly realize that it was rather presumptuous of me, all the more as Cuba is not only very different from all the other South American countries but above all is a world totally apart compared to everything I have experienced before…

 

Never mind ! Here I am in La Habana, the city one has seen over and over again in so many films and documentaries which never fail to show its surrealist 60’s atmosphere, its colonial architecture, its beautiful Americans (I mean cars..), its huge capitol (which strangely reminds us of another one), its old Habaneros who, while smoking a cigar under the shade of a palm tree, watch the city moving or peacefully play chess… not forgetting the soft melodious sound of a radio airing its cubano and Buena vista social club…

 

All these clichés, even though they represent part of what I will see, are nevertheless only a superficial vision of reality.

Indeed, in spite of the words of propaganda, “Vamos bien”, one should also add : a majority of the city’s buildings (and sometimes genuine palaces) in a state of advanced ruin, dirty and unkept streets, alarming prostitution and recurrent swindling.

 

In spite of the 9 months travelling I can be credited for, I will be swindled (for the first time) like the most naïve of tourists…I’m not really proud of this episode first for my naivety and second because I could have avoided this a thousand times if only I had read any kind of tourist guide…But all the same I will tell about it so that it doesn’t happen to others. However, first,  I must make a little parenthesis about  the Cuban monetary system : in Cuba there are 2 currencies in circulation : one is the peso cubano and the other, introduced in 2005, is the convertible peso cubano (worth about 1$ and 24 pesos cubanos)…It’s my first day in Havana…I’m walking around in this legendary city. After several hours, I sit on a bench opposite the Museum of the Revolution… In spite of the rain, it’s very hot… I take a break while watching the charming plaza in front of me…A Cuban, about 30, passes, looks at me and stops; he asks me where I come from and what I am doing here. We begin chatting; football, Zidane are, as often, the first topics of conversation.  Very quickly, he also tells me about the problems of Cuba, that the situation is really difficult for most Cubans, that if you don’t have 2 or 3 jobs at the same time, life is complicated here… Anyway he seems rather nice. I tell him about my wish to bring back cigars for my friends in France but that the prices in shops (for tourists) are about the same as in Europe.  So he takes me to friends of his who smuggle Monte Christos…  Real or not, difficult to say considering my lack of knowledge in this domain, but the price helps me to take my decision…

My “new friend” then suggests that we go and have a drink which I accept with pleasure. 

While drinking a “pina colada”, he explains that he is a gym teacher at a school but that it isn’t sufficient to live with.  Then we change subject… He wants to explain the currency system in Cuba.  I tell him I already know about it but he insists…  And indeed he tells methat apart from the peso cubano and the convertible peso cubano there exists a third currency : the “chavito”, this currency being Castro’s invention and a sort of  further means of swindling foreigners in Cuba…In exchange for a convertible peso, the Cubans and only them, can obtain 1,25 chavito…a chavito having the same value as a convertible peso..

In short, a) 1 convertible peso = 1,25 chavito when the exchange is done by Cubans in a exchange bureau

              b) foreigners don’t have access to the chavito

              c) 1 chavito = 1 convertible peso in shops

So the calculation is quickly made : it’s worth while giving my convertible pesos to such a considerate friend so that he can change them into chavitos, this will multiply my budget by 1,25.

What follows is standard : we go to an exchange bureau where I wait for him outside; he changes my convertible pesos (fortunately I will only give him a quarter of what I had, but nevertheless….) then discreetly gives me my well earned chavitos…and then under the excuse of having to go home for whatever reason, disappears…Not even 20 seconds later, I realize I have been taken for a ride.  More than for the amount in itself (which is however not negligible), I am in a fit of rage for having been such an easy sucker…the chavitos he has given me are in fact pesos cubanos…which, as a reminder, are worth 1/24th  of the convertible pesos I had given him.

As exaggerated and unbelievable this story may seem today, I was taken in mainly by two things : the trust I had in this guy and the absolute belief that the Cuban government does everything to get tourists to spend a maximum (the latter being not necessarily false).

Conclusion and end of this little parenthesis : if you ever go to Cuba, read you travel guide and don’t ever change money in the street or in an exchange bureau through someone else…

 

So, let’s get back to Havana.  During my short visit, I stayed at Rolando’s, a man in his fifties.  My stay with him is not  cheap (25$ per night….i.e. the most expensive I ever paid during my whole journey) but 1) I don’t really have the choice as for foreigners, apart from the luxury downtown hotels (at 80$ per night) overrun with tourists from all over the world, there are only B&B’s and they aren’t cheap.  2)  I don’t regret staying with him as, apart from being a very nice man, I will learn a lot from him about Cuba.

First, that medicine doesn’t pay in Cuba…A doctor earns between 20 and 30 $ per month, so better change to something else, as he did, renting out rooms, which means 20 to 30 $ per day…

As you probably know, it is forbidden for Cubans to leave Cuba.  To leave the country, there are 3 solutions : the first one is to marry a foreigner but apparently the paper work takes10 years so better be patient; the second one is to have a profession that allows you to travel (but with the obligation to come back of course).  For example, as a doctor, Rolando had the opportunity to go to Tanzania during its socialist experience ;  finally, the last one : dozens of Cubans risk their lives each day trying to reach the American coast which is so near…

In Cuba it’s very difficult, not to say next to impossible to buy a house or a car…What’s possible on the other hand is to swap, as Rolando did : his previous house in perfect condition for a much bigger but dilapidated flat…that he renovated himself to make it into a B&B…rather a good calculation in the end…

In Cuba, impossible (at least up till very recently due to recent changes) to buy a computer or to have access to the internet if not required by your profession… In Cuba, impossible to have a cell phone, the only means is to buy this right from a foreigner with a cell phone.  In Cuba, it is forbidden for Cubans to go to hotels for tourists (but this has also changed since Raul’s accession to power)…

It is also forbidden for a Cuban from  Santiago de Cuba (in the South) to be in Havana if he doesn’t have a written authorization…
It’s difficult to give an exhaustive list of all these bans as there are so many…

It’s quite simple, Rolando one day tells me that to understand Cuba, you must know that absurdity is the key-word..

 

And what about Castro ??  Rolando has never seen him… more than a legend, he appears to be a myth…  Nobody knows where he lives, nobody knows what he does, nobody knows where he is, in short, nobody knows much about him apart from the myth which has been created… This week, the election for members of parliament is taking place…there is a large choice : the communist party, the communist party or the communist party… everything is supervised at each street corner by  the CDR (committee for the defence of the revolution)

And when I ask my host what he thinks about the future (and we are only in January 2008, i.e. one month before the official resignation of Fidel), he tells me he thinks that Raul will be very soon  led to rule the country, alone this time.., that with him, reforms are possible…that these reforms are crucial for the survival not only of the regime but of the whole country which for years has been undergoing the American embargo. He adds that he doesn’t think there will be a radical change from one day to the other and that moreover a too violent, too rapid change could be disastrous for the Cuban economy. And what’s more, of the present regime all isn’t necessarily to be thrown away : with a free health system (one of the best in the world), free education (the rate of illiteracy is next to 0),  transport and food but also culture aids ( for example very cheap prices for theatre), the system has its good sides and it would be a shame to eliminate everything.

 

Every day, I will spend 1 to 2 hours discussing with him and, I must say, it was fascinating discovering the country from the inside…  Apart from Rolando, I will also be lucky in meeting Juan Lazaro Besada Toledo : Esperantist, doctor in theology, writer and poet in his spare time…I had indeed met in Cali (Colombia), Rafael, also an Esperantist, who had put me up several nights and entrusted me with a book for Juan…Juan is a fascinating person and I only wish I had had more time to talk with him while sitting in one of his rocking chairs…Before I leave, he will insist on offering me his last book “Desde mi paramo”.

 

On the last day, a few hours before my flight for Mexico, I meet Alienski (yes, communism has left its mark right up to names), a young computer science teacher in one of Havana’s universities.  Once again, I’m a little sad to meet him only on my last day as he really seems cool.

Once again I will learn a lot in very little time but I can’t help feeling really disappointed when leaving Cuba for having lost so much time in meeting the wrong type of people, and having finally spent so little time with all those other Cubans, open, cultured and fascinating …

 

Thus Cuba will not remain as one of my best memories but I think it is essentially due to the shortness of my stay and to the fact that I kept too much to tourist areas…My escapade to the centre of the country with the dreamlike scenery of Cienfuegos or La Trinidad enabled me to leave Havana and to discover another Cuba.  Of the few days in this region I will keep in memory these empty highways (cars still being a luxury for most Cubans), my meeting with two Bolivian medical students (like many other South Americans for whom Cuba is still the Mecca in this domain) who will tell me in particular that they didn’t want to have Cuban boyfriends anymore as they are too self-interested…One of them was in fact asked by her ex-boyfriend to bring him back a bicycle from Bolivia…And finally this funny little anecdote which shows the difficulty of the economic situation : looking for a toothbrush and toothpaste in Cienfuegos, I’m astonished to find that it’s impossible to find these items (which are after all really quite basic).  After a 3 hours walk and about 30 shops visited, oh! Miracle!!! In the biggest store of Cienfuegos (150 000 inhabitants !!) there are 3 toothbrushes left and a few toothpastes….

 

Once again, as the latest political events which have taken place in the past few weeks, in the past few months, show, the country is undergoing a change and I’m full of hope for the wonderful people I met there, who, in spite of my little misadventures, make me want to go back to this so beautiful country.

 

Par Emmanuel - Publié dans : Cuba
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Jeudi 28 février 2008

Après ces quelques jours passés à Bogota, me voilà reparti pour des terres plus calientes. Direction Armenia où Karen m'avait proposé de passer noel avec sa famille. Au terminal de Bogota, c'est le branle-bas de combat; tous les bus sont pleins; heureusement que Diégo m'avait prévenu la veille et que j'ai déjà mon billet... Beaucoup de colombiens habitant a Bogota quittent en effet la ville à ce moment pour passer les fêtes en famille dans les autres villes du pays.
Et effectivement, en arrivant à Armenia, la ville a un autre visage que 3 semaines auparavant...Le calme et la tranquilité de cette capitale du café ont laissé la place à l'agitation et à la folie de noel. En général, quand on pense à la folie de noel, on pense surtout à la folie des jours précédant  ce moment de fête où tout le monde se rue dans les magasins pour acheter les cadeaux de dernière minute...C'est également le cas ici mais, noel en Colombie c'est tout de même beaucoup plus que ça... 

Ici, tout commence fin novembre ou les lumières de l'alumbrado illuminent les villes du pays. Mais attention, je ne vous parle pas de vagues illuminations comme on en a n'importe où mais de véritables créations artistiques différentes partout et en générale assez reussies. Colibris, carosses, sirènes, papillons, bateaux...tout un univers fantastique est représenté dans une avalanche de formes et de couleurs!

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Tout le monde se réunit à la tombée de la nuit sur ces places illuminées pour y écouter les fameux conteros, se ballader en dégustant un bueñuelo (pâte frite au fromage) ou juste profiter du spectacle. Dans certaines villes comme Medellin, certains espaces sont même aménagés spécialement pour l'occasion. Ainsi, une immense rue longeant le rio negro devient un lieu où toute la ville vient se promener en décembre pour profiter des magnifiques illuminations et de l'atmosphère de fête qui y règne. 

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Partout, et même dans les villes de la côte au climat tropical, les arbres de noel sont présents sans oublier les immanquables pecebres (creches)... Et mis à part jingle bells qu'il est parfois étrange d'écouter par 35 degrés à l'ombre, les colombiens adorent chanter les cantiques (villancico). Ainsi, pendant les 9 nuits précédant noel, petits et grands se réunissent entre voisins pour chanter, manger, partager un bon moment ensemble. Encore une fois, c'est pour moi, une énième opportunité d'être témoin de cette fameuse joie de vivre, cette fabuleuse énergie à faire de chaque jour une fête et cette solidarité sans faille entre les différents membres de la communauté.

Cette période de l'année n'a néanmoins pas que des aspects positifs...Ainsi,à Cali, je recois un jour un tract encourageant les gens à ne rien donner aux pauvres qui viennent mendier dans les rues et surtout jamais aux enfants...la raison est simple; avec les fêtes arrivent dans les centres villes des centaines voire milliers de reclus, familles pauvres des banlieues et quartiers pauvres des grandes villes dans l'unique but de mendier. Ce sont parfois des gens qui ont les moyens de vivre mais qui pour arrondir leur fin de mois se mettent à utiliser le moyen des plus necessiteux...Ainsi, les enfants sont envoyés dans les rues et l'argent qui revient dans la poche des parents ne sera pas toujours utilisé a bon escient...Pire, j'entends même que certaines femmes louent des bébés à l'heure afin de mendier plus efficacement... C'est assez triste...

Bref, nous sommes le 24 décembre, c'est la nochebuena que nous nous apprêtons à célébrer chez une des tantes de Karen qui habite également à Arménia. En chemin, nous sommes témoin d'un fait bien triste pour un 24 décembre... Nous sommes dans la voiture qu'Arturo, le cousin de Karen conduit. Je suis à l'arrière de la voiture à regarder les gens dans les rues régler derniers achats et préparatifs quand je vois soudain, et du coin de l'oeil, une masse sombre arriver à pleine vitesse du trottoir d'en face...La masse se dirige vers nous, j'en suis conscient mais à peine ai-je le temps de réaliser qu'il s'agit d'un groupe de 5 chevaux au galop, que nous avons déjà passé le rond point où ces derniers arrivent...sans prévenir....
Malheureusement, le motard derrière nous n'aura pas cette chance et c'est totalement impuissant que je vois l'inévitable arriver : le motard en essayant d'éviter ces chevaux "fous" s'effondre dans un vacarme assourdissant sur la chaussée... Lorsqu'on fait marche arrière pour voir si l'on peut faire quelque chose (Karen est en dernière année de médecine), les pompiers sont dejà là...mais l'homme est toujours inerte, sur la chaussée... Les larmes aux yeux, nous nous en allons mais je n'arrive toujours pas à croire que dans cette ville de 350 000 habitants, des chevaux peuvent arriver à toute vitesse sur des routes du centre ville... C'est aussi ça la Colombie...

Enfin, nous voilà chez la tante...J'ai oublié de vous présenter à la famille de mon hôte. Ce sera d'ailleurs plutot difficile car il y aura en tout une cinquantaine de personnes ce soir-là !!! Oui...de toute la Colombie viendront les quelques 30 cousins (en fait surtout des cousines...) de Karen en rajoutant à cela les oncles, les tantes et les grands- parents!!! Dans un brouhaha pas possible, les gens se retrouvent avec joie, dansent des airs de merengue et boivent sans trop de mesure l'inévitable aguardiente...
Bref, un noel à la colombienne!!! Pour moi qui était habitué aux noels les plus tranquiles du monde avec ma soeur, ma mère et mon père...quel choc!!! 
A minuit, c'est le moment tant attendu!!! L'ouverture des cadeaux du niño dios... Et là, nous sommes partis pour une heure pour déballer un par un les quelques cent cadeaux au pied du sapin... Le principe est en effet que chacun fasse un cadeau à chacun...50 cousins qui font chacun un cadeau à chacun, pas la peine d'avoir fait polytechnique pour comprendre que cela va prendre un moment... Un des oncles de Karen, qui n'a visiblement aucun mal à "chauffer la salle" joue le rôle du speaker en dévoilant à haute voix l'identité de celui qui recoit et de celui qui a fait le cadeau... Tout ça sous l'applaudissement de son auditoire pour chaque regalo...heureusement que les voisins font de même !!! 



Puis la fête reprend son comble et ce n'est qu'après de nombreuses bouteilles d'aguardiente que la fatigue commencera à se faire sentir...

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Le lendemain, c'est Navidad (noel)... ou plutot une remise en forme après la soirée de la veille... Le matin, tout le monde revient chez la tante pour un bon petit déjeuner et ensuite, direction una finca que la famille a loué pour l'occasion... La finca se trouve à une heure de route, en pleine campagne d'el eje cafetero...aux milieux d'une végétation luxuriante, des nombreux caféiers sans oublier ces immenses forêts de guaduas (bambou local) qui nous entourent... 
Au milieu de tout ça, il y a une piscine, des hamacs et una parrilla de lechona (cochon farçi)... et il fait une chaleur telle que je l'échangerais presque pour mon froid habituel!
Au milieu de l'après midi, après avoir bien déjeuné et récupéré de la veille, une partie improvisée de water polo s'organise! Tout le monde finit par se retrouver dans la piscine...des plus petits aux plus grands! Et bien sur, toutes les règles pour prendre la balle à l'adversaire sont permises...Ainsi, dès que vous recevez la balle, mieux vaut ne pas la garder trop longtemps car vous vous retrouvez vite noyé par une demi douzaine de personnes!! Et le meilleur marqueur dans tout ça?? sans aucun doute le grand père de 75 ans qui fait un tabac!! J'en suis dégouté...

En début de soirée, des feux d'artifice sont tirés mais je m'éloigne assez vite de la zone de tir car cela part dans tous les sens et je n'ai pas vraiment envi de me prendre une fusée en pleine face...d'autant plus que chaque année des dizaines d'accidents mortels se produisent dans tout le pays...
Ce soir la, tout le monde s'endormira très rapidement avant de recommencer à se préparer en vue des festivités du nouvel an...mais c'est une autre histoire!!!




Christmas in Colombia
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After the time spent in Bogota, I’m on my way again towards more “calientes” (warmer) lands. Heading for Armenia where Karen has invited me to spend Christmas with her family. At the bus terminal of Bogota, it’s complete havoc; all the buses are full; fortunately Diego had warned me beforehand and I have already bought my ticket…Indeed many Colombians living in Bogota  leave town at that period to spend the Christmas holidays with their family in other cities of the country. And effectively, on arriving in Armenia, the city is completely different from 3 weeks ago…. The calm and quietness of the coffee capital have been replaced by the bustle and madness of Christmas. Generally, when one thinks of the madness of Christmas, one usually thinks of the preceding days when everybody is rushing to the shops buying last minute presents…It’s also the case here but Christmas in Colombia is nonetheless much more than that…
 
Here, everything starts end of November when the lights of the “alumbrado” illuminate the cities of the country. But pay attention, I’m not talking about the typical kind of illumination you can see anywhere but of real artistic creations, different in each city and usually quite spectacular. Hummingbirds, coaches, mermaids, butterflies, boats…a complete fantasy world is represented in this avalanche of forms and colours.
 
Everybody gets together at nightfall on illuminated plazas to listen to the famous “conteros”, take a walk while savouring a “buenuelo” (fried pastry with cheese) or just enjoy the spectacle. In some towns like Medellin, some streets are specially converted for the occasion. Thus, an extremely long street running along the Rio Negro becomes the place where the whole town comes to take a stroll in December, enjoying the beautiful illuminations and the festive atmosphere.
 
Everywhere, even in the tropical coastal towns, you will find Christmas trees, without forgetting the inevitable pecebres (Christmas crèches)… And apart from Jingle Bells, which seems rather strange to listen to when it’s 35° Celsius in the shade, the Colombians love to sing hymns (villancico). Thus, during the 9 nights before Christmas, neighbours, children and adults, get together to sing, eat, share a good time together. Once more, it is for me another opportunity to witness this famous “joie de vivre”, this fabulous energy in making out of each day an occasion to celebrate and this unfailing solidarity between the different members of the community.
 
Nevertheless, this time of the year has not only got positive aspects. Indeed, while I’m in Cali, I one day receive a leaflet advising people not to give anything to the poor who come begging in the streets ,and above all, never to children… The reason is simple : during the Christmas holiday season, hundreds, even thousand of poor families from the suburbs and the poor areas of the big cities flood the centre of the cities to beg. It happens sometimes that people who are not so poor use this way to make a little more money…Thus, the children are sent in the streets and the money which ends in their parents’ pockets is not always used in proper fashion…. Even worse, I am told that certain women hire babies by the hour in order to beg more efficiently… It’s rather sad.
 
So, it’s the 24th of December, we are going to celebrate the “nochebuena” at one of Karen’s aunts who also lives in Armenia. On the way, we witness a really sad event for a Christmas eve. We’re in the car driven by Karen’s cousin Arturo. I’m sitting in the back, watching people in the street busy with their late shopping and preparation when I suddenly see from the corner of my eyes a dark mass coming at great speed from the direction of the pavement across the street… the mass is coming towards us, I am conscious of it but as soon as I realize it’s group of 5 galloping horses, we have already passed the roundabout where they are arriving…without any warning…
Unfortunately, the man on the motorcycle behind us won’t have our luck and, completely helpless, I watch the inevitable happening: in trying to avoid the “crazy” horses, the man falls with a terrific noise. By the time we reverse the car to see whether we can be of any help (Karen is in her last year of medicine), the man is already taken care of… but he is totally lifeless lying on the road…We drive away with tears in our eyes but I can’t really come to believe that in this town of 350 000 inhabitants, horses can suddenly appear at high speed on the streets of downtown…. This also is Colombia…
 
At last, we arrive at the aunt’s house… I forgot to introduce you to the family of my hostess. It will indeed be rather difficult as there are about 50 people this evening!!! Yes… Karen’s 30 odd cousins (mainly girls in fact…) plus uncles, aunts and grand-parents have come from all over Colombia. In an indescribable hubbub, they are all happy to meet again, to dance on Merengue music and drink without measure the inevitable “aguardiente”…
In short, a Colombian Christmas!!!  For me, used to the quietest Christmases in the world with my sister, mother and father… what a shock!!! Midnight is the moment everybody is waiting for!!! The opening of the “nino dios” presents…. And then, we are off to open one by one the one hundred or so presents at the foot of the Christmas tree…indeed the rule is  that each one offers a present to all the others…50 cousins offering a present to each other, no need to have been to MIT to understand that it’s going to take quite a while. One of Karen’s uncles, who visibly has no problem in warming up the audience, plays the part of the entertainer revealing aloud the identity of the person receiving the present and that of the giver… All this with the applause of the audience for each “regalo”…It’s a good thing the neighbours are doing the same!!!
Then the party starts swinging again at full height and, only after many bottles of Aguardiante, will tiredness eventually come over.
 
The next morning is Navidad (Christmas)….or rather getting back in shape after the party of the night before….In the morning, everybody is back at the aunt’s house for a hearty breakfast and then it’s off towards the “finca” (hacienda) that the family has rented for the occasion…The finca is about an hour away, right in the el eje cafetero country…in the middle of lush vegetation, coffee trees, not to forget the huge forests of “guaduas” (local bamboo trees) which surround us.
In the midst of all this, a swimming pool, hammocks and “une parrilla de lechona” (stuffed pig)….and the heat is such that I’m about ready to exchange it for my usual cold….
In the middle of the afternoon, after having had a good lunch and recovered from the night before, an improvised game of water-polo is organized! Everybody ends up in the pool… from the youngest to the oldest! And of course, all rules are permitted to get the ball away from the opponent… thus, as soon as you’ve got the ball, better not  keep it too long unless you want to find yourself drowned underneath half a dozen other people!!! And who’s the best pointer in all this?? Without doubt the 75 years old grand-father who is proving to be a hit!!!! I’m discouraged….
 
In the beginning of the evening, there are fireworks but I move away rather quickly from the fire line as they’re sending them in all directions and I really don’t want to get hit by one…even more so as each year dozens of fatal accidents happen in the whole country…This evening, everyone will go to sleep very quickly before getting ready for the festivities of the new year…but this is another story!!!!
Par Emmanuel - Publié dans : Colombia
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Mardi 26 février 2008

Voilà, cela fait maintenant déjà plus de deux semaines que je suis rentré à Paris (pour ceux qui n'étaient pas encore au courant et qui pensaient peut-être que je n'allais jamais revenir dans notre bonne vieille France). 
Alors bien entendu, je pourrais vous dire à quel point c'est étrange d'être ici après 10 mois dans un monde, dans des mondes totalement différents mais je préfère remettre ça à plus tard en revenant tout d'abord à la fin des aventures...d'autant plus que mon dernier article remonte à il y a (déjà) plus d'un mois...d'où encore pas mal de choses à raconter...

Donc, replaçons-nous un peu dans le contexte...C'est la mi-décembre...et j'arrive à Bogota venant du nord du pays ou il faisait jusqu'ici chaud voire très chaud... A l'arrivée dans cette mégalopole de 8 millions d'habitants, le choc est là!! Déjà, il tombe sans arrêt des trombes d'eau (ce qui inonde presque immédiatement toutes les chaussées), la ville me semble grise à en pleurer et, en plus, il fait beaucoup plus froid (2600m obligent) que dans les autres villes que j'avais visitées auparavant...Du coup, j'ai comme un aperçu d'un mois de décembre d'une autre ville beaucoup plus familière que je ne citerai pas...
Bref, à première vue, je ne suis pas franchement emballé... en plus, je m'y suis pris un peu  tard dans l'envoi de mes mails à des personnes d'hospitality club, du coup, personne ne peut m'héberger...et tous les hôtels bon marchés, auberges de jeunesse sont complets (la période précédant noël attirant des masses de Colombiens de tout le pays pour faire du tourisme et shopping dans la capitale)...donc mes premières nuits, en plus d'être assez froides (oui, c'est peut-être le fait d'être revenu qui me fait dire ça, mais même à 2600m d'altitude et comme dans n'importe où en Amérique du Sud, oubliez le chauffage...) seront assez coûteuses. 

En me balladant les premiers jours, je comprends effectivement pourquoi les Colombiens disent que Bogota et les Rolos (de Bogota) sont réputés pour être plus froids, plus stressés, plus distants comparés au reste de la population...Personne ne se met à vous parler pour vous demander d'où vous venez, ce que vous faites, etc...dans un des bus du fameux transmilenio (système "ultramoderne" de bus de la ville qui a failli me rendre fou le premier soir où je l'ai utilisé), pas de musique à chaque coin de rue, et une circulation infernale en prime qui ne désemplit que tard dans la nuit... Comme n'importe quelle capitale, malgré ses spécificitées, Bogota, reste beaucoup plus cosmopolite et internationale que les autres villes.

Mais, après deux jours passés un peu en solitaire à pester contre la capitale de ce pays qui m'avait jusqu'ici tellement enchanté, je finis par faire des rencontres intéressantes. Tout d'abord, Nohora, cette Cartagenera faisant ses études de littérature médiévale au sein de la meilleure université publique de Colombie : la Universidad Nacional. Passionnée, elle est également passionnante à écouter même si je dois admettre que, mis à part François Villon ou Umberto Eco, je ne peux que très peu alimenter le débat quand elle me parle de ses lectures...Ensemble, nous en profitons pour visiter le très beau village colonial de Zipaquira où se situe l'extraordinaire cathédrale de sel construite au sein même de la mine de sel... 

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Le lendemain, alors que nous déjeunons dans un petit restaurant d'arépas (pain de maïs garni de jambon, fromage, oeuf etc...), nous rencontrons un nouveau "personnage"... Mauricio...architecte, d'une quarantaine d'années faisant toutefois beaucoup plus jeune avec son survêtement aux couleurs de Liverpool, je le prends d'abord pour le gérant du restaurant. Mais, après avoir pris notre commande, il nous apprend qu'il n'est en fait là que pour rendre service a la "vraie" propriétaire du lieu, amie de longue date... Et, pendant 4 heures, se met à nous raconter une histoire passionnante, un peu invraisemblable parfois, totalement farfelue la plupart du temps...sa vie! ou plutot des bribes...
Alors entre l'histoire d'une voisine, ancienne responsable financière des FARC travaillant aujourd'hui avec la DEA (drug enforcement administration) qui lui aurait révélé un peu accidentellement où serait cachée en pleine jungle une mallette remplie des millions de dollars de la vente de la drogue servant à financer les guerrilleros...ou son emprisonnement (vacances selon lui) suite à une erreur judiciaire dans une prison dorée (avec piscine etc..) où tout s'achète et d'où il aurait monté avec un collègue tôlard italien un business de hamacs revendus à plusieurs clubs de série A...nous sommes servis! ce n'est plus un petit restaurant mais un véritable café théatre...

Enfin...je finis par rentrer en contact par Hospitality avec Diego, qui me propose très gentiment de m'héberger le temps qui me reste à Bogota. Encore une fois, c'est un accueil de luxe auquel j'ai droit! Diego, d'environ 28 ans, est un jeune cadre (super dynamique) travaillant dans une boite de pub. C'est la dernière semaine avant les vacances de noël et le budget pour 2008 de son entreprise est à boucler pendant les jours où je suis là d'où des journées remplies de réunions à n'en plus finir pour lui...Malgré cela, on sortira presque tous les jours à la découverte de cette capitale finalement beaucoup plus intéressante que ce que ma première impression m'avait laissée. Entre son magnifique coeur historique, sa vie culturelle, ses nombreux musées, ses universités (les plus prestigieuses en Colombie), son Montserrate d'où on s'aperçoit à quel point la ville est gigantesque et enfin tous les jeux de lumières des périodes de fête, Bogota est loin de ne pas avoir d'atouts... Mais comme je l'ai déjà dit plus haut, et comme c'est bien souvent le cas dans une capitale, Bogota reste très différente du reste du pays... jusqu'à la musique diffusée sur les radios ou dans les bars ou discothèques, beaucoup plus américaine ou européenne. 

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Du haut du Montserrate...

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De l'autre côté, c'est sympa également...
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L'artère commerciale

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Avec Diégo

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Avec tout le monde!!!

Bogota a beau être beaucoup plus à la mode "occidentale", il reste des choses pour lesquelles on sent qu'on est encore en Amérique du sud... Après près de 9 mois d'utilisation de mes baskets qui m'ont quand même permis d'arriver jusqu'ici en subissant la pluie, la boue, le vent, la neige, le sable...elles ne ressemblent vraiment plus à rien comme vous pouvez le voir sur la photo... J'ai même depuis plusieurs semaines vraiment très honte à chaque fois que je sors...Mais j'ai une bonne excuse qui est en même temps un sacré handicap quand on habite dans cette partie du monde...je fais du 45...non il n'y a pas de discrimination envers les personnes faisant du 45 mais c'est surtout totalement IMPOSSIBLE de trouver chaussure à son pied... les pointures s'arrêtant en générale à 43 ici... Bref, je me force tout de même toute une après midi à aller à la recherche du graal en me rendant dans LE quartier de Bogota où il y a le plus d'offres avec toutes les grandes marques que l'on retrouve partout... Après 2 heures de recherche, je finirai par trouver un modèle à ma taille...et après le double de temps, une paire mettable (en tout, la 4ème paire en 45...)

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Bon, oui...C'est un peu la honte....



Bogota, que frio !!!! (how cold!!!)
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There, I’ve already been back in Paris for more than two weeks (for those who didn’t yet know and were maybe thinking that I would never come back to good old France).
Well, of course, I could tell you how strange it is to be here after 10 months in another world, in totally different worlds, but I’d rather put it off till later and, first of all, come back to the end of my adventures….all the more so as my last article dates back to (already) more than a month…and there is quite a lot to relate…
 
So, let’s get back to the context… It’s mid-December… and I’ve just arrived in Bogota coming from the North of the country where, up till now, it was hot, indeed very hot… On arrival in this megalopolis of 8 millions inhabitants, what a shock !! First, it’s poring non stop (which floods all the streets quite immediately), the city seems to me desperately grey and, moreover, it’s much colder (2600 meters high) than in the other cities I previously visited. Thus, I get a sort of  glimpse of a December month in another much more familiar city which I will not mention… Anyway, at first, I’m not really thrilled…plus, as I was late in emailing hospitality club contacts,  nobody can put me up… all the cheap hotels and youth hostels are full up (the period preceding Christmas attracts to the capital masses of Colombians from all over the country for tourism and shopping)… so my first nights, on top of being cold (yes, it’s maybe the fact of being back that makes me say this but even at 2600 meters high and like everywhere else in South America, forget the heating…), will be quite expensive.
 
On the first days, walking around, I indeed understand why the Colombians say that Bogota and the “Rolos”(from Bogota) have the reputation of being colder, more stressed, more distant as compared to the rest of the population.. Nobody starts talking to you, asking where you come from, what you do, etc…in one of the famous “transmilenio” buses (“ultramodern” bus system which nearly drove me crazy  the first evening I took it), no music on each street corner, plus a hellish traffic which only starts dying down late at night…   Like all capitals, Bogota, in spite of its specificities, is much more cosmopolitan and international than any other cities.
 
But, after two rather lonely days spent grumbling against the capital of this country which had enchanted me so much until then, I end up making interesting encounters. First of all, Nohora, a “Cartagenera”,  studying medieval literature at the best public university of Colombia: La Universidad Nacional.   Enthusiastic, she is also fascinating to listen to, even though I must admit that apart from François Villon and Umberto Eco, I can very little participate to the conversation when she tells me about her readings…Together, we will visit the very beautiful colonial village of Zipaquira where you can find an extraordinary salt cathedral built right inside a salt mine…
 
The next morning, as we are having lunch in a little restaurant, eating “arepas” (corn bread with cheese, ham, egg, etc), we meet a new “character”…Mauricio…architect, forty something but looking much younger in his track suit displaying the colours of  Liverpool’s football club. At first, I mistake him for the restaurant’s manager. But, after having taken our order, he tells us that in fact he is only here to help the “real” owner of the place, a long time woman friend of his. And, during four hours, he will tell us the fascinating, sometimes a bit incredible,  most of the time completely crazy story…. of his life! Or rather, bribes… So,  between the story of a woman neighbour, formerly in charge of the FARC’s finances, working now with the DEA (US Drug Enforcement Administration) who quite accidentally disclosed where a briefcase full of millions of dollars of drug money for the guerrilleros was hidden in the jungle… or his imprisonment (holidays, according to him) following a miscarriage of justice in a golden prison (with swimming-pool, etc…) where everything could be bought and where, he says, he set up a hammock business with an Italian prison mate, selling those to several football clubs… We are lucky ! It’s not just a little restaurant anymore but a real one man show….
 
At last… I end up, through Hospitality club, meeting Diego who very kindly offers to put me up for the rest of my stay in Bogota. Once more, I’m given a most fantastic welcome ! Diego, who is about 28, is a young (and super dynamic) executive working for an advertising agency. It’s the last week before the Christmas holidays and the budget of their firm for 2008 has to be balanced during the time I’m here, which means days and days of endless meetings for him... Yet, we will go out nearly every day discovering this capital finally much more interesting than the impression I’d got at first. Between it’s lovely historical centre, its cultural life, its numerous museums, its universities (the most prestigious in Colombia), its Montserrate from where you realize how enormous the town is and lastly all its Christmas illuminations, Bogota is far from having no assets…But, as I’ve already said it above, and as it’s often the case for a capital, Bogota is quite different from the rest of the country… up to the music on the radios or in the bars and discotheques, which is much more American or European.
 
Even though Bogota is much more “occidental”, there are things which make you feel you are still in South America… After nine months of heavy use, my shoes, which nevertheless got me here through rain, mud, wind, snow, sand… don’t bear any resemblance to anything as you can see on the photo… I’ve been even rather ashamed for the past few weeks each time I went out… But I have a very good excuse, which  at the same time is a great handicap when you live in this part of the world…I take a size 45… no, there is no discrimination against people taking a size 45 but it’s just that it’s totally IMPOSSIBLE to find, sizes here usually stop at 43…   So, I force myself to spend a whole afternoon to go in quest of the “grail” by going to THE area in Bogota where you can find the biggest choice with all the brands you find everywhere. After searching for 2 hours, I will end up by finding one pair in my size… and after double the time, a decent one (all in all, the 4th pair in size 45).
 
 
Par Emmanuel - Publié dans : Colombia
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Lundi 14 janvier 2008

iBon là changement de decor par rapport a l'article precedent, il est 3h du matin, je suis dans le terminal de bus de Bogota...et je prends mon avion dans 4 heures pour...Cuba.... 
Donc, oui, je suis tres en retard en sachant que le dernier article ne fait que remonter a la fin du mois de novembre....
Je vais donc essayer d'aller un peu plus vite ce coup ci...

Donc, fin novembre, pendant que tout le monde se prepare a feter noel ici et la, je continue ma route vers le sud : les 2 prochaines villes, Pereira et Armenia font partie d'El Eje Cafetero... soit la region de Colombie d'ou vient le fameux cafe...

Encore une fois, les paysages de vallees ou se melangent bananiers, palmiers et arboles de cafe rendent le decor somptueux... D'autant plus que la vegetation est plus luxuriante que jamais!
Chaque trajet en bus entre deux villes est un veritable plaisir des yeux!!!

Les villes, elles ne sont pas aussi interessantes que Medellin mais les personnes chez qui je resterai a Pereira et a Armenia sont en revanche plus sympas que jamais!!! 

A Pereira, ville avant tout commerçante, dont l'essentiel de la vie se passe dans le centre commercial principal, je resterai quelques jours chez  la famille de Juan David (appelez le J soit Jota en espagnol). Ce sympathique ingenieur environnemental, qui aura la gentillesse de venir me chercher jusqu au terminal de bus, vit chez sa tante avec sa soeur ainee Diana (appelez la flaca soit mince)...Oui, petit detail, mais en Colombie il est tres tres rare de voir des etudiants quitter le domicile parental ou familial...On ne devient independant que le jour ou l'on est capable de s'assumer completement, o sea, le jour ou l'on a un travail... 

Bref, les parents de Jota sont partis vivre aux Etats-Unis il y a 7 ans pour le pere, et 5 ans pour la mere...dans le but de financer les etudes des enfants... En sachant que la mere qui n'avait qu'un visa temporaire ne peut plus rentrer en Colombie sous peine de ne plus pouvoir repartir aux Etats-Unis... N'ayant pas vu ses enfants depuis 5 ans, elle les appelle cependant chaque jour... Je ne peux m'empecher d'etre emu lorsque a mon arrivee, le premier jour, elle souhaite me parler pour me demander si tout va bien, me poser des questions sur mon voyage, etc... 

Je passerai un weekend formidable avec Jota, sa famille et ses amis... ce dernier m'apprend que le centre de Pereira etait encore il y a quelques annees tres dangereux...mais que, depuis que le nouveau maire, proche d'Uribe, a ete elu en 2002, tout va beaucoup mieux... Recette miracle??? Non, il semblerait que tous les delinquants et criminels aient ete tout simplement liquides par des milices paramilitaires embauchees par la mairie... Et du jour au lendemain, vous obtenez le centre ville le plus sur qui soit... et, bien sur, personne ne pose de questions...qui pourrait se plaindre???
  

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Vue de Pereira de chez Jota View of Pereira from Jota's place

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Moi avec Diana et Jota devant la traditionelle creche presente partout... Me with Diana and Jota in front of the omnipresent traditional creche


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Avec Jota, son pote Plaga (comme une plaie...) et 2 charmantes pereiranas... With Jota, his pall Plaga (as in plague) and 2 charming pereiranas

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La Pechochula...personnalite incontournable de Pereira La Pechochula...incontrovertible well known figure of Pereira

Je continue ma route vers Armenia qui n'est qu'a une heure de Pereira. J'en profite au passage pour mentionner que si le climat est toujours tres agreable par les temperatures printanieres qui y regnent comme a Medellin, la pluie entre egalement dans l'equation qui rend un peu l'eje cafetero comme une Bretagne version tropicale... Bref, il pleut toutes les 2 heures a Armenia donc meme quand il fait soleil avec ciel bleu sans nuage, prevoir un parapluie...

Une fois encore, je suis supris de decouvrir une ville, un univers totalement different de toutes les autres villes ou j'etais auparavant... C'est egalement la magie de la Colombie; des villes totalement differentes, de l'accent a la gastronomie en passant par la musique, le folklore local, le climat, la population et jusqu a l'atmosphere generale...
Ainsi, Armenia, capitale du Quindio, province la plus petite de Colombie est la ville la plus tranquille qu'il m'ait ete donne de voir (un pueblito de 300 000 habitants)...ce qui tranche radicalement avec la folie de Cartagena ou l'agitation de Medellin... 
Quand j'arrive un mercredi soir, rien, personne dans les rues...j'ai du mal a me croire en Colombie...
Je resterai chez Karen et sa cousine Nathalia avec qui je passerai 3 jours formidables!
Avec Karen, etudiante en 6eme annee de medecine, je m'entends tres vite super bien... En dehors du fait que la plupart des gens nous demande si nous sommes frere et soeur (ce a quoi je finirai pas repondre que oui...et qui lui vaudra son surnom d'hermanita), elle me parait beaucoup plus espagnole ou meme francaise que colombienne.... Fan de Miro, des Pink Floyd et de casse tete chinois (non il n'y a pas de point de commun a trouver!)...elle est craquante!!! 
A noter que pour obtenir un bon de 50 000 pesos dans un restaurant de la ville, les filles me feront conduire une Nissan Sentra 2.0 que je suis cense acheter un de ces jours...  Ca fait longtemps que je n'ai plus aucune idee du prix des voitures (en fait, je ne crois pas avoir jamais ete au courant) mais 40  millions de pesos o sea, moins de 15 000 euros, ca ne me parait pas si cher, non? 

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Nathalia, moi et Karen

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El jardin botanico de Armenia

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Avec les filles a Salento With the girls at Salento

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El mariposario The butterfly house

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Si ca n'est pas mignon... Isn't it cute ?

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Avec un groupe folklorique a Armenia (oui bon, karen m a un peu aide pour etre bien place...) With a folkloric group in Armenia (ok, I got some help from Karen to be nicely surrounded...)

Les photos qui suivent n ont rien a voir avec un carnaval mais une reconstitution historique de l'arrivee du cafe en Colombie dans laquelle j'ai pris part... A vous de deviner!!
The following photos have nothing to do with a carnival but are a historical reconstitution of the arrival of coffee in Columbia, in wich I took part...I'll let you guess !!!

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COLOMBIA, QUE CHIMBA !!!!! PEREIRA Y ARMENIA
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Well, change of scene as compared with my last article. It’s 3 a.m., I’m in Bogota’s bus terminal… and I’m taking a plane in 4 hours for ….Cuba…
Yes, I’m very much behind on my articles knowing that the last one “only” dates back to end of November…
Thus I will try to be quicker this time…
 
So, end of November, while everyone here is getting ready to celebrate Christmas, I continue my journey towards the South : the next two cities, Pereira and Armenia, are part of El Eje Cafetero… namely the region in Colombia where the famous coffee comes from.
 
Once more, the scenery of the valleys where banana trees, palm trees and “arboles de cafe” mingle, is splendid. All the more so as the vegetation is more luxuriant than ever!
Every bus journey between two cities is breathtaking!!!!
 
The cities are not as interesting as Medellin but the people with whom I will stay in Pereira and Armenia are on the other hand cooler than ever!!!!
 
In Pereira, which is mainly a trading town, whose activity is essentially concentrated in the main commercial centre, I will stay a few days with Juan David’s family (call him J i.e. Jota in Spanish). This friendly environmental engineer, who will kindly come and pick me up at the bus terminal, lives at his aunt’s place with his elder sister, Diana (call her “flaca” i.e. thin)…
Yes, and by the way, it is very rare in Colombia for students to leave their parents’ home… You only become independent when you can take financial responsibility for yourself, when you have a job…
 
In short, Jota’s parents went to live in the USA, 7 years ago for the father and 5 for the mother…, with the object of financing their children’s studies… The mother, who only has a temporary visa, cannot come back to Colombia under the threat of not being able to enter  the States again…As she hasn’t seen her children for 5 years, she calls them everyday… I can’t help feeling touched when upon my arrival, the very first day, she wishes to talk to me to know if everything is all right, to ask me questions about my journey, etc…
 
I will spend a fantastic week-end with Jota, his family and his friends…They tell me that only a few years ago the centre of Pereira was very dangerous… but that, since the new mayor, who is close to Uribe, was elected in 2002, the situation is much better… Miracle formula???
No, it would just seem that all delinquents and criminals have simply been eliminated by the paramilitary militias hired by the town hall…. And this is how, overnight, you get the safest city centre…..and, of course, nobody asks any questions…who could complain???
 
I continue my journey towards Armenia, only an hour away from Pereira. Incidentally, I would like to mention that, although the climate is still very pleasant with spring temperatures as in Medellin, rain is also part of the equation, which in a way makes the Eje Cafetero a tropical version of Brittany… Anyway, it rains every 2 hours in Armenia so even when the sun is shining in a cloudless blue sky, allow for an umbrella.
 
Once again, I am surprised to discover a city, a universe totally different from all the other cities I have previously visited. This too is the magic of Colombia; completely different cities, from the accent to the gastronomy, music, local folklore, climate, population and even  general atmosphere..
For example, Armenia, capital of the Quindio, the smallest province in Colombia, is the quietest city I’ve ever come across (a 300 000 inhabitant pueblito) which radically differs from the madness of Carthagena or the bustle of Medellin… When I arrive on a Wednesday evening, nothing, nobody in the streets… I can’t believe I’m in Colombia.
I will stay at Karen’s and her cousin Natalia with whom I will spend 3 fantastic days!
I immediately get on terrifically well with Karen, a sixth year medical student. Apart from the fact that most people ask us if we are brother and sister (to which I will finally end up saying yes…which will earn her the nickname “hermanita”, little sister), she seems to me much more Spanish or even French that Colombian… Fan of Miro, the Pink Floyds and Chinese puzzles (no, there is no common point to find!)… she’s so cool!!
To get a 50 000 pesos voucher in a restaurant of the city, the girls will make me drive a Nissan Sentra 2.0 that I am meant to buy one of these days…. It’s been quite a while since I had an idea about the price of cars (in fact, I don’t think I ever really any idea at all) but 40 million pesos, less than 15 000 €, doesn’t seem that expensive to me, no ?
 
Par Emmanuel - Publié dans : Colombia
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Dimanche 13 janvier 2008

Voila, une fois de plus, je me retrouve dans un bus a preparer mon article entre 2 villes, 2 points sur la grande carte du continent, 2 moments du voyage...
Alors, entre le morceau de merengue qui ferait danser les morts, le coucher de soleil jaune orange de la cote avec les cactus et la mer des Caraibes a perte de vue, et enfin Lina a mes cotes...difficile de demander plus!!!

Seulement voila, apres pres de deux mois et demi en Colombie, le sejour touche a sa fin et demain, je serai deja loin de ce paradis... L'occasion pour moi de revenir sur ces 2 mois incroyables!!!

Apres Carthagene, je me suis donc dirigé vers le sud... Premiere etape : Medellin. Apres 12 heures de bus eprouvantes dues au enieme passage des Andes, nous arrivons dans la deuxieme ville du pays. Medellin, ville de Pablo Escobar, de Fernando Botero et de la primavera eterna (printemps eternel). En effet, apres la chaleur etouffante de la cote, quel bonheur d'arriver dans cette ville ou la temperature ne descend jamais en dessous de 20 degres et ne depasse jamais les 30... Un petit paradis en somme, situe dans une vallee encaissee de la Cordillere des Andes. Medellin n'est cependant pas connue pour son attrait touristique mais plutot pour etre la fierte du pays et surtout de ses habitants : les paisas. Organisee, verte, modele en matiere de developpement d'urbanisme, elle est le berceau d'un tres grand nombre d'entreprises et la Mecque des entrepreneurs.... Les paisas ont en effet la reputation de pouvoir vendre n'importe quoi (mais sans le ceder a n'importe quel prix..) 
Ville culturelle et universitaire, elle, qui fut le siege d'une veritable guerre entre les milices du gouvernement et d'Escobar dans les annees 90, a egalement ses problemes...Elle affiche en effet les inegalites parmi les plus flagrantes en Colombie :  entre ses zones residentielles ultra securisees (chacune ayant piscine, sauna, terrain de tennis...), ses malls luxueux ou toutes les grandes marques ont pignon sur rue, tout ca dans un cadre depassant de loin les plus beaux centres commerciaux europeens ou encore son Parque Lleras ou toute la jeunesse doree s'affiche dans les restaurants et boites de nuit a la mode...tout cela contrastant singulierement avec les quartiers pauvres repousses aux extremites de la ville, veritables taudis ou la misere se reflete dans les precaires baraques en bois et tole construites les unes sur les autres...
J'ai vraiment l'impression de me repeter inlassablement apres 9 mois de voyage a travers le continent certainement le plus inegalitaire au monde mais difficile de ne pas mentionner cet aspect de la societe colombienne qui saute aux yeux dans chaque endroit, chaque ville ou je serai alle...

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Parque de las luces dans une ambiance assz futuriste...Parque de las luces in quite a futuristic ambience

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Une universite?? un musee d'art moderne?? non... Un centre commercial...A universiy ? a museum of modern art ? No... A commercial mall

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Raul, moi et Andres chez qui je resterai toute une semaine a Medellin Raul, me and Andres at whose place I will stay during a week


Le musee d'Antioquia et les fameuses sculptures du maitre...The museum of Antioquia and the famous sculptures of the master

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Ce qui est egalement surprenant a Medellin, c'est la campagne de publicite dans le metro aerien (seul metro dans tout le pays, exemple de la modernite de la ville... mais surtout ne demandez jamais comment il a ete finance... C'est un sujet qui fache...) contre l'anorexie, veritable fleau ici... Medellin, 3eme ville de la chirurgie esthetique au monde apres Rio et Sao Paulo, voue en effet un culte au corps assez hallucinant..mais cela surtout pour les jeunes femmes dont (selon moi et sans exagerer) environ un bon 80% se font refaire quelque chose... C'est bien dommage car elles sont pourtant loin d'etres moches...

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Ah...las paisas....


Enfin, comment ne pas parler des alentours de la ville ou beaucoup de paisas se rendent en fin de semaine dans leur fincas au fond de vallees toutes plus belles les unes que les autres entre deux chaines de montagnes... Pour avoir fui l'agitation epuisante de la ville une journee pour me rendre a Guatape, un pueblito paisa, typique de la region, je suis totalement conquis par les paysages...C'est absolument magnifique comme vous pourrez le constater...

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Les alentours de Medellin The surroundings of Medellin

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El peñol, gigantesque roche au mileu de nulle part... EL penol, a gigantic rock in the middle of nowhere


Mais j'oubliais le plus important comme d'hab... La gente!!!! bon autant vous dire que c'est une constante dans tout le pays mais c'est vrai que ca a commence a me frapper vraiment a Medellin... Les Colombiens sont incroyablement plus ouverts, plus chaleureux, plus decontractes que nous Europeens rigides et froids... La encore, je sens que je me repete mais impossible de ne pas en parler... A Medellin, et dans la plupart des villes en Colombie, vous pouvez vous faire des amis (et sans le chercher) tous les jours, c'est assez incroyable! Entre Wilson, ce chauffeur de taxi qui me donnera son numero de telephone pour aller se prendre une cervezita quand il m'en viendrait l'envie ou Carlos, ce gerant d'un cafe internet avec qui je sympathiserai au bout de 10 minutes et qui m'invitera tout un dimanche apres midi chez son beau frere pour un asado, je n'ai qu'un seul probleme a chaque fois...je n'ai malheureusement pas ce fameux don d'ubiquite qui permettrait de faire tout ce que je souhaiterais... Et le plus drole, c'est que chaque nouvelle rencontre amene d'autres rencontres et cela sans fin...Ma liste d'amis a medellin sera multipliee par 10 en une semaine...
A chaque nouvelle rencontre et pendant les deux mois et demi, c'est vraiment la meme chose, une curiosite, une amabilite qui me surprendront toujours et surtout ce souci de savoir quelle image a la Colombie a l'exterieur...cette crainte, cette tristesse de voir l'image de leur pays entachee par ce dont parlent constamment les medias, les films : la drogue, la guerrilla, la violence etc.... Que puis-je leur dire si ce n'est que nous Europeens avons toujours l'image de la Colombie d'il y a 5 ans quand il etait encore impossible de voyager comme je le fais actuellement a travers tout le pays...mais que je suis persuade que peu a peu l'image de ce pays fantastique va changer...






COLOMBIA, QUE CHIMBA ! MEDELLIN
 
Here I am once more in a bus,  busy writing my article in between 2 cities, 2 points on the great map of the continent, 2 moments of the journey…
So, between some merengue music which could even get the dead dancing, the yellow and orange sunset on the coast with the cactuses and the Carribean sea as far as the eye can see, and finally Lina by my side....difficult to ask for more!!!!
 
However, after about 2 months and a half in Colombia, my stay is nearing its end and tomorrow I will already be far away from this paradise.... This is the opportunity for me to go back on these 2 unbelievable months!!!!
 
So, after Carthagena, I headed South..... First stop: Medellin. After an exhausting 12 hour bus journey due to the nth passage of the Andes, we arrived in the second largest city of the country, Medellin, city of Pablo Escobar, Fernando Botero and the “primavera eterna” (eternal spring). Indeed, after the stifling heat of the coast, it is pure bliss to arrive in this city where the temperature never goes down below 20° Celsius and never goes up above 30° .... In short a true paradise, situated in a sunken valley of the Andean Cordillera, Medellin isn’t really well known for its touristic appeal but more for being the pride of the country and especially of its inhabitants : the “paisas”. Well organized, green, a model of urbanistic development, the city is home to numerous companies and the Mecca of businessmen... The Paisas have indeed the reputation of being able to sell just about anything (but not of giving it away at any price...)
 
The city, which is a cultural and university center, and was also the seat of a real war between the government militias and Escobar during the 90’s, also has problems... It displays the most blatant inequalities in Colombia : its top security residential areas (each with pool, sauna, tennis court...), its luxury malls where you can find all the well-known brands, all this in an environment such as the most beautiful European malls come far behind, or its “Parque Lleras” where all the golden youth meets in fashionable restaurants and clubs.... all this radically contrasting with its poor districts kept away at the limits of the city, real slums where grinding poverty shows in the precarious wooden and corrugated iron shacks built  one on top of the other....
I really have the impression of endlessly repeating myself after 9 months travelling through the continent with certainly the most disparities in the world but it’s difficult not to mention this aspect of  Colombian society which struck me in every place, every town I went...
 
What is also surprising in Medellin, is the advertising campaign in the elevated subway (the only subway in the country, an example of the city’s modernity.....but don’t ever ask how it was financed.....it’s a controversial subject....) against anorexia, a real calamity here.... Medellin, 3rd city for plastic surgery in the world after Rio and Sao Paulo, devotes an incredible cult to the body....and this above all for young women, a good 80% of whom (according to me and without exagerating) get something redone.....It’s such a pity as they are far from being ugly....
 
Finally, how can I not  mention the city’s surroundings where many Paisas go during the weekend  to their “fincas” at the bottom of valleys one more beautiful than the other in between two mountain ranges..... Having fled for a day the exhausting agitation of the city   to Guatape, “un pueblito Paisa”, typical of the region, I am totally smitten with the scenery....It’s absolutely magnificent as you will be able to note.
 
But, as usual, I was forgetting the most important ...”La gente”!!!! well I might as well tell you that it’s a permanent feature in this country but it’s true that it really began to strike me in Medellin...Colombians are incredibly more open, more warm-hearted, more relaxed than us, cold and rigid Europeans....There again, I feel that I’m repeating myself but impossible not to mention it.... In Medellin, and in most  Colombian cities, you can make friends (without even trying) every day, it’s really quite incredible! Between Wilson, a taxi driver who gave me his telephone number to call him when I fancied going to drink a “cervezita”, and Carlos, manager of an internet café, with whom I immediately hit it off and who invited me a whole Sunday afternoon at his brother in law’s for an “asado”, each time my only problem was.....that unfortunately I didn’t have the famous gift of ubiquity which would have allowed me to do everything I wanted..... And the most amazing is that each new encounter brings along other new encounters and this has no end... My list of friends in Medellin will multiply itself by ten in a week’s time...
 
At each new encounter, and this during two months and a half, it’s always the same thing, an interest, a kindliness which always surprises me and above all this concern about Colombia’s image abroad..... this fear, this sadness of seeing their country’s image tarnished  by what the medias, the films talk about constantly : drug, guerrilla, violence, etc... What can I tell them apart from the fact that we, Europeans, still have in mind the image of the Colombia of 5 years ago when it was still impossible to travel as I have been across the entire country…. but that I’m quite certain the image of this fantastic country is slowly but surely going to change…
 
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Par Emmanuel - Publié dans : Colombia
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Mardi 1 janvier 2008
En ce 2 janvier 2008, je vous souhaite a tous une tres heureuse nouvelle annee en esperant que tous vos voeux se realiseront… J en profite egalement pour prendre de bonnes resolutions en ecrivant mon premier article de l’annee… après tant de temps sans donner de nouvelles, certains se sont peut etre dits que j’avais ete enleve par la guerrilla ou encore que fatigue d’ecrire mes articles de blog, j’aurais choisi la facilite en rejoignant un groupe paramilitaire… Loin de la comme vous allez pouvoir le constater!
 
Donc en premier lieu, je voulais vous dire que je vais bien, ensuite que je suis encore en Colombie ou j’ai passe Noel et le nouvel an et enfin que je suis veritablement tombe amoureux de ce pays…
 
Si je n’ai pas ecrit d’articles depuis si longtemps, c’est non seulement parce que je n’ai pas eu, depuis 2 mois et jusqu’a aujourd’hui plus de 20 minutes de libre (pire que mon stage en fusac…) mais aussi parce que pour la premiere fois, je ne sais vraiment pas par quoi commencer tellement ces 2 mois ont ete riches…
 
Le mieux serait peut etre de revenir deux mois en arriere quand j arrive a Carthagena (situe sur la cote caraibe)…Donc, lorsque j’arrive a Cartagena debut novembre, la ville est en pleine effervescence, j'arrive en pleines fetes de novembre (oui, on dit qu'en Colombie, il y aurait chaque jour de l'annee dans un endroit du pays au moins une celebration..). Les fetes de novembre s'achevent chaque annee par le couronnement de la Miss Colombia... Autant vous dire que je fus etonne plus d'une fois par les analyses sans fin des commentateurs de radio et de television qui pour chaque miss, pourraient ecrire une dizaine de romans...

Bref, lorsque j'arrive le premier soir des festivites, Guido, l'ami d'hospitality club que j'ai contacte quelques jours auparavant vient me chercher... A peine debarasse de mes 15 kg de mochilas dans l'hotel de sa mere ou je passerai les 10 jours suivants que je me retrouve la ou la fete bat son plein!! Non pas dans le centre historique que tous les touristes connaissent et ou rien ne se passera pendant les 4 jours de fete mais dans un des quartiers populaires de la ville... Cette partie de la ville, je pense que peu de touristes ont eu l'occasion de la visiter...d'ailleurs je ne m y serais jamais rendu sans Guido... On est a 1000 lieues de la magnifique vielle ville entouree par ses murailles faisant de Carthagene la seule ville fortifiee (avec Quebec semble t-il) d'Amerique... Les routes ne sont pas goudronnees, les habitations et les conditions de vie plus que precaires mais l'ambiance qui y regne est vraiment exceptionelle... Partout, a chaque coin de rue, les airs de vallenato ou de champeta (musique au rythme africain typique de la cote) s ecoutent a tout va,  les gens dansent (tres tres proches...) au milieu des busca pie (petards et feux d'artifice) tires dans tous les sens... tout ca avec le ron et les cervezas coulant a flot !!! Bienvenue a Carthagena!!! 

Dans cette ville dont la population est majoritairement noire (descendant d esclaves africains) et mulata (metis),tout est different : les costeños parlent un espagnol beaucoup plus rapide qu'ailleurs et c'est d'ailleurs une vraie epreuve pour comprendre (mais je serais rassure de voir que les colombiens d'autres villes ont egalement beaucoup de difficultes), il fait une chaleur torride et la ville n'est vraiment agreable qu a partir de 8,9h du soir quand la brise vient s'engouffrer derriere ses imposantes murailles... Les costeños ont egalement la meme reputation que leurs collegues en Equateur : celle de ne pas se tuer a la tache et de preferer les rumbas arrosees...

Et puis Carthagena, une ville a deux visages : celle que tous les touristes verront avec son centre historique (un des plus beaux vestiges coloniaux du continent), ses dizaines de magasins de diamant, ses restaurants et ses discotheques a la mode, la Carthagene moderne avec ses grattes ciels et ses luxueux quartiers residentiels, ses iles de reve (islas del Rosario) et l'envers du decor : ses quartiers d'une grande pauvrete, ou les routes deviennent de veritables torrents de boue a chaque fois qu'il pleut, son manque total d'organisation et le chaos urbain qui en resulte, la corruption et la prostitution omni presentes sans parler de laisser aller du fabuleux patrimoine du centre...
Et en dehors de tout ca, ce qui me deplait beaucoup de la ville, c'est que son legendaire centre historique fait plus figure de decor de theatre pour touristes et ou les carthageneros ne vivent pas vraiment... Comme a Cusco au Perou, la ville profite plus de son glorieux passe qu'autre chose...

Autre chose a savoir et encore une fois, un peu deplaisante concernant la ville qui fut victime, jusqu au XVIII eme siecle de nombreux pirates dont le fameux Francis Drake,  les pirates ont change de chemise possedent aujourd'hui les boutiques...et tout y est automatiquement (au moins) 2 fois plus cher pour les gringos (y compris d'ailleurs les colombiens venant d autres villes)... 
Resultat : negociez 1 fois, 10 fois, 100 fois si vous ne voulez pas vous retrouver avec un coca a 10 000 pesos...

Mais au dela de ses aspects negatifs, la ville est vraiment fascinante comme je le decouvrirais avec mes amis-guides costeños Jahir et Yessi qui travaillent tous les deux pour la maman de Guido dans un restaurant du centre historique... Ces deux cousins m'emmenent partout : de la decouverte de la Carthagene moderne en passant par le carnaval avec ses musiques, ses danses et ses couleurs sensuelles et envoutantes au concert en plein air ou des milliers de personnes se jettent eau, farine etc... en attendant la rumba de la soiree... 
A chaque fois, des profils bien differents : Guido est guide touristique au couvent San Pedro, maitrise tres bien l'anglais et reste malgre ses longues heures de travail (tres loin de la reputation des costeños) toujours de bonne humeur et toujours dispose a me montrer de nouvelles choses. Jahir est footballeur en deuxieme division (non remunere en colombie) a Medellin mais ne reprend la saison que 3 mois plus tard ce qui lui laisse du temps pour travailler ici. Des trois, c'est avec lui que je passerais le plus de temps mais c'est egalement le plus fou des trois (voir les photos...) Yessi, fait des etudes d'ingenierie systeme tout en gerant avec son cousin Jahir le restaurant de la mere de Guido... Le point commun entre les 3 : leur joie de vivre resistante a toute epreuve et leur capacite a trouver n'importe quel pretexte para rumbear y despelucarse...
Comment ne pas parler egalement de Denise, etudiante charmante en philosophie, un peu a l'opposee des 3 comperes, beaucoup plus sage, calme et tranquile mais tellement interessante... Avec elle, on parle de tout et j'apprends beaucoup sur ce qui se passe dans le pays...

En l'espace de 5 ans la Colombie est devenu beaucoup plus sure et il est desormais possible de voyager presque partout comme dans n'importe quel autre pays...mais a quel  prix??? Uribe a renforce considerablement l'armee qui est presente partout mais en delaissant totalement le systeme de sante ainsi que l'education... Resultat : des routes sures mais une situation sociale plus que preoccupante... D'autre part, les methodes du gouvernement Uribe pour lutter contre les FARC sont loin de faire l'unanimite et m'ammene a me demander si ce dernier ne serait pas une sorte de Chavez de droite (peut etre pour ca qu'ils s'apprecient autant)... 

Carthagena de las Indias, une ville fascinante et sensuelle mais egalement complexe et etouffante... Je retrouve completement l'atmosphere de la ville decrite dans "Amour aux temps du cholera" de Gabriel Garcia Marquez...comme quoi la ville n'a pas forcement beaucoup change...depuis les temps du cholera....

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32515500087.jpg Deux exemples parmi tant du manque de restauration du patrimoine architectural de la ville - 2 examples among many others of the lack of restauration of the city's architectural heritage

32515500045.jpg La muraille avec au loin la "new Carthagena" - The fortification wall with the "New Carthagena" in the background

32515500134.jpg Iglesia de San Pedro

32515500182.jpg Facades coloniales - Colonial facades

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Le carnaval et ses couleurs - The colors of the carnival

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emmanuel-012-copie-1.jpg El parque Bolivar

emmanuel-024.jpg de gauche a droite : Yessi, Jahir, Erick et Guido - From left to right : Yessi, Jahir, Erick & Guido

32515501479-copie-1.jpg Denise et moi - Denise & me

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Pendant le concert en plein air... During the outdoor concert

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Jahir a gauche.... - Jahir on the left

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32515500813.jpg De gauche a droite en train de trinquer : Jorge, Guide, moi, deux potes marseillais, Denise et Greg (un autre marseillais)
From left to right, toasting : Jorge, Guido,me, 2 pals from marseille, Denise & Greg (also from Marseille)











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Ici, le rhum est important - Here rum is important 

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Greg après une semaine à carthagena - Greg after a week in Carthagena

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Les voiturettes de golf de la police... - The police's golf buggies...

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Une people de Carthagena : La Shakira 2 (la ressemblance est troublante, non??)
A Carthagena celebrity : Shakira 2 ( Isn,'t the ressemblance disconcerting ?) 


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Playa Blanca

emmanuel-045.jpg Tunnel de mangroves en la Boquilla

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La barque, c'est pratique, non?... - The boat is useful, isn't it ?








COLOMBIA, QUE CHIMBA !!! CARTHAGENA !
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On this 2nd of January, I would like to wish you all a very happy new year, may all your wishes come true ….. I would also like to take this opportunity to make serious new year’s resolutions by writing my first article of the year…after such a long time without any news, some of you may have wondered whether I’d been kidnapped by the guerrilla or else whether, tired of writing articles for this blog, I might have chosen the easy way out by joining a para-military group… Far from it as you will see !
 
So first of all I would like to tell you that I’m fine, then that I’m still in Colombia where I spent Christmas and New Year and finally that I’ve really and truly fallen in love with this country…
 
The reason I haven’t written any articles for such a long time is not only that I haven’t had more than 20 minutes free in the past two months right up till now (worse than during my mergers and acquisitions internship….) but also because, for the first time, I didn’t really know where to start, these 2 months have been so full…
 
The best thing maybe is to go back 2 months to the day I turned up in Carthagena (on the Caribbean coast)… When I arrived, beginning of November, the town was in full swing, right in the midst of the November festival (yes, they say that in Colombia whatever day of the year, there is always at least one celebration going on somewhere in the country..). Each year the November festival ends up with the crowning of Miss Colombia…I might as well tell you that I was more than once astonished by the never ending analysis of each Miss by the radio or television commentators, they could have written a dozen novels…
 
Anyway, when I arrived on the first night of the festivities, Guido, the Hospitality Club friend I had contacted a few days before, came to collect me…. As soon as I got rid of my 15 kgs of mochilas (backpack) at his mother’s hotel where I will spend the 10 following days,   I find myself right where the fun is!! Not in the historical centre which all the tourists know and where nothing will happen during the 4 day festivities but in one of the poor districts of the town…I don’t think many tourists have had the opportunity to visit this part of the town…indeed I would never have gone there without Guido… You’re a thousand miles from the magnificent old city surrounded by its walls , Carthagena being the only fortified city (with Quebec, it seems) in the Americas… The streets aren’t asphalted, the houses and conditions of life are more than precarious but the predominant atmosphere is really exceptional…Everywhere, at each street corner, you can listen to vallenato or champeta music (African rhythm music typical of the coast) going full blast, people are dancing (very very close…) in the middle of “busca pie” (firecrackers and fireworks) shooting out in all directions…and all this with “ron” (rum) and “cerverzas” (bier) flowing freely!!! Welcome to Cartaghena!!!
 
In this town whose population is predominantly black (descendants of African slaves) and “mulata” (half-caste), everything is different : the “costenos” speak Spanish at a much faster pace than elsewhere and it’s a real ordeal to understand them (but I will feel better when I notice that Colombians from other cities also have great difficulty), the heat is stifling and the town starts getting pleasant only at 8-9 pm when the breeze starts coming in past the imposing walls…The “Costenos” also have the same reputation as their colleagues in Ecuador : that of not killing themselves at work and of preferring rumbas with lots of alcohol….
 
Carthagena is also a two-sided city : one side which all the tourists see with its historical centre (one of the most beautiful colonial remnants of the continent), its dozens of diamond shops, its restaurants and its fashionable discotheques, the modern Carthagena with its sky-scrapers and its affluent residential districts, its dream islands (Islas del Rosario) and then the other side : its extreme poverty areas where roads become real mud torrents each time it rains, its total lack of organization and the resulting urban chaos, its omnipresent corruption and prostitution not forgetting the total carelessness with respect to the fabulous heritage of the centre…..Apart from all that, what I really disliked about the city was that its legendary historical centre is more of a stage setting for tourists, the Carthagenos don’t really live there…Like Cusco in Peru, the city takes advantage more than anything else of its glorious past…
 
Another thing to know, again a little unpleasant, concerning the city which was victim up till the XVIIIth century of numerous pirates one of which was the famous Francis Drake, the pirates have now changed clothes and own the boutiques…..where everything is automatically double the price (at least) for Gringos (also including Colombians from other towns)….the result being that you must negotiate once, 10 times, 100 times if you don’t want to end up paying a coke 10 000 pesos…
 
But beyond these negative aspects, the town is really fascinating as I will discover with my Costenos guides/friends Jahir and Yessi who both work for Guido’s mother in a restaurant in the historical centre… The two cousins will take me everywhere : from the modern Carthagena  to the carnival with its music, dances and sensual and bewitching colours to the open air concert where thousands of people throw water, flour etc. at each other, while waiting for the evening rumba…. Every time, such different types: Guido is a guide at the San Pedro convent, he has a good command of English and, in spite of his long working hours (very far from the Costenos reputation!), is always in a good mood and always ready to show me new things. Jahir is a football player in second league (unpaid in Colombia) at Medellin but the season only starts in 3 months time which leaves him time to work here. Of the three, he’s the one with which I will spend the most time but he’s also the craziest of them all (see photos…). Yessi is studying computer engineering as well as managing with Jahir Guido’s mother restaurant…   What the three have in common is their joie de vivre whatever the ordeals may be and their ability to find any kind of excuse “para rumbear y despelucarse”
 
How could I possibly not tell you about Denise, charming philosophy student, who is a bit the opposite of the three friends, much more reserved, calm and quite but so interesting…With her I will talk about all sorts of things and will learn so much about what’s going on in the country.
 
In the past 5 years, Colombia has become much more secure and it is now possible to travel just about everywhere as in any other country… but at what price ???   Uribe has considerably reinforced the army who is everywhere but has completely left aside the health system as well as education… The result is secure roads but a more than preoccupying social situation… Furthermore, the methods of the Uribe government in its fight against the FARC are far from being unanimously approved which leads me to wonder if the latter isn’t a sort of right wing Chavez (maybe that’s why they like each other so much!)….
 
Carthagenas de las Indias, a fascinating and sensual city but also a complex and stifling one…I found that the atmosphere of the city was exactly as Gabriel Garcia Marquez described it in his book “Love in the time of cholera”…which just goes to show that the city hasn’t necessarily changed much…since the time of cholera…
 
 
Par Emmanuel - Publié dans : Colombia
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Samedi 8 décembre 2007
A mon pote Cedric ...

Bon, pour etre franc, cela faisait plusieurs mois que j' attendais avec impatience mon arrivee dans ce pays a la pointe du continent. Car en dehors de sa mediatisation a outrance ces dernieres semaines, a chaque fois que je croisais des backpackers voyageant en sens inverse, vers le sud, meme son de cloche, la Colombie apparait comme le pays incontournable du continent. Et meme si ce pays (le seul pays d'Amerique du Sud avec acces aux 2 oceans) n'etait pas forcement prevu au programme avant mon depart (deja pour ne pas finir comme Ingrid et surtout pour ne pas trop angoisser mes parents...), elle s'est progressivement imposee par tous les commentaires dithyrambiques entendus de la Patagonie jusqu a la foret amazonienne...

C'est ainsi qu'apres mon sejour au Bresil, je roule vers l'El Dorado a travers tout le venezuela, en 2 jours (+ mes 5 jours a Caracas...cf article sur Chavez) dans des bus totalement congeles. Oui, un petit conseil pour les voyageurs dans ce pays (et egalement dans le nord du bresil) : ne faites pas la meme erreur que moi en montant dans un bus en short, tshirt et tongues comme l'imposent les 30 degres a l'exterieur...vous risqueriez d'en sortir avec une bonne grippe comme ce fut mon cas apres 25 heures (sans doute les plus glacees depuis le debut du voyage) dans un bus "air conditionne" a 8 degres... Heureusement que j'avais mon hamac en guise de couverture!!

Bref, apres une dizaine de controles de la police venezuelienne, je finis par passer la frontiere non sans difficulte (oui, le Venezuela etant le seul pays en Amerique du Sud ou vous devez vous acquitter d'une taxe de sortie du territoire, et n'ayant pas un sou en poche a la frontiere, quelques negociations avec la douane venezuelinenne m'ont un peu ralenti...)

Quand j'arrive a Maicao, ville frontiere avec le Venezuela, je n'ai donc pas un peso en poche... et Maicao n'etant pas Zurich, il n'y a qu un distributeur de billets en ville. Sachant que ma carte bleue est loin d'etre lue a chaque fois, c'est un peu l'angoisse... Coup de chance! ca marche! Je peux donc prendre le premier bus pour Santa Marta, ma premiere etape en Colombie.

Apres les enormes megalopoles de Caracas et de Maracaibo (ou j'aurais passe une nuit affreuse dans un hotel encore une fois congele), je suis charme par la "petite" ville de Santa Marta, la plus vielle ville coloniale en Colombie mais egalement connue (pour les amateurs de foot) pour etre la ville natale del "Pibe", le charismatique Carlos Valderrama. Il fait chaud mais la brise raffraichissante de la mer des Caraibes rend les journees supportables et les soirees delicieuses.
C'est un vrai plaisir de decouvrir cette ville colore ainsi que ses plages dont l'eau est aussi chaude que je me l'imaginais. Mais la meilleure surprise vient des colombiens qui sont probablement les personnes les plus chaleureuses que j'ai eues l'occasion de rencontrer. Un exemple : quand vous rentrez dans un bar ou un restaurant (ou n'importe quelle boutique), vous avez presque toujours droit, avec le sourire a un "Hola mi amor" ou (et sans traduction en francais) a "Hola mi vida" de la part de la serveuse qui contraste legerement avec le si triste :  "Qu'est ce que je vous sers?"


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Mais le plus drole, j'aurais l'occasion de le decouvrir lors de mon premier weekend en Colombie. On est dimanche en fin d'apres midi, les gens prennent le bus qui les ramene de la plage ou ils ont passe une bonne partie de la journee. Peu a peu, le bus se remplit : alors que la moitie des gens sont saouls, les autres crient tous en coeur au chauffeur : " Musica!!!" Et peu a peu, avec un air de salsa ou de vallenato (musique 100% made in Colombia, voir plus bas), tout le monde se met a parler avec tout le monde tout ca dans une ambiance totalement surrealiste. A l'arrivee, on a droit a une cacophonie digne d'un film de Kusturica avec un zeste de Buena Vista Social Club.... Bref, bienvenue en Locombia!!!

 


Le tube n.1 de vallenato... No comment!!!


A 1h de Santa Marta se trouve egalement le Parc Tayrona ou j'aurais la chance de decouvrir des paysages exceptionnels dont certainement les plages (toutes a couper le souffle) les plus belles qu'il m'ait ete donnees de voir!

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Loin des cliches qu'on peut avoir sur ce pays, je comprends vite pourquoi ce couple de francais, installe a Santa Marta depuis 20 ans et proprietaire d'un bar dans le centre, me disent que meme en gagnant 10 fois moins qu'en France, leur qualite de vie est...10 fois plus elevee...


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Bienvenido en Colombia….o Locombia
 
To my pal Cédric….
 
 
Well ok, to be frank, I’d been impatiently looking forward to reaching this country at the extremity of the continent, and this for several months. Indeed, apart from its past weeks excessive media coverage, each time I met backpackers travelling in the opposite direction, towards the South, it was the same story, Colombia appeared to be a “must see” on the continent. And even though this country (the only one in South America with access to 2 oceans) was not really on my travel programme before I left (first not to end as Ingrid (Betancourt) and above all not to worry my parents too much…), it progressively imposed itself after all the high praises I kept hearing from Patagonia to the Amazon forest…
 
Thus it is that after my stay in Brazil, I drove towards the El Dorado through the whole of Venezuela, in 2 days (+ my 5 days in Caracas… see article on Chavez) in totally freezing buses. Yes, just a little bit of advice to travellers in this country (and also in the North of Brazil) : don’t make the same mistake I did by getting on  buses in shorts, tee-shirt and flip flaps which the outside 30° Celsius temperature render necessary …you’d risk ending up with a bad cold as was my case after 25 hours (no doubt the most freezing ones since the beginning of my trip) in an 8° Celsius “air conditioned” bus…. Fortunately I had my hammock as a blanket!!
 
So, after a dozen Venezuelan police controls, I end up crossing the border but not without difficulty  (Venezuela is the only country in South America where you must pay an outgoing tax, and having no money at the border, negotiations with the Venezuelan customs detained me quite a while…).
 
Therefore when I arrive in Maicao, border town with Venezuela, I haven’t got a peso in my pocket… and Maicao not being Zurich, there is only one ATM in town. Knowing that my credit card is far from working everywhere, it’s a little bit stressing…. But I’m lucky, it works !! So I can take the first bus to Santa Marta, my first stop in Colombia.
 
After the huge megalopolis of Caracas and Maracaibo (where I spent a horrible night once more in a freezing hotel), I am enchanted by the “small” town of Santa Marta, the oldest colonial town in Colombia, also well known (for football fans) as being the native town of “el Pibe”, the charismatic Carlos Valderrama. It’s hot but the refreshing breeze from the Carribean sea makes it quite bearable and the evenings are wonderful.
It’s a real pleasure to discover this picturesque town and its beaches with water as warm as I had imagined it. But the best surprise came from the Colombians themselves who are probably the most warm hearted people I ever met. Just one example : when you enter a bar or a restaurant (or any shop), you’re nearly always greeted with a big smile and a “hola mi amor” or a “hola mi vida” by the waitress which is rather a contrast to the long faced French “qu’est-ce que je vous sers?”
But the funniest example is during my first week end in Colombia. It is Sunday, the end of the afternoon, people are getting on the bus which will take them back from the beach where they have spent most of the day. Slowly the bus fills up: half the people are drunk, the other half are shouting all together to the driver : “musica!!!”.
And gradually, with an air of Salsa or of Vallenato (100% Colombian music), everyone starts talking to everyone, all this in a completely surrealist atmosphere. In the end, it’s a cacophony worth of a Kusturica film with a zest of Buena Vista Social Club…In short, welcome to Locombia !!!
 
One hour from Santa Marta is the Tayrona Park where I discover an exceptional scenery and certainly the most beautiful beaches (all of them breathtaking) I have ever seen!
 
Far from the clichés one can have on this country, I quickly understand why this French couple, who settled in Santa Marta 20 years ago and are the owners of a bar downtown, tell me that even if they earn here 10 times less than in France, their quality of life is… 10 times much better…
 
 
 
 
 
 
Par Emmanuel - Publié dans : Colombia
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Dimanche 18 novembre 2007

Introduction par Brenda Pinheiro 

Belém, la porte d'entrée de l'Amazonie brésilienne, est une ville hors de la route des touristes au Brésil, mais ça devrait être obligatoire! Elle est connue comme "Cidade das Mangueiras" (cité des manguiers), à cause de la quantité de ces arbres dans les rues et parfois, ces arbres forment un tunel dans la rue, le célèbre "tunel des manguiers".
 Emmanuel est venu à Belém pour voir le "Círio de Nazaré". Ça c'est une énorme fête religieuse très important pour le peuple de Belém, en fait c'est la plus grand "fête chrétienne" au monde (ok, oubiez le jour de Noël!)! Mais tout ça, il faut que lui-même racconte!

Suite  par Emmanuel Boros qui est de plus en plus en retard sur ses articles...

Bon alors voila ce que j'etais cense faire a l'origine mais comme je commence a m´en apercevoir apres 7 mois de vagabondage a travers tout le continent, le voyage est fait d´imprevus, de changements de plans, parfois de complications mais la plupart du temps de bonnes surprises... C´est ce qui m´est arrive a Belem ou je n´etais venu que dans le but d assister au Cirio de Nazare, hommage a la Senhora de Nazare, patronne de l´etat du Para, dont le point culminant a lieu le 2eme dimanche d´octobre quand plusieurs millions de personnes transportent la statue de la vierge de Nazare de la cathedrale da Se a la basilique de NS de Nazare....tout ca pendant 7 ou 8 heures dans une chaleur de plomb.

emmanuel-135.jpg La fameuse Vierge de Nazare

Mais une fois n´est pas coutume, je serai malade ce jour la (quelque chose que je n´aurais pas digere sur le bateau en venant...) et n'aurai pas la chance d' assister a cette gigantesque procession pour laquelle j' ai quand meme traverse tout le continent...

Vous me direz : quelle malchance!! Et bien non! car je passerai a Belem et dans le nord du Bresil 2 semaines parmi les meilleures depuis le debut du voyage. Et cela en grande partie grace a Yuri (encore une fois rencontre grace a Hospitality Club). A peine arrive a Belem (centre economique du nord du Bresil et ou l´Amazone termine sa longue traversee du continent pour se jeter dans l´ocean atlantique), je rencontre cet etudiant en science politique de 23 ans avec qui je suis en contact depuis deja plusieurs semaines. L´avantage avec Yuri, c'est qu' il parle 4 langues : le portugais, l´espagnol, l´anglais et le francais. Du coup, nos conversations se feront, en fonction de l´humeur de chacun dans l´une de ces 4 langues ce que je trouve plutot amusant. Tres vite, je m´apercois que j´ai eu beaucoup de chance de tomber sur lui : en plus de parler 4 langues, Yuri, qui doit son prenom a une figure bresilienne du socialisme d´origine russe, est super cultive, incroyablement sympa, toujours souriant, chambreur (meme si j'ai parfois du me resigner a comprendre l´humour bresilien...) et d´une generosite rare. Une demi heure apres avoir fait connaissance avec lui, je lui parle comme a un ami de 10 ans!! 

emmanuel-205.jpg Yuri, ce gentleman extraordinaire...

emmanuel-196.jpg Photo en famille, tudos super legal!!!

Pendant les 10 jours que je passerai a Belem, j´aurai l´occasion de rencontrer des dizaines de personnes : sa famille, ses amis...Meme si mon portugais sera un peu juste pour participer a toutes les conversations comme je l´aurais souhaite, la constat est toujours le meme : une ouverture d´esprit et un sens de l´hospitalite qu on devrait prendre en exemple en Europe. Et puis, c´est un veritable agenda de ministre que m´impose Yuri : entre les baignades dans l´amazone, la visite de la ville, les concerts de musique, les repas avec sa famille et toutes les sorties avec ses amis, impossible de s´ennuyer!!

chhurrasco-pessoal-da-alian--a-034.JPG Yuri et Brenda

emmanuel-132.jpg Oui, tout le monde va rentrer!!!

emmanuel-137-copie-1.jpg

emmanuel-140.jpg Le jardin botanique de Belem

J'aurai meme l´occasion de rencontrer 2 de ses classes d´eleves (oui, en plus de ses etudes et de ce francais qu´il doit promener partout, monsieur donne des cours d´anglais dans un institut prive) ce qui fut une experience inoubliable. A chaque fois, les questions fusent sur tous les sujets : combien de saisons en France? Comment s´habillent les filles? Qu´avons nous pense de Zidane apres la finale de la coupe du monde? Que nous evoque le Bresil? les francais se douchent-ils (bon celle la, je commence a etre habitue...)? et bien sur l´incontournable : des bresiliennes ou des francaises, quelles sont les plus jolies??

emmanuel-192-copie-1.jpg Une des classes de Yuri

 



A l´origine venu pour 3 ou 4 jours, je ne partirai donc qu´apres 2 semaines passees a Belem et encore une fois, quel supplice de devoir m´en aller!! Pendant ce sejour, j´aurais eu la chance de decouvrir une partie du Bresil meconnue des touristes ou il n´y a ni samba ni bossa nova mais forro et bregga, ou je n´ai vu ni Rio et son Corcovado, ni Bahia et son carnaval mais Sao Luis et sa superbe architecture coloniale, l´extraordinaire parc nacional dos lençois ou encore cette hallucinante ville de Manaus, autrefois appele le Paris de l´Amazone.

emmanuel-159.jpg Sao Luis

emmanuel-172.jpg Les magnifiques lagunes du parc dos lençois

emmanuel-178.jpg Encore le parc!

emmanuel-223.jpg Ceila et Shaune a Manaus

emmanuel-238.jpg L'opera de Manaus

Pendant ce sejour trop court encore une fois, j' aurais surtout eu l´occasion de rencontrer des personnes fantastiques avec cette joie de vivre qui font que le Bresil est ce qu´il est : un pays d´ou l´on ne veut pas partir.
Aujourd´hui que je suis loin du Bresil, loin de Belem et de toutes les personnes que j'ai connues la bas, je comprends le sens de ce mot qui n´a de traduction dans aucune autre langue : saudade...

Obrigado a voce, Yuri, irmao para sempre!!!







A BRAZILIAN NAMED YURI
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Foreword by Brenda Pinheiro
 
Belem, entrance gate to Brazilian Amazonia, is out of the tourist beaten tracks in Brazil, but it should be compulsory! It is known as “Cidade das Mangueiras” (the City of the Mango Trees), because of their great number in the streets and, sometimes, they form a tunnel in the street, the famous “mango trees tunnel”.
Emmanuel came to Belem to see the “Cirio de Nazare”. It’s a very big religious festival, extremely important for the people of Belem, in fact it’s the biggest “Christian festival” in the world (ok, forget about Christmas)! But of all this, Emmanuel must tell you himself!
 
The rest of the story by Emmanuel Boros who is way behind with his articles
 
Well all right here is what I intended to do originally but, as I’m getting to realize after wandering for 7 months throughout the whole continent, a trip is made up of contingencies, changes of plans, sometimes problems but most of the time nice surprises… This is what happened in Belem where the main purpose of my coming was to attend the Cirio de Nazare, which is a homage to the Senhora de Nazare, the patron saint of the state of Para, the highlight taking place on the second Sunday of October when several million people carry the statue of the Virgin of Nazare from the cathedral of da Se to the basilica of Our Lord of Nazare… all this during 7 or 8 hours under a blazing hot sun.
 
But, exceptionally (!), I was sick on that particular day (something I ate on the boat coming here…) and  unfortunately I missed this huge procession for which I had indeed crossed half of the continent.
 
You will probably say: how unlucky! Well no! for I will spend in Belem and the North of Brazil 2 amongst the best weeks ever since the beginning of my trip. And this in great part  is due to Yuri (met again thanks to Hospitality Club). No sooner had I arrived in Belem (economical heart of the North of Brazil where the Amazon ends its long course across the continent and flows into the Atlantic Ocean), than I met this 23 year old political science student with whom I’d been in contact for several weeks already. The great thing with Yuri is that he speaks 4 languages : Portuguese, Spanish, English and French. So our conversations take place, according to each other’s mood, in one or other of these four languages, something I find rather amusing. I very quickly realize that I’m really lucky in having met him : besides speaking four languages, Yuri, who owes his name to one of Brazil’s socialist figureheads of Russian origin, is very cultured, incredibly cool, always smiling, teasing (even if I sometimes had difficulty in understanding Brazilian humour…) and of uncommon generosity. Half an hour after meeting him, I find myself talking to him as to a 10 year friend!!
 
During the ten days I spend in Belem, I will have the opportunity to meet dozens of people : his family, his friends….Even if my Portuguese is a bit limited to partake in all conversations, as I would have wished, I never cease to notice the same thing : an open mindedness and a sense of hospitality whose example we should follow in Europe. And then, it’s a real minister’s agenda that Yuri has me tied in : between bathing in the Amazon, visiting the city, music concerts, meals with his family and going out with his friends, not a dull moment!!
 
I will even get the opportunity of meeting 2 of his classes (yes, besides his studies and the Frenchman he has to take around, mister Yuri also teaches English in a private institute) which was an unforgettable experience. Each time, questions burst forth on all subjects : how many seasons do we have in France? How do the girls dress? What did we think of Zidane after the final of the world cup? What does Brazil mean to us ? Do French people take showers (ok, I’m getting used to this one…)? And of course the inescapable one : who are the prettiest, the French girls or the Brazilian?
 
Originally I should have stayed only 3 or 4 days, but finally I will leave after 2 weeks spent in Belem, and once more such agony to have to go!!! During this stay, I will get the chance to discover a part of Brazil unknown to tourists where there is no samba or bossa nova but forro and bregga, where I didn’t get to see Rio and its Corcovado, nor Bahia and its carnival but Sao Luis and its magnificent colonial architecture, the wonderful Nacional dos Lençois park and of course Manaus, the incredible city, which used to be called the Paris of the Amazon.
 
During this yet again too short visit, I will have the opportunity, above all,  to meet fantastic people with this joie de vivre which makes Brazil what it is : a country one never wants to leave.
Now that I’m far from Brazil, far from Belem and all the people I met there, I fully understand the meaning of this untranslatable word : saudade……
 
Obrigado a voce, Yuri, irmao para sempre!!!
 
 
 
 

Par Emmanuel - Publié dans : Brasil
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Mardi 6 novembre 2007
Apres quelques jours au venezuela et a Caracas, voici quelques images et videos de ce que j' ai pu vivre le jeudi 1 novembre en compagnie de plusieurs de centaines de milliers d etudiants defilant dans les rues de la capitale pour manifester contre le projet de reforme de la constitution qui devrait etre adopte apres referendum national debut decembre. Scandant a tout va des "Quien somos? Somos estudiantes, Que Queremos? Libertad!!!", la liste des charges contre ce projet de reforme est longue... en voici quelques unes ; la possibilite de se presenter indefiniment a la tete de la presidence, clause autorisant un « état d’exception » qui supprimerait le droit d’informer, fin de l’autonomie de la Banque centrale, fin de l´autonomie des universites etc... En gros, cette reforme permettrait a Chavez d´avoir une base constitutionelle au regime autocratique qu´il a mis en place ces dernieres annees... Encore une fois, nous devons reconnaitre la grande habilete du commandant chavez qui fera passer sa reforme aupres du peuple en y joignant des clauses populistes telles que la réduction de la journée de travail à six heures et l'octroi de la sécurité sociale aux chauffeurs de taxi non enregistrés ... Et pendant qu´il s´illustre au niveau international par son role joue pour la liberation des otages en Colombie, cette "reforme" catastrophique pour le pays est en train de passer... 


 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


TROUVEZ L´INTRUS... 
Find the intruder ...


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LOS ESTUDIANTES EN CONTRA DE CHAVEZ !!!! (The students against Chavez)
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After a few days in Venezuela and Caracas, here are some pictures and videos of the events of this Thursday November 1st which  I  lived with hundreds of  thousands of  students marching in the streets of the capital to demonstrate against the constitutional reform proposal, which should be adopted following a national referendum at the beginning of December, and  protesting loudly and forcefully “Quien somos ? Somos estudiantes, Que queremos ? Libertad” !!! (Who are we ? we are students, What do we want ? Freedom); the criticisms against this project are numerous… here are a few ; the possibility to run for presidential re-election indefinitely, a clause allowing a “state of emergency” which would abolish the right to inform, put an end to the independence of the central bank, to the autonomy of the universities, etc…. In short, this reform would enable Chavez to get a constitutional basis for the authoritarian regime he has established these last few years… Once more, we must acknowledge Commandant Chavez’ great cunning which will enable him to carry out his reform with the support of  the lower classes by adding populist clauses such as reducing the workday to 6 hours, granting social security to unregistered taxi drivers… And while he’s winning fame on the international scene with his role in the liberation of the hostages in Colombia, this “reform” which is disastrous for the country is going through …
Par Emmanuel - Publié dans : Venezuela
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