Lundi 21 avril 2008

Apres presque 9 mois de voyage, mon periple touche a sa fin... Mon budget commence d'ailleurs a se faire dangereusement bas... Resultat, je n'ai plus les moyens de faire ce que j'avais prevu avant mon départ, soit la traversee de l'Amerique Centrale jusqu'au Mexique... Au lieu de cela, je dois aller directement au Mexique d'ou je prendrai mon vol retour... Mais quand j'apprends  que c'est le meme prix d'aller directement de Colombie au Mexique que de passer par Cuba, pas une seule hesitation, je fonce!!!

C'est donc la fleur au fusil que je pars a Cuba...sans rien, ni guide, ni infos supplementaires et commettant l'erreur de penser qu'apres 9 mois en Amerique latine, je n'ai plus besoin d'aide exterieure pour me debrouiller surtout venant de guides qui donnent les adresses ou je suis sur de me retrouver avec tous les touristes... Je me rendrai vite compte que c'etait bien presomptueux de ma part de penser une telle chose d'autant plus que non seulement Cuba est tres different de tous les autres pays d'Amerique du Sud mais surtout que ce pays est un monde totalement a part compare a tout ce que j'ai connu auparavant...

Qu'a cela ne tienne, me voila a la Habana, ville vue et revue mille fois dans de nombreux films et documentaires qui ne manquent pas de montrer a chaque fois son atmosphere des annees 60, son architecture coloniale, ses belles americaines (je parle de voitures...), son enorme capitole (qui en rappelle etrangement un autre),  ses vieux habaneros qui, fumant le cigare a l'ombre d'un palmier, observent la ville tourner a plein regime ou jouent tranquillement aux echecs...sans parler du doux son melodieux venant d'un café ou d'un bar diffusant son cubano et buena vista social club...
 








 



Tout ces clichés, même si ils rejoignent un peu ce que je verrai donnent néanmoins une vision très superficielle de la réalité. 
A celà, et malgré les propagandes disant mot pour mot : "Vamos bien", il faudrait ajouter : une majorité des édifices de la ville (et parfois de véritables palais) dans un état de délabrement avancé, des rues sales et très peu entretenues, une prostitution alarmante, et des arnaques à répétition...






Malgré 9 mois de voyage à mon actif, je me ferai ainsi avoir (et pour la premiere fois) comme le plus gogo des touristes... Je ne suis vraiment pas fier de cet épisode d'une part pour ma naiveté et d'autre part car j'aurais pu l'éviter 100 fois si j'avais lu n'importe quel guide de voyage... Mais je vais tout de même le raconter pour que ca n'arrive pas à d'autres. Pour cela, je dois tout d'abord faire une petite parenthèse sur le système monétaire cubain : il y a à Cuba 2 monnaies en circulation : la première est le peso cubano et l'autre, introduite depuis 2005, le peso cubano convertible (environ 1$ et qui vaut 24 pesos cubanos)... C'est mon premier jour à la Havane...je me balade dans cette ville légendaire. Apres plusieurs heures de marche, je me repose quelques instants sur un banc en face du musee de la révolution... Malgré la pluie, il fait vraiment tres chaud... Je souffle un peu en observant la petite place charmante qui s'offre a moi...Un cubain d'une trentaine d'années passe en me regardant puis s'arrete : il me demande d'ou je viens et ce que je fais ici. On commence a parler; le foot, Zidane sont comme bien souvent les premiers sujets abordés. Tres vite, il me parle egalement des problemes de Cuba, que la situation est vraiment tres difficile pour la majorite des cubains, que sans avoir 2 ou 3 jobs en meme temps, la vie devient vite compliquee ici... A premiere vue, il me parait sympathique. Je lui fais part de mon envie de ramener des cigares a mes amis en France mais que dans les magasins ou je suis alle (pour touristes), c'est a peu pres le meme prix qu'en Europe. Il m'emmene alors chez des amis qui revendent des Monte Cristo... Vrai ou pas, difficile a dire etant donne ma connaissance dans ce domaine, mais le prix m'aide a me decider...
Mon "nouvel ami" me propose ensuite d'aller prendre un verre ce que j'accepte avec plaisir. Autour d'una piña colada, il m'explique qu'il est professeur d'education physique dans un college mais que cela ne suffit pas pour vivre... Puis on change de sujet...Il tient a m'expliquer le systeme monetaire a Cuba...Je lui dis que je suis deja au courant mais ce dernier insiste... Et effectivement, il m'apprend qu'en plus du peso convertible et du peso cubano existerait une troisieme monnaie : le chavito... Cette monnaie serait une invention de Castro et constituerait une sorte d'arnaque pour les etrangers a Cuba ... En echange d'un peso convertible, les cubains et uniquement les cubains peuvent obtenir 1,25 chavito...un chavito ayant la meme valeur qu un peso convertible dans le commerce...
En gros, a) 1 peso convertible = 1,25 chavito quand les cubains font l'echange dans une maison de change
b) le chavito n'est pas accessible aux etrangers
c) 1 chavito = 1 peso convertible dans le commerce
bref le calcul est vite fait : ca vaut le coup de donner mes pesos convertibles a cet ami tellement attentionne pour qu'il me les change contre des chavitos qui multipliera mon budget par 1,25...
La suite est classique : nous nous rendons dans une maison de change ou je l'attends dehors; il change mes pesos convertibles (j'aurai heureusement le reflexe de ne lui donner que le quart de ce que j'avais mais quand meme...), puis, discretement, me tend mes chavitos durement gagnes... puis pretexte de devoir rentrer chez lui pour je ne sais quoi, et disparait dans la nature...
Meme pas 20 secondes apres qu'il soit parti, je realise que je me suis fait rouler... Plus que pour le montant en soit (qui n'est pas pour autant negligeable), je suis fou de rage de m'etre fait avoir aussi facilement... Les chavitos qu'il m'a donnes sont en realite des pesos cubanos...qui pour memo valent 1/24 eme des pesos convertibles que je lui ai donnes...
Aussi extravagant et invraisembable que cette histoire puisse paraitre aujourd'hui, je me suis fait avoir par 2 choses principalement : la confiance que j'avais en ce type et la certitude que le gouvernement cubain fait tout pour faire depenser le maximum d'argent aux touristes (ce qui n'est d'ailleurs pas forcement faux comme par le montre par exemple la separation des compagnies de bus : une pour les cubains et l'autre, environ 10 a 20 fois plus cher, pour les touristes...)
Conclusion et fin de cette petite parenthese : quand vous allez a Cuba, lisez votre guide de voyage et ne changez jamais d'argent dans la rue ou dans une maison de change par quelqu'un d'autre...

Enfin, revenons a la Havane, je resterai pendant mon court sejour chez Rolando, homme à la cinquantaine bien entamée. Mon séjour chez lui ne sera pas donné (25$ par nuit...soit le plus cher que j'aurais payé pendant tout mon voyage) mais 1)je n'ai pas trop le choix car pour les étrangers, mis à part les luxueux hotels (à 80$ la nuit) du centre envahis de touristes du monde entier, il ne reste que des maisons d'hotes et elles ne sont pas données 2) je ne regrette pas mon séjour chez lui car en dehors d'etre très sympathique, il m'apprendra énormément sur Cuba.

Tout d'abord que la médecine ne paie pas à Cuba...On gagne entre 20 et 30$ par mois quand on est médecin , mieux vaut donc se reconvertir comme il l'a fait dans la location de chambres où c'est plus entre 20 et 30$ par jour... Comme vous le savez sans doute, interdiction de quitter Cuba quand on est cubain... pour quitter le pays il y a 3 solutions : la premiere est de se marier a un ou une etranger(e) mais apparemment, il y en a pour 10 ans de procedure administrative donc mieux vaut etre patient; la deuxieme est d'avoir une profession qui permette de voyager (mais dans l'obligation de revenir bien sur) Ainsi en tant que medecin, Rolando eut l'opportunite d'aller en Mozambique lors de l'experience socialiste du pays... enfin et derniere methode, les dizaines de cubains qui tentent chaque jour, au peril de leur vie, de rallier les cotes americaines qui sont si proches...

A Cuba, il est tres difficile voire quasi impossible de s'acheter une maison ou une voiture... Ce qu'il est possible de faire en revanche, c'est de passer par le systeme du troc comme Rolando l'a fait : son ancienne maison en parfait état contre un appartement beaucoup plus grand mais totalement delabré ...qu'il renovera lui meme pour ensuite en faire une maison d'hôtes...plutot bon calcul a l'arrivee...

A Cuba, impossible (enfin jusqu'a tres recemment du moins) de s'acheter un ordinateur ou d'avoir acces a internet si sa profession ne l'exige pas... A Cuba, impossible d'avoir un telephone portable, le seul moyen etant d'acheter ce droit aux etrangers ayant un telephone. A Cuba, interdiction (levee egalement depuis l'accession de Raul au pouvoir) pour les cubains d'entrer dans les hotels pour touristes...
Interdiction pour un Cubain de Santiago de Cuba (dans le sud) de se trouver a la Habana (au nord de l'ile) s'il n'a pas d'autorisation ecrite...
Difficile d'etre exhaustif en matiere de ces interdictions tant elles sont nombreuses...
C'est simple, Rolando m'expliquera un jour que pour comprendre Cuba, il faut raisonner par l'absurde...

Et Castro?? Rolando ne l'a jamais vu... plus qu'une légende, un mythe semble-t-il... Personne ne sait ou il habite, personne ne sait ce qu'il fait, personne ne sait ou il est, bref, on ne sait pas grand chose de lui en dehors du personnage qui a été créé... Cette semaine, on elit les deputes...le choix est grand : PC, PC ou PC...tout cela surveillé a chaque coin de rue par les CDR (comite de defense de la revolution).
Et quand je demande a mon hote ce qu'il pense pour l'avenir (et nous ne sommes qu'en janvier 2008 soit 1 mois avant le depart officiel de Fidel), il me dit qu'il pense que Raul sera rapidement amene a diriger le pays, seul cette fois...qu'avec lui, des reformes sont possibles...que ces reformes sont cruciales pour la survie non seulement du regime mais du pays tout entier, qui, subissant l'embargo americain de plein fouet a de plus en plus de mal a s'en sortir economiquement ce que je constaterai par moi-meme partout ou j'irai. Il rajoute qu'il ne pense pas que l'on assistera a un changement radical du jour au lendemain et que d'ailleurs un changement trop violent, trop rapide pourrait etre desastreux pour l'economie cubaine... Et puis d'ailleurs, toutes les choses du regime actuel ne sont pas forcement a jeter : avec la gratuite de la sante (sans doute le meilleur systeme de sante d'Amerique latine), la gratuite de l'ecole (un taux d'analphabetisation proche de 0), la subvention pour les transports, pour l'alimentation, mais egalement pour la culture (avec des tarifs tres interessant par exemple pour se rendre au theatre), le systeme a des bons cotes et il serait dommage de tout supprimer. Sans oublier qu'a la différence de nombreux autres pays, l'insecurite, la drogue et les crimes sont quasiment absents de l'ile...

Tous les jours, je passerai 1 a 2 heures a parler avec lui et je dois dire que ce fut passionnant de decouvrir ce pays de l'interieur... En dehors de Rolando, j'aurais egalement la chance de rencontrer Juan Lazaro Besada Toledo : esperantiste, docteur en theologie, ecrivain et poete a ses heures perdues... J'avais en effet rencontre a Cali en Colombie Rafael, egalement esperantiste, qui m'avait heberge plusieurs nuits chez lui et qui m'avait confié un ouvrage de theologie pour Juan... Juan est quelqu'un de passionnant; je ne me lasse pas de l'ecouter...ah si seulement j'avais eu un peu plus de temps pour bavarder assis dans un de ses fauteuils a bascules...Avant de partir, il tient a m'offrir son dernier ouvrage : un recueil de poemes "Desde mi paramo"...

Le dernier jour, quelques heures avant mon vol pour le Mexique, je rencontre Alienski (oui, le regime laissera des traces jusqu'aux prénoms), jeune professeur d'informatique dans une universite de la Havane. Je suis encore une fois un peu triste de ne faire cette rencontre que le dernier jour tant il me parait sympathique...
Encore une fois, j'apprendrai beaucoup en tres peu de temps mais je ne peux m'empecher d'eprouver une grande deception en partant de Cuba pour avoir perdu beaucoup de temps a faire de mauvaises rencontres avec des personnes mal intentionnees contre finalement tres peu de temps avec ces cubains ouverts, cultivés et passionnant...

Cuba ne restera donc pas parmi mes meilleurs souvenirs mais je pense que c'est essentiellement du au peu de temps de mon sejour dans l'ile et au fait que je suis reste dans des lieux trop touristiques... Mon escapade dans le centre du pays dans la region idyllique de Cienfuegos ou de la Trinidad me permettra de sortir de la Havane et de decouvrir un autre Cuba; De ces quelques jours dans cette region resteront dans mes souvenirs ces autoroutes vides (la voiture restant un luxe pour la majorite des cubains), la rencontre de deux boliviennes etudiant la medecine (comme beaucoup d'autres sud americains pour qui Cuba reste la Mecque de la discipline) et qui me conteront notamment qu'elles ne voulaient plus avoir de petits amis cubains car ces derniers toujours trop interesses...L'une d'entre elle ayant quand meme été chargée par son ex petit ami de lui ramener un velo de Bolivie...
et enfin cette petite anecdote qui illustre bien la difficulte de la situation economique actuelle : je me mets a en rechercher un jour du dentifrice et une brosse a dent a Cienfuegos... Et la, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'il etait totalement impossible de trouver ces articles (quand meme assez basiques) : apres 3 heures de marche et une trentaine de boutique faites, oh miracle!!! il reste 3 brosses a dent et quelques dentifrices dans le plus grand magasin de Cienfuegos (150 000 habitants quand meme)...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Encore une fois, et comme le montrent les derniers evenements politiques qui s'y sont deroules ces dernieres semaines, le pays est en train de changer et je suis plein d'espoir pour tous les gens adorables que j'ai pu rencontrer la bas et qui, malgré mes quelques mesaventures, me donnent envie de repartir dans ce pays si beau.



Allez, je ne peux pas resister au plaisir de vous passer un petit Guantanamera !!!!

Well ok, I can't resist giving you the pleasure of listening to a little bit of Guatanamera !!!!





PS : ah oui maintenant que j'y pense, c'est quand meme rigolo de penser que les deux seuls pays d'Amerique Latine ou je suis alle et ou le foot n'était pas le sport N.1 sont le Venezuela et  Cuba... où c'est le base-ball qui fait rage... Curieuse ironie du sort, non?....


PS : yes now that I think of it, it's rather funny to think that the only two southern american countries I have been where football wasn't the number one sport are Venzuela and Cuba... where the craze is baseball ... Rather ironical, isn't it ?




Cuba libre or almost…..

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After nearly 9 months travelling, my journey nears its end… My budget is starting to get dangerously low… The result being that I haven’t got the means to do what I had initially intended, i.e. crossing Central America up to Mexico….  Instead, I have to go directly to Mexico where I take my flight back home…  But, when I hear that it’s going to cost me the same price to go directly from Colombia to Mexico than to stop over in Cuba, not a moment’s hesitation, I go right ahead!!!!

 

So it’s without a care in the world that I head towards Cuba… with nothing, no travel guide, no additional information, making the mistake of thinking that after 9 months in South America, I don’t need any guides to get about on my own, especially as regards addresses all tourists rush to in mass…. I will very quickly realize that it was rather presumptuous of me, all the more as Cuba is not only very different from all the other South American countries but above all is a world totally apart compared to everything I have experienced before…

 

Never mind ! Here I am in La Habana, the city one has seen over and over again in so many films and documentaries which never fail to show its surrealist 60’s atmosphere, its colonial architecture, its beautiful Americans (I mean cars..), its huge capitol (which strangely reminds us of another one), its old Habaneros who, while smoking a cigar under the shade of a palm tree, watch the city moving or peacefully play chess… not forgetting the soft melodious sound of a radio airing its cubano and Buena vista social club…

 

All these clichés, even though they represent part of what I will see, are nevertheless only a superficial vision of reality.

Indeed, in spite of the words of propaganda, “Vamos bien”, one should also add : a majority of the city’s buildings (and sometimes genuine palaces) in a state of advanced ruin, dirty and unkept streets, alarming prostitution and recurrent swindling.

 

In spite of the 9 months travelling I can be credited for, I will be swindled (for the first time) like the most naïve of tourists…I’m not really proud of this episode first for my naivety and second because I could have avoided this a thousand times if only I had read any kind of tourist guide…But all the same I will tell about it so that it doesn’t happen to others. However, first,  I must make a little parenthesis about  the Cuban monetary system : in Cuba there are 2 currencies in circulation : one is the peso cubano and the other, introduced in 2005, is the convertible peso cubano (worth about 1$ and 24 pesos cubanos)…It’s my first day in Havana…I’m walking around in this legendary city. After several hours, I sit on a bench opposite the Museum of the Revolution… In spite of the rain, it’s very hot… I take a break while watching the charming plaza in front of me…A Cuban, about 30, passes, looks at me and stops; he asks me where I come from and what I am doing here. We begin chatting; football, Zidane are, as often, the first topics of conversation.  Very quickly, he also tells me about the problems of Cuba, that the situation is really difficult for most Cubans, that if you don’t have 2 or 3 jobs at the same time, life is complicated here… Anyway he seems rather nice. I tell him about my wish to bring back cigars for my friends in France but that the prices in shops (for tourists) are about the same as in Europe.  So he takes me to friends of his who smuggle Monte Christos…  Real or not, difficult to say considering my lack of knowledge in this domain, but the price helps me to take my decision…

My “new friend” then suggests that we go and have a drink which I accept with pleasure. 

While drinking a “pina colada”, he explains that he is a gym teacher at a school but that it isn’t sufficient to live with.  Then we change subject… He wants to explain the currency system in Cuba.  I tell him I already know about it but he insists…  And indeed he tells methat apart from the peso cubano and the convertible peso cubano there exists a third currency : the “chavito”, this currency being Castro’s invention and a sort of  further means of swindling foreigners in Cuba…In exchange for a convertible peso, the Cubans and only them, can obtain 1,25 chavito…a chavito having the same value as a convertible peso..

In short, a) 1 convertible peso = 1,25 chavito when the exchange is done by Cubans in a exchange bureau

              b) foreigners don’t have access to the chavito

              c) 1 chavito = 1 convertible peso in shops

So the calculation is quickly made : it’s worth while giving my convertible pesos to such a considerate friend so that he can change them into chavitos, this will multiply my budget by 1,25.

What follows is standard : we go to an exchange bureau where I wait for him outside; he changes my convertible pesos (fortunately I will only give him a quarter of what I had, but nevertheless….) then discreetly gives me my well earned chavitos…and then under the excuse of having to go home for whatever reason, disappears…Not even 20 seconds later, I realize I have been taken for a ride.  More than for the amount in itself (which is however not negligible), I am in a fit of rage for having been such an easy sucker…the chavitos he has given me are in fact pesos cubanos…which, as a reminder, are worth 1/24th  of the convertible pesos I had given him.

As exaggerated and unbelievable this story may seem today, I was taken in mainly by two things : the trust I had in this guy and the absolute belief that the Cuban government does everything to get tourists to spend a maximum (the latter being not necessarily false).

Conclusion and end of this little parenthesis : if you ever go to Cuba, read you travel guide and don’t ever change money in the street or in an exchange bureau through someone else…

 

So, let’s get back to Havana.  During my short visit, I stayed at Rolando’s, a man in his fifties.  My stay with him is not  cheap (25$ per night….i.e. the most expensive I ever paid during my whole journey) but 1) I don’t really have the choice as for foreigners, apart from the luxury downtown hotels (at 80$ per night) overrun with tourists from all over the world, there are only B&B’s and they aren’t cheap.  2)  I don’t regret staying with him as, apart from being a very nice man, I will learn a lot from him about Cuba.

First, that medicine doesn’t pay in Cuba…A doctor earns between 20 and 30 $ per month, so better change to something else, as he did, renting out rooms, which means 20 to 30 $ per day…

As you probably know, it is forbidden for Cubans to leave Cuba.  To leave the country, there are 3 solutions : the first one is to marry a foreigner but apparently the paper work takes10 years so better be patient; the second one is to have a profession that allows you to travel (but with the obligation to come back of course).  For example, as a doctor, Rolando had the opportunity to go to Tanzania during its socialist experience ;  finally, the last one : dozens of Cubans risk their lives each day trying to reach the American coast which is so near…

In Cuba it’s very difficult, not to say next to impossible to buy a house or a car…What’s possible on the other hand is to swap, as Rolando did : his previous house in perfect condition for a much bigger but dilapidated flat…that he renovated himself to make it into a B&B…rather a good calculation in the end…

In Cuba, impossible (at least up till very recently due to recent changes) to buy a computer or to have access to the internet if not required by your profession… In Cuba, impossible to have a cell phone, the only means is to buy this right from a foreigner with a cell phone.  In Cuba, it is forbidden for Cubans to go to hotels for tourists (but this has also changed since Raul’s accession to power)…

It is also forbidden for a Cuban from  Santiago de Cuba (in the South) to be in Havana if he doesn’t have a written authorization…
It’s difficult to give an exhaustive list of all these bans as there are so many…

It’s quite simple, Rolando one day tells me that to understand Cuba, you must know that absurdity is the key-word..

 

And what about Castro ??  Rolando has never seen him… more than a legend, he appears to be a myth…  Nobody knows where he lives, nobody knows what he does, nobody knows where he is, in short, nobody knows much about him apart from the myth which has been created… This week, the election for members of parliament is taking place…there is a large choice : the communist party, the communist party or the communist party… everything is supervised at each street corner by  the CDR (committee for the defence of the revolution)

And when I ask my host what he thinks about the future (and we are only in January 2008, i.e. one month before the official resignation of Fidel), he tells me he thinks that Raul will be very soon  led to rule the country, alone this time.., that with him, reforms are possible…that these reforms are crucial for the survival not only of the regime but of the whole country which for years has been undergoing the American embargo. He adds that he doesn’t think there will be a radical change from one day to the other and that moreover a too violent, too rapid change could be disastrous for the Cuban economy. And what’s more, of the present regime all isn’t necessarily to be thrown away : with a free health system (one of the best in the world), free education (the rate of illiteracy is next to 0),  transport and food but also culture aids ( for example very cheap prices for theatre), the system has its good sides and it would be a shame to eliminate everything.

 

Every day, I will spend 1 to 2 hours discussing with him and, I must say, it was fascinating discovering the country from the inside…  Apart from Rolando, I will also be lucky in meeting Juan Lazaro Besada Toledo : Esperantist, doctor in theology, writer and poet in his spare time…I had indeed met in Cali (Colombia), Rafael, also an Esperantist, who had put me up several nights and entrusted me with a book for Juan…Juan is a fascinating person and I only wish I had had more time to talk with him while sitting in one of his rocking chairs…Before I leave, he will insist on offering me his last book “Desde mi paramo”.

 

On the last day, a few hours before my flight for Mexico, I meet Alienski (yes, communism has left its mark right up to names), a young computer science teacher in one of Havana’s universities.  Once again, I’m a little sad to meet him only on my last day as he really seems cool.

Once again I will learn a lot in very little time but I can’t help feeling really disappointed when leaving Cuba for having lost so much time in meeting the wrong type of people, and having finally spent so little time with all those other Cubans, open, cultured and fascinating …

 

Thus Cuba will not remain as one of my best memories but I think it is essentially due to the shortness of my stay and to the fact that I kept too much to tourist areas…My escapade to the centre of the country with the dreamlike scenery of Cienfuegos or La Trinidad enabled me to leave Havana and to discover another Cuba.  Of the few days in this region I will keep in memory these empty highways (cars still being a luxury for most Cubans), my meeting with two Bolivian medical students (like many other South Americans for whom Cuba is still the Mecca in this domain) who will tell me in particular that they didn’t want to have Cuban boyfriends anymore as they are too self-interested…One of them was in fact asked by her ex-boyfriend to bring him back a bicycle from Bolivia…And finally this funny little anecdote which shows the difficulty of the economic situation : looking for a toothbrush and toothpaste in Cienfuegos, I’m astonished to find that it’s impossible to find these items (which are after all really quite basic).  After a 3 hours walk and about 30 shops visited, oh! Miracle!!! In the biggest store of Cienfuegos (150 000 inhabitants !!) there are 3 toothbrushes left and a few toothpastes….

 

Once again, as the latest political events which have taken place in the past few weeks, in the past few months, show, the country is undergoing a change and I’m full of hope for the wonderful people I met there, who, in spite of my little misadventures, make me want to go back to this so beautiful country.

 

par Emmanuel publié dans : Cuba
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Jeudi 28 février 2008

Après ces quelques jours passés à Bogota, me voilà reparti pour des terres plus calientes. Direction Armenia où Karen m'avait proposé de passer noel avec sa famille. Au terminal de Bogota, c'est le branle-bas de combat; tous les bus sont pleins; heureusement que Diégo m'avait prévenu la veille et que j'ai déjà mon billet... Beaucoup de colombiens habitant a Bogota quittent en effet la ville à ce moment pour passer les fêtes en famille dans les autres villes du pays.
Et effectivement, en arrivant à Armenia, la ville a un autre visage que 3 semaines auparavant...Le calme et la tranquilité de cette capitale du café ont laissé la place à l'agitation et à la folie de noel. En général, quand on pense à la folie de noel, on pense surtout à la folie des jours précédant  ce moment de fête où tout le monde se rue dans les magasins pour acheter les cadeaux de dernière minute...C'est également le cas ici mais, noel en Colombie c'est tout de même beaucoup plus que ça... 

Ici, tout commence fin novembre ou les lumières de l'alumbrado illuminent les villes du pays. Mais attention, je ne vous parle pas de vagues illuminations comme on en a n'importe où mais de véritables créations artistiques différentes partout et en générale assez reussies. Colibris, carosses, sirènes, papillons, bateaux...tout un univers fantastique est représenté dans une avalanche de formes et de couleurs!

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Tout le monde se réunit à la tombée de la nuit sur ces places illuminées pour y écouter les fameux conteros, se ballader en dégustant un bueñuelo (pâte frite au fromage) ou juste profiter du spectacle. Dans certaines villes comme Medellin, certains espaces sont même aménagés spécialement pour l'occasion. Ainsi, une immense rue longeant le rio negro devient un lieu où toute la ville vient se promener en décembre pour profiter des magnifiques illuminations et de l'atmosphère de fête qui y règne. 

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Partout, et même dans les villes de la côte au climat tropical, les arbres de noel sont présents sans oublier les immanquables pecebres (creches)... Et mis à part jingle bells qu'il est parfois étrange d'écouter par 35 degrés à l'ombre, les colombiens adorent chanter les cantiques (villancico). Ainsi, pendant les 9 nuits précédant noel, petits et grands se réunissent entre voisins pour chanter, manger, partager un bon moment ensemble. Encore une fois, c'est pour moi, une énième opportunité d'être témoin de cette fameuse joie de vivre, cette fabuleuse énergie à faire de chaque jour une fête et cette solidarité sans faille entre les différents membres de la communauté.

Cette période de l'année n'a néanmoins pas que des aspects positifs...Ainsi,à Cali, je recois un jour un tract encourageant les gens à ne rien donner aux pauvres qui viennent mendier dans les rues et surtout jamais aux enfants...la raison est simple; avec les fêtes arrivent dans les centres villes des centaines voire milliers de reclus, familles pauvres des banlieues et quartiers pauvres des grandes villes dans l'unique but de mendier. Ce sont parfois des gens qui ont les moyens de vivre mais qui pour arrondir leur fin de mois se mettent à utiliser le moyen des plus necessiteux...Ainsi, les enfants sont envoyés dans les rues et l'argent qui revient dans la poche des parents ne sera pas toujours utilisé a bon escient...Pire, j'entends même que certaines femmes louent des bébés à l'heure afin de mendier plus efficacement... C'est assez triste...

Bref, nous sommes le 24 décembre, c'est la nochebuena que nous nous apprêtons à célébrer chez une des tantes de Karen qui habite également à Arménia. En chemin, nous sommes témoin d'un fait bien triste pour un 24 décembre... Nous sommes dans la voiture qu'Arturo, le cousin de Karen conduit. Je suis à l'arrière de la voiture à regarder les gens dans les rues régler derniers achats et préparatifs quand je vois soudain, et du coin de l'oeil, une masse sombre arriver à pleine vitesse du trottoir d'en face...La masse se dirige vers nous, j'en suis conscient mais à peine ai-je le temps de réaliser qu'il s'agit d'un groupe de 5 chevaux au galop, que nous avons déjà passé le rond point où ces derniers arrivent...sans prévenir....
Malheureusement, le motard derrière nous n'aura pas cette chance et c'est totalement impuissant que je vois l'inévitable arriver : le motard en essayant d'éviter ces chevaux "fous" s'effondre dans un vacarme assourdissant sur la chaussée... Lorsqu'on fait marche arrière pour voir si l'on peut faire quelque chose (Karen est en dernière année de médecine), les pompiers sont dejà là...mais l'homme est toujours inerte, sur la chaussée... Les larmes aux yeux, nous nous en allons mais je n'arrive toujours pas à croire que dans cette ville de 350 000 habitants, des chevaux peuvent arriver à toute vitesse sur des routes du centre ville... C'est aussi ça la Colombie...

Enfin, nous voilà chez la tante...J'ai oublié de vous présenter à la famille de mon hôte. Ce sera d'ailleurs plutot difficile car il y aura en tout une cinquantaine de personnes ce soir-là !!! Oui...de toute la Colombie viendront les quelques 30 cousins (en fait surtout des cousines...) de Karen en rajoutant à cela les oncles, les tantes et les grands- parents!!! Dans un brouhaha pas possible, les gens se retrouvent avec joie, dansent des airs de merengue et boivent sans trop de mesure l'inévitable aguardiente...
Bref, un noel à la colombienne!!! Pour moi qui était habitué aux noels les plus tranquiles du monde avec ma soeur, ma mère et mon père...quel choc!!! 
A minuit, c'est le moment tant attendu!!! L'ouverture des cadeaux du niño dios... Et là, nous sommes partis pour une heure pour déballer un par un les quelques cent cadeaux au pied du sapin... Le principe est en effet que chacun fasse un cadeau à chacun...50 cousins qui font chacun un cadeau à chacun, pas la peine d'avoir fait polytechnique pour comprendre que cela va prendre un moment... Un des oncles de Karen, qui n'a visiblement aucun mal à "chauffer la salle" joue le rôle du speaker en dévoilant à haute voix l'identité de celui qui recoit et de celui qui a fait le cadeau... Tout ça sous l'applaudissement de son auditoire pour chaque regalo...heureusement que les voisins font de même !!! 



Puis la fête reprend son comble et ce n'est qu'après de nombreuses bouteilles d'aguardiente que la fatigue commencera à se faire sentir...

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Le lendemain, c'est Navidad (noel)... ou plutot une remise en forme après la soirée de la veille... Le matin, tout le monde revient chez la tante pour un bon petit déjeuner et ensuite, direction una finca que la famille a loué pour l'occasion... La finca se trouve à une heure de route, en pleine campagne d'el eje cafetero...aux milieux d'une végétation luxuriante, des nombreux caféiers sans oublier ces immenses forêts de guaduas (bambou local) qui nous entourent... 
Au milieu de tout ça, il y a une piscine, des hamacs et una parrilla de lechona (cochon farçi)... et il fait une chaleur telle que je l'échangerais presque pour mon froid habituel!
Au milieu de l'après midi, après avoir bien déjeuné et récupéré de la veille, une partie improvisée de water polo s'organise! Tout le monde finit par se retrouver dans la piscine...des plus petits aux plus grands! Et bien sur, toutes les règles pour prendre la balle à l'adversaire sont permises...Ainsi, dès que vous recevez la balle, mieux vaut ne pas la garder trop longtemps car vous vous retrouvez vite noyé par une demi douzaine de personnes!! Et le meilleur marqueur dans tout ça?? sans aucun doute le grand père de 75 ans qui fait un tabac!! J'en suis dégouté...

En début de soirée, des feux d'artifice sont tirés mais je m'éloigne assez vite de la zone de tir car cela part dans tous les sens et je n'ai pas vraiment envi de me prendre une fusée en pleine face...d'autant plus que chaque année des dizaines d'accidents mortels se produisent dans tout le pays...
Ce soir la, tout le monde s'endormira très rapidement avant de recommencer à se préparer en vue des festivités du nouvel an...mais c'est une autre histoire!!!




Christmas in Colombia
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After the time spent in Bogota, I’m on my way again towards more “calientes” (warmer) lands. Heading for Armenia where Karen has invited me to spend Christmas with her family. At the bus terminal of Bogota, it’s complete havoc; all the buses are full; fortunately Diego had warned me beforehand and I have already bought my ticket…Indeed many Colombians living in Bogota  leave town at that period to spend the Christmas holidays with their family in other cities of the country. And effectively, on arriving in Armenia, the city is completely different from 3 weeks ago…. The calm and quietness of the coffee capital have been replaced by the bustle and madness of Christmas. Generally, when one thinks of the madness of Christmas, one usually thinks of the preceding days when everybody is rushing to the shops buying last minute presents…It’s also the case here but Christmas in Colombia is nonetheless much more than that…
 
Here, everything starts end of November when the lights of the “alumbrado” illuminate the cities of the country. But pay attention, I’m not talking about the typical kind of illumination you can see anywhere but of real artistic creations, different in each city and usually quite spectacular. Hummingbirds, coaches, mermaids, butterflies, boats…a complete fantasy world is represented in this avalanche of forms and colours.
 
Everybody gets together at nightfall on illuminated plazas to listen to the famous “conteros”, take a walk while savouring a “buenuelo” (fried pastry with cheese) or just enjoy the spectacle. In some towns like Medellin, some streets are specially converted for the occasion. Thus, an extremely long street running along the Rio Negro becomes the place where the whole town comes to take a stroll in December, enjoying the beautiful illuminations and the festive atmosphere.
 
Everywhere, even in the tropical coastal towns, you will find Christmas trees, without forgetting the inevitable pecebres (Christmas crèches)… And apart from Jingle Bells, which seems rather strange to listen to when it’s 35° Celsius in the shade, the Colombians love to sing hymns (villancico). Thus, during the 9 nights before Christmas, neighbours, children and adults, get together to sing, eat, share a good time together. Once more, it is for me another opportunity to witness this famous “joie de vivre”, this fabulous energy in making out of each day an occasion to celebrate and this unfailing solidarity between the different members of the community.
 
Nevertheless, this time of the year has not only got positive aspects. Indeed, while I’m in Cali, I one day receive a leaflet advising people not to give anything to the poor who come begging in the streets ,and above all, never to children… The reason is simple : during the Christmas holiday season, hundreds, even thousand of poor families from the suburbs and the poor areas of the big cities flood the centre of the cities to beg. It happens sometimes that people who are not so poor use this way to make a little more money…Thus, the children are sent in the streets and the money which ends in their parents’ pockets is not always used in proper fashion…. Even worse, I am told that certain women hire babies by the hour in order to beg more efficiently… It’s rather sad.
 
So, it’s the 24th of December, we are going to celebrate the “nochebuena” at one of Karen’s aunts who also lives in Armenia. On the way, we witness a really sad event for a Christmas eve. We’re in the car driven by Karen’s cousin Arturo. I’m sitting in the back, watching people in the street busy with their late shopping and preparation when I suddenly see from the corner of my eyes a dark mass coming at great speed from the direction of the pavement across the street… the mass is coming towards us, I am conscious of it but as soon as I realize it’s group of 5 galloping horses, we have already passed the roundabout where they are arriving…without any warning…
Unfortunately, the man on the motorcycle behind us won’t have our luck and, completely helpless, I watch the inevitable happening: in trying to avoid the “crazy” horses, the man falls with a terrific noise. By the time we reverse the car to see whether we can be of any help (Karen is in her last year of medicine), the man is already taken care of… but he is totally lifeless lying on the road…We drive away with tears in our eyes but I can’t really come to believe that in this town of 350 000 inhabitants, horses can suddenly appear at high speed on the streets of downtown…. This also is Colombia…
 
At last, we arrive at the aunt’s house… I forgot to introduce you to the family of my hostess. It will indeed be rather difficult as there are about 50 people this evening!!! Yes… Karen’s 30 odd cousins (mainly girls in fact…) plus uncles, aunts and grand-parents have come from all over Colombia. In an indescribable hubbub, they are all happy to meet again, to dance on Merengue music and drink without measure the inevitable “aguardiente”…
In short, a Colombian Christmas!!!  For me, used to the quietest Christmases in the world with my sister, mother and father… what a shock!!! Midnight is the moment everybody is waiting for!!! The opening of the “nino dios” presents…. And then, we are off to open one by one the one hundred or so presents at the foot of the Christmas tree…indeed the rule is  that each one offers a present to all the others…50 cousins offering a present to each other, no need to have been to MIT to understand that it’s going to take quite a while. One of Karen’s uncles, who visibly has no problem in warming up the audience, plays the part of the entertainer revealing aloud the identity of the person receiving the present and that of the giver… All this with the applause of the audience for each “regalo”…It’s a good thing the neighbours are doing the same!!!
Then the party starts swinging again at full height and, only after many bottles of Aguardiante, will tiredness eventually come over.
 
The next morning is Navidad (Christmas)….or rather getting back in shape after the party of the night before….In the morning, everybody is back at the aunt’s house for a hearty breakfast and then it’s off towards the “finca” (hacienda) that the family has rented for the occasion…The finca is about an hour away, right in the el eje cafetero country…in the middle of lush vegetation, coffee trees, not to forget the huge forests of “guaduas” (local bamboo trees) which surround us.
In the midst of all this, a swimming pool, hammocks and “une parrilla de lechona” (stuffed pig)….and the heat is such that I’m about ready to exchange it for my usual cold….
In the middle of the afternoon, after having had a good lunch and recovered from the night before, an improvised game of water-polo is organized! Everybody ends up in the pool… from the youngest to the oldest! And of course, all rules are permitted to get the ball away from the opponent… thus, as soon as you’ve got the ball, better not  keep it too long unless you want to find yourself drowned underneath half a dozen other people!!! And who’s the best pointer in all this?? Without doubt the 75 years old grand-father who is proving to be a hit!!!! I’m discouraged….
 
In the beginning of the evening, there are fireworks but I move away rather quickly from the fire line as they’re sending them in all directions and I really don’t want to get hit by one…even more so as each year dozens of fatal accidents happen in the whole country…This evening, everyone will go to sleep very quickly before getting ready for the festivities of the new year…but this is another story!!!!
par Emmanuel publié dans : Colombia
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Mardi 26 février 2008

Voilà, cela fait maintenant déjà plus de deux semaines que je suis rentré à Paris (pour ceux qui n'étaient pas encore au courant et qui pensaient peut-être que je n'allais jamais revenir dans notre bonne vieille France). 
Alors bien entendu, je pourrais vous dire à quel point c'est étrange d'être ici après 10 mois dans un monde, dans des mondes totalement différents mais je préfère remettre ça à plus tard en revenant tout d'abord à la fin des aventures...d'autant plus que mon dernier article remonte à il y a (déjà) plus d'un mois...d'où encore pas mal de choses à raconter...

Donc, replaçons-nous un peu dans le contexte...C'est la mi-décembre...et j'arrive à Bogota venant du nord du pays ou il faisait jusqu'ici chaud voire très chaud... A l'arrivée dans cette mégalopole de 8 millions d'habitants, le choc est là!! Déjà, il tombe sans arrêt des trombes d'eau (ce qui inonde presque immédiatement toutes les chaussées), la ville me semble grise à en pleurer et, en plus, il fait beaucoup plus froid (2600m obligent) que dans les autres villes que j'avais visitées auparavant...Du coup, j'ai comme un aperçu d'un mois de décembre d'une autre ville beaucoup plus familière que je ne citerai pas...
Bref, à première vue, je ne suis pas franchement emballé... en plus, je m'y suis pris un peu  tard dans l'envoi de mes mails à des personnes d'hospitality club, du coup, personne ne peut m'héberger...et tous les hôtels bon marchés, auberges de jeunesse sont complets (la période précédant noël attirant des masses de Colombiens de tout le pays pour faire du tourisme et shopping dans la capitale)...donc mes premières nuits, en plus d'être assez froides (oui, c'est peut-être le fait d'être revenu qui me fait dire ça, mais même à 2600m d'altitude et comme dans n'importe où en Amérique du Sud, oubliez le chauffage...) seront assez coûteuses. 

En me balladant les premiers jours, je comprends effectivement pourquoi les Colombiens disent que Bogota et les Rolos (de Bogota) sont réputés pour être plus froids, plus stressés, plus distants comparés au reste de la population...Personne ne se met à vous parler pour vous demander d'où vous venez, ce que vous faites, etc...dans un des bus du fameux transmilenio (système "ultramoderne" de bus de la ville qui a failli me rendre fou le premier soir où je l'ai utilisé), pas de musique à chaque coin de rue, et une circulation infernale en prime qui ne désemplit que tard dans la nuit... Comme n'importe quelle capitale, malgré ses spécificitées, Bogota, reste beaucoup plus cosmopolite et internationale que les autres villes.

Mais, après deux jours passés un peu en solitaire à pester contre la capitale de ce pays qui m'avait jusqu'ici tellement enchanté, je finis par faire des rencontres intéressantes. Tout d'abord, Nohora, cette Cartagenera faisant ses études de littérature médiévale au sein de la meilleure université publique de Colombie : la Universidad Nacional. Passionnée, elle est également passionnante à écouter même si je dois admettre que, mis à part François Villon ou Umberto Eco, je ne peux que très peu alimenter le débat quand elle me parle de ses lectures...Ensemble, nous en profitons pour visiter le très beau village colonial de Zipaquira où se situe l'extraordinaire cathédrale de sel construite au sein même de la mine de sel... 

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Le lendemain, alors que nous déjeunons dans un petit restaurant d'arépas (pain de maïs garni de jambon, fromage, oeuf etc...), nous rencontrons un nouveau "personnage"... Mauricio...architecte, d'une quarantaine d'années faisant toutefois beaucoup plus jeune avec son survêtement aux couleurs de Liverpool, je le prends d'abord pour le gérant du restaurant. Mais, après avoir pris notre commande, il nous apprend qu'il n'est en fait là que pour rendre service a la "vraie" propriétaire du lieu, amie de longue date... Et, pendant 4 heures, se met à nous raconter une histoire passionnante, un peu invraisemblable parfois, totalement farfelue la plupart du temps...sa vie! ou plutot des bribes...
Alors entre l'histoire d'une voisine, ancienne responsable financière des FARC travaillant aujourd'hui avec la DEA (drug enforcement administration) qui lui aurait révélé un peu accidentellement où serait cachée en pleine jungle une mallette remplie des millions de dollars de la vente de la drogue servant à financer les guerrilleros...ou son emprisonnement (vacances selon lui) suite à une erreur judiciaire dans une prison dorée (avec piscine etc..) où tout s'achète et d'où il aurait monté avec un collègue tôlard italien un business de hamacs revendus à plusieurs clubs de série A...nous sommes servis! ce n'est plus un petit restaurant mais un véritable café théatre...

Enfin...je finis par rentrer en contact par Hospitality avec Diego, qui me propose très gentiment de m'héberger le temps qui me reste à Bogota. Encore une fois, c'est un accueil de luxe auquel j'ai droit! Diego, d'environ 28 ans, est un jeune cadre (super dynamique) travaillant dans une boite de pub. C'est la dernière semaine avant les vacances de noël et le budget pour 2008 de son entreprise est à boucler pendant les jours où je suis là d'où des journées remplies de réunions à n'en plus finir pour lui...Malgré cela, on sortira presque tous les jours à la découverte de cette capitale finalement beaucoup plus intéressante que ce que ma première impression m'avait laissée. Entre son magnifique coeur historique, sa vie culturelle, ses nombreux musées, ses universités (les plus prestigieuses en Colombie), son Montserrate d'où on s'aperçoit à quel point la ville est gigantesque et enfin tous les jeux de lumières des périodes de fête, Bogota est loin de ne pas avoir d'atouts... Mais comme je l'ai déjà dit plus haut, et comme c'est bien souvent le cas dans une capitale, Bogota reste très différente du reste du pays... jusqu'à la musique diffusée sur les radios ou dans les bars ou discothèques, beaucoup plus américaine ou européenne. 

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Du haut du Montserrate...

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De l'autre côté, c'est sympa également...
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L'artère commerciale

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Avec Diégo

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Avec tout le monde!!!

Bogota a beau être beaucoup plus à la mode "occidentale", il reste des choses pour lesquelles on sent qu'on est encore en Amérique du sud... Après près de 9 mois d'utilisation de mes baskets qui m'ont quand même permis d'arriver jusqu'ici en subissant la pluie, la boue, le vent, la neige, le sable...elles ne ressemblent vraiment plus à rien comme vous pouvez le voir sur la photo... J'ai même depuis plusieurs semaines vraiment très honte à chaque fois que je sors...Mais j'ai une bonne excuse qui est en même temps un sacré handicap quand on habite dans cette partie du monde...je fais du 45...non il n'y a pas de discrimination envers les personnes faisant du 45 mais c'est surtout totalement IMPOSSIBLE de trouver chaussure à son pied... les pointures s'arrêtant en générale à 43 ici... Bref, je me force tout de même toute une après midi à aller à la recherche du graal en me rendant dans LE quartier de Bogota où il y a le plus d'offres avec toutes les grandes marques que l'on retrouve partout... Après 2 heures de recherche, je finirai par trouver un modèle à ma taille...et après le double de temps, une paire mettable (en tout, la 4ème paire en 45...)

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Bon, oui...C'est un peu la honte....



Bogota, que frio !!!! (how cold!!!)
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There, I’ve already been back in Paris for more than two weeks (for those who didn’t yet know and were maybe thinking that I would never come back to good old France).
Well, of course, I could tell you how strange it is to be here after 10 months in another world, in totally different worlds, but I’d rather put it off till later and, first of all, come back to the end of my adventures….all the more so as my last article dates back to (already) more than a month…and there is quite a lot to relate…
 
So, let’s get back to the context… It’s mid-December… and I’ve just arrived in Bogota coming from the North of the country where, up till now, it was hot, indeed very hot… On arrival in this megalopolis of 8 millions inhabitants, what a shock !! First, it’s poring non stop (which floods all the streets quite immediately), the city seems to me desperately grey and, moreover, it’s much colder (2600 meters high) than in the other cities I previously visited. Thus, I get a sort of  glimpse of a December month in another much more familiar city which I will not mention… Anyway, at first, I’m not really thrilled…plus, as I was late in emailing hospitality club contacts,  nobody can put me up… all the cheap hotels and youth hostels are full up (the period preceding Christmas attracts to the capital masses of Colombians from all over the country for tourism and shopping)… so my first nights, on top of being cold (yes, it’s maybe the fact of being back that makes me say this but even at 2600 meters high and like everywhere else in South America, forget the heating…), will be quite expensive.
 
On the first days, walking around, I indeed understand why the Colombians say that Bogota and the “Rolos”(from Bogota) have the reputation of being colder, more stressed, more distant as compared to the rest of the population.. Nobody starts talking to you, asking where you come from, what you do, etc…in one of the famous “transmilenio” buses (“ultramodern” bus system which nearly drove me crazy  the first evening I took it), no music on each street corner, plus a hellish traffic which only starts dying down late at night…   Like all capitals, Bogota, in spite of its specificities, is much more cosmopolitan and international than any other cities.
 
But, after two rather lonely days spent grumbling against the capital of this country which had enchanted me so much until then, I end up making interesting encounters. First of all, Nohora, a “Cartagenera”,  studying medieval literature at the best public university of Colombia: La Universidad Nacional.   Enthusiastic, she is also fascinating to listen to, even though I must admit that apart from François Villon and Umberto Eco, I can very little participate to the conversation when she tells me about her readings…Together, we will visit the very beautiful colonial village of Zipaquira where you can find an extraordinary salt cathedral built right inside a salt mine…
 
The next morning, as we are having lunch in a little restaurant, eating “arepas” (corn bread with cheese, ham, egg, etc), we meet a new “character”…Mauricio…architect, forty something but looking much younger in his track suit displaying the colours of  Liverpool’s football club. At first, I mistake him for the restaurant’s manager. But, after having taken our order, he tells us that in fact he is only here to help the “real” owner of the place, a long time woman friend of his. And, during four hours, he will tell us the fascinating, sometimes a bit incredible,  most of the time completely crazy story…. of his life! Or rather, bribes… So,  between the story of a woman neighbour, formerly in charge of the FARC’s finances, working now with the DEA (US Drug Enforcement Administration) who quite accidentally disclosed where a briefcase full of millions of dollars of drug money for the guerrilleros was hidden in the jungle… or his imprisonment (holidays, according to him) following a miscarriage of justice in a golden prison (with swimming-pool, etc…) where everything could be bought and where, he says, he set up a hammock business with an Italian prison mate, selling those to several football clubs… We are lucky ! It’s not just a little restaurant anymore but a real one man show….
 
At last… I end up, through Hospitality club, meeting Diego who very kindly offers to put me up for the rest of my stay in Bogota. Once more, I’m given a most fantastic welcome ! Diego, who is about 28, is a young (and super dynamic) executive working for an advertising agency. It’s the last week before the Christmas holidays and the budget of their firm for 2008 has to be balanced during the time I’m here, which means days and days of endless meetings for him... Yet, we will go out nearly every day discovering this capital finally much more interesting than the impression I’d got at first. Between it’s lovely historical centre, its cultural life, its numerous museums, its universities (the most prestigious in Colombia), its Montserrate from where you realize how enormous the town is and lastly all its Christmas illuminations, Bogota is far from having no assets…But, as I’ve already said it above, and as it’s often the case for a capital, Bogota is quite different from the rest of the country… up to the music on the radios or in the bars and discotheques, which is much more American or European.
 
Even though Bogota is much more “occidental”, there are things which make you feel you are still in South America… After nine months of heavy use, my shoes, which nevertheless got me here through rain, mud, wind, snow, sand… don’t bear any resemblance to anything as you can see on the photo… I’ve been even rather ashamed for the past few weeks each time I went out… But I have a very good excuse, which  at the same time is a great handicap when you live in this part of the world…I take a size 45… no, there is no discrimination against people taking a size 45 but it’s just that it’s totally IMPOSSIBLE to find, sizes here usually stop at 43…   So, I force myself to spend a whole afternoon to go in quest of the “grail” by going to THE area in Bogota where you can find the biggest choice with all the brands you find everywhere. After searching for 2 hours, I will end up by finding one pair in my size… and after double the time, a decent one (all in all, the 4th pair in size 45).
 
 
par Emmanuel publié dans : Colombia
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Lundi 14 janvier 2008

iBon là changement de decor par rapport a l'article precedent, il est 3h du matin, je suis dans le terminal de bus de Bogota...et je prends mon avion dans 4 heures pour...Cuba.... 
Donc, oui, je suis tres en retard en sachant que le dernier article ne fait que remonter a la fin du mois de novembre....
Je vais donc essayer d'aller un peu plus vite ce coup ci...

Donc, fin novembre, pendant que tout le monde se prepare a feter noel ici et la, je continue ma route vers le sud : les 2 prochaines villes, Pereira et Armenia font partie d'El Eje Cafetero... soit la region de Colombie d'ou vient le fameux cafe...

Encore une fois, les paysages de vallees ou se melangent bananiers, palmiers et arboles de cafe rendent le decor somptueux... D'autant plus que la vegetation est plus luxuriante que jamais!
Chaque trajet en bus entre deux villes est un veritable plaisir des yeux!!!

Les villes, elles ne sont pas aussi interessantes que Medellin mais les personnes chez qui je resterai a Pereira et a Armenia sont en revanche plus sympas que jamais!!! 

A Pereira, ville avant tout commerçante, dont l'essentiel de la vie se passe dans le centre commercial principal, je resterai quelques jours chez  la famille de Juan David (appelez le J soit Jota en espagnol). Ce sympathique ingenieur environnemental, qui aura la gentillesse de venir me chercher jusqu au terminal de bus, vit chez sa tante avec sa soeur ainee Diana (appelez la flaca soit mince)...Oui, petit detail, mais en Colombie il est tres tres rare de voir des etudiants quitter le domicile parental ou familial...On ne devient independant que le jour ou l'on est capable de s'assumer completement, o sea, le jour ou l'on a un travail... 

Bref, les parents de Jota sont partis vivre aux Etats-Unis il y a 7 ans pour le pere, et 5 ans pour la mere...dans le but de financer les etudes des enfants... En sachant que la mere qui n'avait qu'un visa temporaire ne peut plus rentrer en Colombie sous peine de ne plus pouvoir repartir aux Etats-Unis... N'ayant pas vu ses enfants depuis 5 ans, elle les appelle cependant chaque jour... Je ne peux m'empecher d'etre emu lorsque a mon arrivee, le premier jour, elle souhaite me parler pour me demander si tout va bien, me poser des questions sur mon voyage, etc... 

Je passerai un weekend formidable avec Jota, sa famille et ses amis... ce dernier m'apprend que le centre de Pereira etait encore il y a quelques annees tres dangereux...mais que, depuis que le nouveau maire, proche d'Uribe, a ete elu en 2002, tout va beaucoup mieux... Recette miracle??? Non, il semblerait que tous les delinquants et criminels aient ete tout simplement liquides par des milices paramilitaires embauchees par la mairie... Et du jour au lendemain, vous obtenez le centre ville le plus sur qui soit... et, bien sur, personne ne pose de questions...qui pourrait se plaindre???
  

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Vue de Pereira de chez Jota View of Pereira from Jota's place

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Moi avec Diana et Jota devant la traditionelle creche presente partout... Me with Diana and Jota in front of the omnipresent traditional creche


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Avec Jota, son pote Plaga (comme une plaie...) et 2 charmantes pereiranas... With Jota, his pall Plaga (as in plague) and 2 charming pereiranas

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La Pechochula...personnalite incontournable de Pereira La Pechochula...incontrovertible well known figure of Pereira

Je continue ma route vers Armenia qui n'est qu'a une heure de Pereira. J'en profite au passage pour mentionner que si le climat est toujours tres agreable par les temperatures printanieres qui y regnent comme a Medellin, la pluie entre egalement dans l'equation qui rend un peu l'eje cafetero comme une Bretagne version tropicale... Bref, il pleut toutes les 2 heures a Armenia donc meme quand il fait soleil avec ciel bleu sans nuage, prevoir un parapluie...

Une fois encore, je suis supris de decouvrir une ville, un univers totalement different de toutes les autres villes ou j'etais auparavant... C'est egalement la magie de la Colombie; des villes totalement differentes, de l'accent a la gastronomie en passant par la musique, le folklore local, le climat, la population et jusqu a l'atmosphere generale...
Ainsi, Armenia, capitale du Quindio, province la plus petite de Colombie est la ville la plus tranquille qu'il m'ait ete donne de voir (un pueblito de 300 000 habitants)...ce qui tranche radicalement avec la folie de Cartagena ou l'agitation de Medellin... 
Quand j'arrive un mercredi soir, rien, personne dans les rues...j'ai du mal a me croire en Colombie...
Je resterai chez Karen et sa cousine Nathalia avec qui je passerai 3 jours formidables!
Avec Karen, etudiante en 6eme annee de medecine, je m'entends tres vite super bien... En dehors du fait que la plupart des gens nous demande si nous sommes frere et soeur (ce a quoi je finirai pas repondre que oui...et qui lui vaudra son surnom d'hermanita), elle me parait beaucoup plus espagnole ou meme francaise que colombienne.... Fan de Miro, des Pink Floyd et de casse tete chinois (non il n'y a pas de point de commun a trouver!)...elle est craquante!!! 
A noter que pour obtenir un bon de 50 000 pesos dans un restaurant de la ville, les filles me feront conduire une Nissan Sentra 2.0 que je suis cense acheter un de ces jours...  Ca fait longtemps que je n'ai plus aucune idee du prix des voitures (en fait, je ne crois pas avoir jamais ete au courant) mais 40  millions de pesos o sea, moins de 15 000 euros, ca ne me parait pas si cher, non? 

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Nathalia, moi et Karen

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El jardin botanico de Armenia

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Avec les filles a Salento With the girls at Salento

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El mariposario The butterfly house

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Si ca n'est pas mignon... Isn't it cute ?

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Avec un groupe folklorique a Armenia (oui bon, karen m a un peu aide pour etre bien place...) With a folkloric group in Armenia (ok, I got some help from Karen to be nicely surrounded...)

Les photos qui suivent n ont rien a voir avec un carnaval mais une reconstitution historique de l'arrivee du cafe en Colombie dans laquelle j'ai pris part... A vous de deviner!!
The following photos have nothing to do with a carnival but are a historical reconstitution of the arrival of coffee in Columbia, in wich I took part...I'll let you guess !!!

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COLOMBIA, QUE CHIMBA !!!!! PEREIRA Y ARMENIA
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Well, change of scene as compared with my last article. It’s 3 a.m., I’m in Bogota’s bus terminal… and I’m taking a plane in 4 hours for ….Cuba…
Yes, I’m very much behind on my articles knowing that the last one “only” dates back to end of November…
Thus I will try to be quicker this time…
 
So, end of November, while everyone here is getting ready to celebrate Christmas, I continue my journey towards the South : the next two cities, Pereira and Armenia, are part of El Eje Cafetero… namely the region in Colombia where the famous coffee comes from.
 
Once more, the scenery of the valleys where banana trees, palm trees and “arboles de cafe” mingle, is splendid. All the more so as the vegetation is more luxuriant than ever!
Every bus journey between two cities is breathtaking!!!!
 
The cities are not as interesting as Medellin but the people with whom I will stay in Pereira and Armenia are on the other hand cooler than ever!!!!
 
In Pereira, which is mainly a trading town, whose activity is essentially concentrated in the main commercial centre, I will stay a few days with Juan David’s family (call him J i.e. Jota in Spanish). This friendly environmental engineer, who will kindly come and pick me up at the bus terminal, lives at his aunt’s place with his elder sister, Diana (call her “flaca” i.e. thin)…
Yes, and by the way, it is very rare in Colombia for students to leave their parents’ home… You only become independent when you can take financial responsibility for yourself, when you have a job…
 
In short, Jota’s parents went to live in the USA, 7 years ago for the father and 5 for the mother…, with the object of financing their children’s studies… The mother, who only has a temporary visa, cannot come back to Colombia under the threat of not being able to enter  the States again…As she hasn’t seen her children for 5 years, she calls them everyday… I can’t help feeling touched when upon my arrival, the very first day, she wishes to talk to me to know if everything is all right, to ask me questions about my journey, etc…
 
I will spend a fantastic week-end with Jota, his family and his friends…They tell me that only a few years ago the centre of Pereira was very dangerous… but that, since the new mayor, who is close to Uribe, was elected in 2002, the situation is much better… Miracle formula???
No, it would just seem that all delinquents and criminals have simply been eliminated by the paramilitary militias hired by the town hall…. And this is how, overnight, you get the safest city centre…..and, of course, nobody asks any questions…who could complain???
 
I continue my journey towards Armenia, only an hour away from Pereira. Incidentally, I would like to mention that, although the climate is still very pleasant with spring temperatures as in Medellin, rain is also part of the equation, which in a way makes the Eje Cafetero a tropical version of Brittany… Anyway, it rains every 2 hours in Armenia so even when the sun is shining in a cloudless blue sky, allow for an umbrella.
 
Once again, I am surprised to discover a city, a universe totally different from all the other cities I have previously visited. This too is the magic of Colombia; completely different cities, from the accent to the gastronomy, music, local folklore, climate, population and even  general atmosphere..
For example, Armenia, capital of the Quindio, the smallest province in Colombia, is the quietest city I’ve ever come across (a 300 000 inhabitant pueblito) which radically differs from the madness of Carthagena or the bustle of Medellin… When I arrive on a Wednesday evening, nothing, nobody in the streets… I can’t believe I’m in Colombia.
I will stay at Karen’s and her cousin Natalia with whom I will spend 3 fantastic days!
I immediately get on terrifically well with Karen, a sixth year medical student. Apart from the fact that most people ask us if we are brother and sister (to which I will finally end up saying yes…which will earn her the nickname “hermanita”, little sister), she seems to me much more Spanish or even French that Colombian… Fan of Miro, the Pink Floyds and Chinese puzzles (no, there is no common point to find!)… she’s so cool!!
To get a 50 000 pesos voucher in a restaurant of the city, the girls will make me drive a Nissan Sentra 2.0 that I am meant to buy one of these days…. It’s been quite a while since I had an idea about the price of cars (in fact, I don’t think I ever really any idea at all) but 40 million pesos, less than 15 000 €, doesn’t seem that expensive to me, no ?
 
par Emmanuel publié dans : Colombia
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Dimanche 13 janvier 2008

Voila, une fois de plus, je me retrouve dans un bus a preparer mon article entre 2 villes, 2 points sur la grande carte du continent, 2 moments du voyage...
Alors, entre le morceau de merengue qui ferait danser les morts, le coucher de soleil jaune orange de la cote avec les cactus et la mer des Caraibes a perte de vue, et enfin Lina a mes cotes...difficile de demander plus!!!

Seulement voila, apres pres de deux mois et demi en Colombie, le sejour touche a sa fin et demain, je serai deja loin de ce paradis... L'occasion pour moi de revenir sur ces 2 mois incroyables!!!

Apres Carthagene, je me suis donc dirigé vers le sud... Premiere etape : Medellin. Apres 12 heures de bus eprouvantes dues au enieme passage des Andes, nous arrivons dans la deuxieme ville du pays. Medellin, ville de Pablo Escobar, de Fernando Botero et de la primavera eterna (printemps eternel). En effet, apres la chaleur etouffante de la cote, quel bonheur d'arriver dans cette ville ou la temperature ne descend jamais en dessous de 20 degres et ne depasse jamais les 30... Un petit paradis en somme, situe dans une vallee encaissee de la Cordillere des Andes. Medellin n'est cependant pas connue pour son attrait touristique mais plutot pour etre la fierte du pays et surtout de ses habitants : les paisas. Organisee, verte, modele en matiere de developpement d'urbanisme, elle est le berceau d'un tres grand nombre d'entreprises et la Mecque des entrepreneurs.... Les paisas ont en effet la reputation de pouvoir vendre n'importe quoi (mais sans le ceder a n'importe quel prix..) 
Ville culturelle et universitaire, elle, qui fut le siege d'une veritable guerre entre les milices du gouvernement et d'Escobar dans les annees 90, a egalement ses problemes...Elle affiche en effet les inegalites parmi les plus flagrantes en Colombie :  entre ses zones residentielles ultra securisees (chacune ayant piscine, sauna, terrain de tennis...), ses malls luxueux ou toutes les grandes marques ont pignon sur rue, tout ca dans un cadre depassant de loin les plus beaux centres commerciaux europeens ou encore son Parque Lleras ou toute la jeunesse doree s'affiche dans les restaurants et boites de nuit a la mode...tout cela contrastant singulierement avec les quartiers pauvres repousses aux extremites de la ville, veritables taudis ou la misere se reflete dans les precaires baraques en bois et tole construites les unes sur les autres...
J'ai vraiment l'impression de me repeter inlassablement apres 9 mois de voyage a travers le continent certainement le plus inegalitaire au monde mais difficile de ne pas mentionner cet aspect de la societe colombienne qui saute aux yeux dans chaque endroit, chaque ville ou je serai alle...

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Parque de las luces dans une ambiance assz futuriste...Parque de las luces in quite a futuristic ambience

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Une universite?? un musee d'art moderne?? non... Un centre commercial...A universiy ? a museum of modern art ? No... A commercial mall

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Raul, moi et Andres chez qui je resterai toute une semaine a Medellin Raul, me and Andres at whose place I will stay during a week


Le musee d'Antioquia et les fameuses sculptures du maitre...The museum of Antioquia and the famous sculptures of the master

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Ce qui est egalement surprenant a Medellin, c'est la campagne de publicite dans le metro aerien (seul metro dans tout le pays, exemple de la modernite de la ville... mais surtout ne demandez jamais comment il a ete finance... C'est un sujet qui fache...) contre l'anorexie, veritable fleau ici... Medellin, 3eme ville de la chirurgie esthetique au monde apres Rio et Sao Paulo, voue en effet un culte au corps assez hallucinant..mais cela surtout pour les jeunes femmes dont (selon moi et sans exagerer) environ un bon 80% se font refaire quelque chose... C'est bien dommage car elles sont pourtant loin d'etres moches...

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Ah...las paisas....


Enfin, comment ne pas parler des alentours de la ville ou beaucoup de paisas se rendent en fin de semaine dans leur fincas au fond de vallees toutes plus belles les unes que les autres entre deux chaines de montagnes... Pour avoir fui l'agitation epuisante de la ville une journee pour me rendre a Guatape, un pueblito paisa, typique de la region, je suis totalement conquis par les paysages...C'est absolument magnifique comme vous pourrez le constater...

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Les alentours de Medellin The surroundings of Medellin

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El peñol, gigantesque roche au mileu de nulle part... EL penol, a gigantic rock in the middle of nowhere


Mais j'oubliais le plus important comme d'hab... La gente!!!! bon autant vous dire que c'est une constante dans tout le pays mais c'est vrai que ca a commence a me frapper vraiment a Medellin... Les Colombiens sont incroyablement plus ouverts, plus chaleureux, plus decontractes que nous Europeens rigides et froids... La encore, je sens que je me repete mais impossible de ne pas en parler... A Medellin, et dans la plupart des villes en Colombie, vous pouvez vous faire des amis (et sans le chercher) tous les jours, c'est assez incroyable! Entre Wilson, ce chauffeur de taxi qui me donnera son numero de telephone pour aller se prendre une cervezita quand il m'en viendrait l'envie ou