Jeudi 1 novembre 2007

  Hello tout le monde! Vous trouverez quelques elements plus visuels pour illustrer cette fantastique traversee de l´Amazone avec 2 videos : la premiere montrant l´abordage de notre bateau par des pirogues de pecheurs des environs vendant leur produit a bord et la deuxieme la vie sur le pont!

Bon je vous laisse car je file a une enorme manifestation estudiantine anti-chavez... Oui, estoy ahora en Caracas en Venezuela!!!
Je vous conseille d'ailleurs vivement de lire l´article du monde ci dessous car ce qui est en train de se passer ici pourrait tres vite s´averer dramatique...

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-968823,0.html



Pecheurs de l amazone - Amazon fishermen
Uploaded by eboros

 


Croisiere sur l amazone - Sail on the Amazon
Uploaded by eboros

 

  

THE AMAZON, THE VIDEOS
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Hello everybody! Here’s two videos to give you more visual elements to illustrate this fantastic sail on the Amazon : the first one shows the boarding of the ship by the canoes of the fishermen selling their goods aboard and the second one  life on board.
 
Ok, now I must leave you as I’m rushing to a huge anti-Chavez student demonstration… Yes, “este ahora en Caracas en Venezuela”!!!!.
Incidentally, I strongly advise you to read the attached article of the newspaper “Le Monde” as what is happening here could very quickly become dramatic. (Note from the translator : sorry but I’m not translating “Le Monde”!!!)
par Emmanuel publié dans : Brasil
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Lundi 29 octobre 2007

Tout commence par un difficile lever a 5h30 du matin un beau matin de debut octobre... Le soleil ne s est pas encore leve qu il fait deja bien chaud. Mon premier trajet sur le Rio Amazonas est plutot soft. A bord d una lancha rapida equipee d´ecrans TV qui passent un documentaire sur la vie animale des environs, je savoure le tres bon dejeuner servi par les membres d equipage tout en contemplant les premiers paysages du legendaire Amazone! 8 heures plus tard, arrivee a la fameuse triple frontiere... D´un cote du fleuve, Santa Rosa, petit village peruvien de pecheurs vivant en grande partie du passage de voyageurs de part et d´autre de la frontiere. De l´autre cote, 2 autres villes, 2 autres pays : Leticia pour la Colombie et Tabatinga pour le Bresil mais aucune frontiere materielle entre les 2. Resultat amusant, dans la meme rue, vous avez d un cote una panaderia colombiana et a cote uma lanchonete brasileira...
Encore plus insolite, pour faire le trajet entre Tabatinga et Leticia en moto (qui fait egalement office de taxi), vous pouvez partir du cote bresilien sans casque jusqu au milieu de la longue route longiligne entre les 2 pays ou votre moto s arrete sur le bas cote de la route et ou un jeune garcon vous donne un casque pour poursuivre en Colombie...
Bref c´est assez amusant sauf qu´avec tout ca, je me retrouve avec 4 monnaies differentes dans mon portefeuille (des sols peruviens, des reals bresiliens, des pesos colombiens sans oublier les indispensables dollars au cas ou...) Enfin, mes 3 annees d´ecole de commerce et de specialisation en finance m´aideront un peu pour m´y retrouver...

Ah oui et j´oubliais le plus important : en arrivant au Bresil, j arrive pour la premiere fois dans un pays ou je ne parle pas la langue. Alors, a premiere vue, je suis plutot rassure : je vois que les bresiliens parlent en portugais aux colmbiens qui repondent sans hesiter en espagnol... Et tout ce petit monde semble se comprendre sans trop de probleme. Je tomberai vite des nues en constatant qu´il n´en est rien en ce qui me concerne.

Bref, apres avoir valide la sortie du territoire aupres des autorites peruviennes , mon entree au Bresil aupres des douanes bresiliennes, sorti des pesos colombiens a Leticia afin de les echanger contre des reals bresiliens (ma carte bleue ne fonctionnant pas du cote bresilien), achete mon hamac ou je dormirai pendant les 8 prochaines nuits et enfin achete mon billet pour le bateau(!!!), je peux enfin passer ma premiere nuit dans mon hamac a bord du bateau (encore vide) quelques heures avant le grand depart.

Le lendemain des l´aube, c est l effervescence a bord! Debouts a 6 heures, tous les hommes d´equipage chargent des dizaines de kg de marchandises... et les passagers commencent egalement a arriver. Parti en debut de matinee pour faire quelques courses en ville, quelle n´est pas ma suprise quand je reviens en debut d´apres midi a l´heure du depart! Au total, c´est plus de 100, 120 personnes qui se trouvent a bord alors que je pensais que nous serions 50 au maximum... Oui, j oubliais que l´on etait toujours en Amerique du sud, et que ce soit bus, voiture, train ou bateau, quand il y a la place pour 100, c´est 150 qui finissent par monter...
Avec tout ca, j ai le plus grand mal pour retrouver mon hamac, perdu dans une foret de hamacs bresiliens... Ca y est! je le vois! Quelle chance, je suis au milieu de 2 rangees de hamacs et je ne dormirai donc pas avec les pieds de quelqu un colles a mon visage mais par contre, il faudra ramper ou escalader d´autres hamacs pour acceder au mien...

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Sur le pont de ce navire qui me fait etrangement penser aux bateaux a vapeur du siecle dernier, d´enormes enceintes crachent de la musique a tout va! Dans la chaleur torride de ce debut d´apres midi, dans un brouhaha infernal (entre la musique, les bebes qui pleurent, et les marins criant pour terminer le chargement), nous finissons par partir! Ouf, j´ai cru qu on y arriverait jamais!

A partir de la, ce sont 8 jours inoubliables de voyage qui commencent. La premiere nuit est indiscutablement la plus rude : tout d´abord, la chaleur qui decidemment ne faiblit jamais rend tres difficile de s endormir, de plus des hordes de moustiques et d´insectes aussi gros que mon pouce envahissent le bateau et je ne sais pas pourquoi mais sont tous particulierement attires par mon hamac...
Et a une heure du matin quand j´ai enfin trouve le sommeil, controle de la police federale bresilienne : encore une fois, je n´ai pas de chance, alors que je suis a moitie reveille, l´un d entre eux se met a me faire sortir toutes les affaires de mon sac... Je dois avoir la tete du trafiquant typique... Bref, ces controles ne seront toutefois pas vains : cette nuit la, 4kg de cocaine seront trouves a bord mais sans leur proprietaire. Il faudra attendre le 3eme jour et un deuxieme controle de la police pour que le narcotrafiquant soit pris en flagrant delit au terme d une arrestation musclee ou le jeune homme sera arrete dans les toilettes avant de pouvoir se debarasser de la drogue qu´il avait a sa ceinture...
Bref, plutot amusant tout ca sauf qu´il est apparemment courant que ce type de personne dissimule la drogue dans les affaires des voisins avec lesquels il aura sympathise au prealable... Genial!!! Moi, qui laissait tout le temps naivement mes affaires sans surveillance!

En dehors de ces peripeties, etant un des 4 ou 5 gringos au milieu d une centaine de bresiliens, je decouvre peniblement  que l´espagnol et le portugais sont de faux amis... Si j apprends vite a baragouiner quelques mots, je ne comprends au debut pas un mot!! L´explication, l espagnol et le portugais se ressemblent effectivement beaucoup mais la prononciation n a revanche rien a voir...
Quoi qu´il en soit, il n´y a pas 36 solutions pour apprendre, il faut parler!! Et ce n´est vraiment pas diffcile tant les bresiliens sont sympas! De ¨Meu nome e Emmanuel¨, j´arrive peu a peu avoir des conversations plus completes. Bon, rien de transcendant non plus mais suffisamment pour comprendre ce que font les uns et les autres. Beaucoup se rendent a Manaus (principale etape avant Belem) : certains pour etudier, d autres pour y trouver du travail, d´autres encore pour y prendre l avion pour tenter leur chance en Europe et la majorite des gens sur le bateau pour Belem y vont tout comme moi pour le Cirio de Nazare (voir prochain article).

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Finalement, tres vite, je m´habitue a la routine de la vie de la vie a bord : 
- entre 7h et 8h : cafe (petit dej en portugais, que je manquerais presque systematiquement...Oui, 7h cest un peu tot surtout quand vous dormez dans un hamac...)
-entre 8h et 9h : je prends ma douche et je me brosse les dents tout en contemplant l´Amazone au lever du soleil (vraiment sympas)
- entre 9h et 11h : lecture sur le pont pendant que la temperature est encore supportable
entre 11 et 12h: almoco (dejeuner)
entre 12 et 14h (voire plus) : petite sieste
14 et 17h30 : apprentissage du portugais tout en ecoutant des concerts live sur le pont
17h30 et 19h: Jantar (diner)
Ensuite, la soiree, moment le plus frais et le plus agreable de la journee, se passe sur le pont a ecouter de la musique (je decouvre d ailleurs que la musique la plus ecoutee au Bresil n est sans doute pas la samba ou la bossa nova mais le forro (a prononcer Foho!). Ma grande fierte aura ete d avoir enseigne un soir la salsa a une bresilienne (bon d accord, en 10 minutes, elle saura faire tout ce que j ai appris apres plusieus longues heures de cours...) 
Et sous les etoiles, les gens se raffraichissent en buvant bieres ou guaranas (la boisson nationale), jouent au carte ou au domino pendant que certains bresiliens draguent a tout va...

Et l´Amazone me direz vous? Eh bien, pour vous dire la verite, en dehors de ma surprise de voir que l´homme est vraiment partout (des dizaines, des centaines de villes tout au long du chemin), je suis un peu decu...
Je m´imaginais completement a tort que l Amazone etait une riviere etroite et que naviguer dessus me permettrait de decouvrir la vegetation luxuriante de la jungle avoisinante... Bon, mis a part les 2 derniers jours de traversee ou nous ne sommes plus sur l Amazone mais sur un de ses nombreux etroits affluents menant a Belem et qui offre des paysages exceptionnels, el rio au nom legendaire est diablement large et naviguer dessus ne permet pas de se croire en plein Indiana Jones...

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Qu´a cela ne tienne!! Pour toutes les rencontres effectuees ces quelques jours et ce premier pas hors des sentiers battus dans l univers fascinant qu est le Bresil, cette aventure restera dans tous les cas parmi mes meilleurs souvenirs du voyage!!!

PS1 : je voudrais remercier ma mere qui est depuis quelques articles la traductrice officielle du blog!! Thank you mum!!
PS2 : un grand merci egalement a tous les gens qui laissent des commentaires qui font a chaque fois super plaisir!!!






From Iquitos to Belem,
a mixture of “The Love Boat” and “Death on the Nile
 
Everything starts with a tough waking up at 5.30 a.m. on a beautiful morning, beginning of October. Although the sun hasn’t risen yet it’s already very hot. My first journey on the Rio Amazonas is rather easy going. On board “una lancha rapida” equipped with TV screens showing a documentary on local animal life, I enjoy a very good lunch served by the crew members while gazing at the scenery of the legendary Amazon! 8 hours later, arrival at the famous triple border…. On one side of the river, Santa Rosa, a small Peruvian village of fishermen living mainly on the passage of travellers on either side of the border. On the other side, 2 other towns, 2 other countries: Leticia for Colombia and Tabatinga for Brazil but no material physical border between them. Amusing result: in the same street, you will find on one side “una panaderia colombiana” and on the other side a “uma lanchonete brasileira”… Even funnier: to make the trip between Tabatinga and Leticia by motorcycle (which also serves as a taxi), you leave the Brazilian side without a helmet up to the middle of the straight road between the two countries when your motorcycle stops on the edge of the road and a young boy gives you a helmet to continue your trip into Colombia… 
In short, it’s rather amusing except that with all this I find myself with 4 different currencies in my wallet (Peruvian sols, Brazilian reals, Colombian pesos without forgetting the mandatory dollars, just in case….). Finally, my three years in business school and my major in finance come in useful to find my way around…
 
Oh yes, I forgot the most important: when I arrive in Brazil, it’s the first time that I find myself in a country where I don’t speak the language. At first, I’m rather reassured: I notice that the Brazilians speak Portuguese to the Colombians who answer without hesitation in Spanish. And they all seem to understand one another without too much problem.  I will very quickly loose my illusions when I realize that it’s not the case as far as I’m concerned. 
 
Anyway, after having had my passport stamped on my way out by the Peruvian authorities, then got it stamped on my way in by the Brazilian customs, got Colombian pesos in Leticia  to exchange them for Brazilian reals (my visa card didn’t work on the Brazilian side), bought the hammock where I will be sleeping for the next 8 nights and finally bought my ticket for the boat, I can at last spend my first night in my hammock aboard the boat (still empty) a few hours before the great departure.
 
The next day, as soon as dawn breaks, it’s turmoil aboard! Up at 6 am, the entire crew is loading dozens of kilos of goods….The passengers also start arriving. Gone into town in the early morning to do some shopping, imagine my surprise when I come back at the beginning of the afternoon at departure time! In total, there are at least 100, 120 people on board when I’d thought there would only be 50 at the most… Yes, I forgot we were still in South America, and whatever it may be, bus, train or boat, when there is enough room for 100, it’s 150 which end up getting on….
With all that, I have the greatest difficulty in finding my hammock, lost in a forest of Brazilian hammocks… There it is, I can see it! How lucky, I’m in the middle of 2 rows of hammocks so I won’t have to sleep with somebody’s feet stuck into my face, but on the other hand I will have to crawl under or climb over other hammocks to get to mine…
 
On the deck of the boat which strangely makes me think of last century’s steamboats, huge loudspeakers belch out loud music!   In the stifling heat of the early afternoon and in an infernal hubbub (music, babies crying and sailors shouting to end the loading), we finally leave! Phew! I thought we’d never make it!
From thereon, 8 unforgettable days of travelling start. The first night is undoubtedly the toughest: first of all, the heat, which decidedly never weakens, makes it difficult to go to sleep, what’s more swarms of mosquitoes and insects as big as my thumb overrun the boat and I don’t know why but they all seem particularly attracted by my hammock…
And, at 1 am when at last I’ve fallen asleep, there’s a control of the Brazilian federal police : once more I’m unlucky, for while I’m still half asleep, they make me take all the stuff out of my bag…   I must look like the typical dealer… Anyway, these controls aren’t in vain : on this particular night, 4 kg of cocaine will be found on board but without their owner. We will have to wait for the third day and a second police control for the drug dealer to be caught red handed at the term of a tough arrest when the young man is caught in the toilets just before being able to get rid of the drug he was hiding in his belt….
Anyway, all this is rather entertaining except that it’s apparently very common for this type of person to hide the drug in the belongings of his neighbours with whom he will first have made friends …Great!!! To think that I always naively left my stuff without supervision!
 
Apart from these incidents, being one of the 4 or 5 gringos in the midst of the 100 Brazilians, I frustratingly discover that Spanish and Portuguese are false friends… Although I very fast learn to jabber a few words, I don’t understand a word at the beginning!! The reason being that Spanish and Portuguese are indeed very similar but that, on the other hand, their pronunciations have nothing in common …
Anyway, there aren’t several solutions to learn, you must speak!!! And it’s not that difficult as Brazilians are really cool! From “meu nome e Emmanuel”, I slowly manage to make fuller conversations. All right, nothing wonderful but sufficiently to understand what everybody is doing. Most are going to Manaus (main stopover before Belem) : some to study, some to find work, others to take the plane to try out their luck in Europe but the majority of the people on the boat to Belem are going there like me for the Cirio de Nazare (see next article).
 
Finally, I very quickly get use to the routine of life on board:
- between 7 and 8 am : “cafe” (breakfast in Portuguese which I will nearly systematically miss.. Yes, 7 am is a bit early especially when you’ve been sleeping in a hammock..)
- between 8 and 9 am : I shower and brush my teeth while contemplating the Amazon as the sun is rising (really cool)
- between 9 and 11 am : reading on the deck while the temperature is still bearable
- between 11 and 12 am : “almoco” (lunch)
- between 12 and 2 pm (or even later) : a little siesta
- between 2 and 5.30 pm : learning Portuguese while listening to live concerts on the deck
- between 5.30 and 7 pm : “jantar” (dinner)
Then, the evening, which is the coolest and pleasantest moment of the day, is spent on the deck listening to music (by the way, I discover that the most listened to music in Brazil is probably not the samba or the bossa nova but the forro (pronounced foho!). My biggest pride is having taught a Brazilian girl how to dance the salsa one evening (well, ok, she picked up in 10 minutes what took me several long hours of learning..). And under the stars, people refresh themselves by drinking beers or guaranas (the national beverage), play cards or dominos while certain Brazilians are very busy chatting up…..
 
And what about the Amazon, you wonder? Well, to tell you the truth, besides my surprise to notice that man is really everywhere (dozens, hundreds of towns all along the way), I’m a little disappointed.
I had imagined quite mistakenly that the Amazon was a narrow river and that sailing on it would enable me to discover the lush vegetation of the neighbouring jungle…Well, apart from the two last sailing days where we aren’t anymore on the Amazon but on one of its numerous narrow tributaries leading to Belem which offers exceptional scenery, El Rio with the legendary name is darned wide and sailing on it doesn’t allow you to imagine you’re in the middle of Indiana Jones…
 
But whatever!! For all the encounters made in these few days and for this first step out of the beaten tracks into the fascinating world of Brazil, this adventure will in any case remain one of the best memories of my trip!!!
 
PS 1 : I would like to thank my mother who has been the official translator of the blog for the last few articles!! Thank you mum!!
PS 2: also a big thank you to all those of you who have left a commentary, it’s always a big pleasure!!!
 
par Emmanuel publié dans : Brasil
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Lundi 22 octobre 2007

Je dois tout d abord m excuser pour le nombre de mes articles en nette baisse depuis un petit moment mais c est vrai que tout seul depuis un mois, c est beaucoup plus dur de conserver le meme rythme...
Enfin, reprenons l aventure ou je l avais laissee  il y a quelques semaines a Quito...

Fin septembre, je decide de marquer un arret a ma remontee du continent entamee il y a (deja!!!) 5 mois au sud du Chili. Il y a 2 raisons a cela : la premiere est que je viens de lire dans mon guide que mi-octobre, a Belem au nord du Bresil, se deroule la plus importante fete catholique du Bresil et apparemment du monde avec plusieurs millions de pelerins...N ayant assiste a aucune procession de cette envergure, je me dis que c est le moment ou jamais. D autre part, le chemin pour m y rendre m attire egalement puisque pour y acceder depuis l Equateur et en dehors des vols hors de prix, il n y a pas 36 solutions; seul voguer sur l Amazone le permet.

Ainsi il n en faut pas plus pour me convaincre... Apres avoir fait mon sac pour la enieme fois, je respire profondement pendant 5 secondes, je dis au revoir a toutes les personnes que je cotoie depuis une semaine dans cette petite auberge du Mariscal, (quartier des Gringos), et hop! Me voila parti pour le trajet le plus long depuis le debut de mon periple... Un voyage totalement en dehors des sentiers battus et qui rend l aventure d autant plus palpitante... 

Mais qui dit hors des sentiers battus dit egalement beaucoup plus complique a entreprendre...La principale difficulte de cet itineraire est qu il y a tres tres peu d informations disponibles. Ainsi, apres avoir remuer ciel et terre a Quito pour trouver des infos pour se rendre a Iquitos ( premiere etape obligee de l aventure, au Nord ouest du Perou, en pleine jungle et, ou commence l Amazone) a partir d Equateur, et apres qu on m ait affirme a maintes reprises que cela n etait pas possible (la foret amazonienne compliquant un peu les choses), je finis par trouver ce que je veux... de Quito a Iquitos passant par l Equateur (le chemin le plus court a vol d oiseau), cela prend 10 jours.... En sachant qu´Iquitos n est meme pas a la moitie du trajet entre Quito et Belem, et que je n ai que 15 jours pour arriver a destination, je realise que cet itineraire sera difficile... Non, la solution, je l´aurai totalement par hasard grace a un peruvien rencontre dans une agence de bus de Quito qui m indiquera le meilleur chemin a suivre... Le mieux, c´est donc de revenir au Nord du Perou jusqu a Chiclayo, et de la s enfoncer a l interieur du pays ou j aurai plusieurs possibilites pour me rendre a Iquitos (qui est, petite precision, la plus grande ville au monde avec environ 500 000 habitants, qui n est pas accessible par voie terrestre). 

Apres une premiere nuit dans le bus et 20 heures de trajet, j arrive a Chiclayo ou j etais deja passe un mois auparavant... J ai de la chance (pour une fois!) car un autre bus part 10 minutes plus tard pour aller a Tarapoto, a l interieur du pays. Pas un instant d hesitation, c est reparti pour une nuit de car! Le lendemain, totalement epuise par le trajet, j arrive a Tarapoto ou plutot devrais-je dire TaraMOTO... Je suis deja a la lisiere de la jungle, les routes sont beaucoup moins bitumees et du coup, il n y a presque que des motos (qui peuvent circuler partout) dans cette ville! Le changement de temperature est egalement brutal!! Quel choc thermique quand on passe du froit quiteno a la chaleur tropicale de l´Oriente peruvien! Je suis constamment en sueur et je ne reve que d une chose, prendre une bonne douche froide!! Je devrai patienter un peu pour la douche... 

100-4163.jpgTarapoto

Pas le temps de m arreter! Il y a en effet un avion qui part de Tarapoto dans l apres midi pour Iquitos ce qui me permettrait d arriver seulement 2 jours apres mon depart de Quito!! En plus, c est vraiment bon marche!! A peine ai-je le temps de dejeuner  que je repars! 
En debut de soiree, soulagement j arrive donc a Iquitos! 

Pour aller au centre ville, seul moyen de locomotion, les moto taxis... Celui que je prends est plutot sympathique; pour me souhaiter la bienvenue, il me dit : este mototaxi es suyo... Soit! Il ne m en faut pas plus pour lui demander de la conduire! Apres quelques secondes au commande de l engin et avoir frole le crash contre le mur de la route, je lui rends le volant!! 

Bref j arrive vivant dans cette ville totalement fascinante en plein coeur de la selva! Ici, mis a part quelques splendides edifices du centre ville, temoins de sa fabuleuse richesse du debut du 20 eme siecle avec l ere du caoutchouc, tout est vraiment tres tres rudimentaire... Beaucoup de routes ne sont pas bitumees (des qu il pleut, des trous se forment dans les routes de terre rendant la circulation parfois suicidaire), les maisons ne sont parfois qu une superposition de quelques planches de bois et les rares bus qui circulent ont egalement l air de dater du debut du siecle dernier... Et surtout, les centaines, milliers de motos, moto taxis qui circulent sans relache et dans un desordre permanent dans la poussiere, la chaleur et la moiteur de la ville donnent une impression de chaos assez surreel...et tout avec comme fond les premisses de la foret amazonienne... 

100-4173.jpgMaisons flottantes a Iquitos
Flotting houses in Iquitos

Pendant les quelques jours que je passerai dans cette ville surprenante, j aurai la chance de rencontrer plusieurs iquitenos qui me montreront que la vie la bas est vraiment tres differente du reste du Perou... Deja, personne ne parle quechua ici contrairement au Perou andin et dans une moindre mesure a la cote... L accent est totalement different egalement... j ai parfois l impression que la proximite avec le bresil apporte a l espagnol parle a Iquitos une petite touche de sensualite mais bon, je me fais peut etre des idees.
Ensuite, le climat n a plus rien a voir comme je le mentionnais plus haut... Entre la chaleur infernale et les pluies tropicales torrentielles, c est un sacre contraste avec le climat sec et frais des Andes...
Les vendredis et samedis soirs, de grands bals populaires en plein air s organisent un peu partout dans la ville. Et a Iquitos, la cumbia et le merengue sont absolument incontournables. Dommage pour moi, les cours de salsa pris a Quito ne me serviront a rien...




Noches de Fantasia, le tube merengue a la mode dans tout le Perou

Noches de Fantasia, the merengue hit fashionable in all of Peru

Le dimanche, le rituel est la parrillada! Tout le monde se retrouve dans les maison, les jardins, les cours d amis pour une sorte de barbecue geant qui dure tout l apres midi. Les parrilladas sont payantes et servent pour financer un tas de chose : des etudes du petit dernier au voyage de noce en passant par l evenement caritatif pour aider les enfants du quartier... Tout ceci, qui reunit petits et grands se passe dans la joie et la bonne humeur avec de la musique pour faire danser tout ce petit monde et un monton de cervezas...
Autant vous le dire, apres une parrillada, vous pouvez aller vous coucher directement...





FROM QUITO TO iQUITOs
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First of all I would like to ask you to forgive me for the decreasing number of articles lately but it’s true that I’ve been on my own for the past month and it’s harder to keep up the same pace….
Anyway, let’s take up the journey where I left it a few weeks ago in Quito.
 
At the end of September, I decided to take a break in my move  Northwards on the continent, began 5 months ago (already !!) in the South of Chile. There are two reasons for this : the first  being that I’ve just read in my guide that  mid-October takes place in Belem, North of Brazil, one of the largest catholic events in Brazil, and apparently in the world, with several million pilgrims…. Never having attended any processions on such a large scale, I believe that  it’s now or never. Also the road to reach it tempts me as to get there from Ecuador, besides outrageously expensive flights, there are not many solutions; only sailing the Amazon allows it.
 
Therefore I don’t need much more persuasion… After having packed my bag for the nth time, I take a good breath during 5 seconds, say goodbye to all the people I’ve been living with for the past week in this little hostel in Mariscal (the Gringos district), and bingo ! I’m off on the longest journey since the beginning of my trip….a completely off the beaten tracks journey which makes the adventure all the more exciting….
 
But off the beaten tracks also implies that it’s much more complicated to undertake… The main difficulty in this itinerary is that there is very little information available. So, after having moved heaven and earth in Quito to find some info on how to get to Iquitos (first compulsory stop in this adventure, in the North West of Peru, in the middle of the jungle, and where the Amazon starts) from Ecuador, and after being told repeatedly that it isn’t possible (the Amazonian forest making things a bit more complicated), I end up finding what I want …from Quito to Iquitos passing through the equator (the shortest way as the crow flies), is going to take 10 days….   Knowing that Iquitos is not even half way between Quito and Belem, and that I only have 15 days left to get there, I am aware that this itinerary is going to be difficult….   But no, finally, I will come upon the solution totally by chance thanks to a Peruvian I meet in a Quito bus travel agency who will indicate the best way to follow….   Which is  to go back to the North of Peru up to Chiclayo, and from there to move inland where I will find several possibilities to reach Iquitos (which by the way is the biggest city in the world with 500 000 inhabitants not accessible by land).
 
After a first night in the bus and a 20 hours journey, I arrive in Chiclayo where I had already been a month before… I’m lucky (for once !) as another bus leaves 10 minutes later for Tarapoto, inland. Not a moment hesitation, and here goes, another night in the bus ! The next morning, completely exhausted by the trip, I arrive in Tarapoto or should I say TaraMOTO….. I’m already on the jungle’s border, there are lesser asphalt roads and as a result there’s just about only motorcycles (which can go everywhere) in this town. ! The change in temperature is also drastic !! What a thermal shock when you pass from the Quiteno cold to the tropical heat of the Peruvian Oriente ! I’m constantly sweating and dream only of one thing, a good cold shower !!   I will have to wait a little for the shower….
 
No time to stop ! There is indeed a plane leaving Tarapoto for Iquitos in the afternoon, this would enable me to arrive only 2 days after leaving Quito !! What’s more, it’s really cheap !! I’d barely had time to have lunch than I was leaving again !
Beginning of the evening, what a relief, I arrive at last at Iquitos !
 
To get downtown, the only means of transport are the motorcycle taxis… The one I take is rather cool; to welcome me, he says : “este mototaxi es suyo” (this motortaxi is yours)…. Ok! I don’t need any more encouragement to ask him if I can drive it ! After a few seconds at the controls and after having just missed crashing into the wall, I give him back the steering wheel !!
 
Anyway, I end up arriving alive in this totally fascinating town in the heart of the Selva ! Here, apart from a few splendid building in the town centre, witnesses of its fabulous wealth at the beginning of the 20th century in the rubber era, everything is really very, very basic… Very few asphalt roads (as soon as it rains, holes appear on the dirt roads making traffic almost suicidal), houses are often just a superposition of wood planks and the rare buses look like they date back to the beginning of the last century…   And above all, the ceaseless traffic of  hundreds,  thousands of motorcycles and  motortaxis, its permanent confusion, in the dust, the heat and the mugginess of the town, give an impression of surreal chaos…and all this with the beginning of the Amazonian forest in the background…
 
During the few days I will spend in this astonishing town, I will be lucky to meet several Iquitenos who will show me that life there is very different from the rest of Peru… First, nobody speaks Quechua here unlike Andean Peru and in a lesser measure the coast. The accent is also totally different. I sometimes get the impression that the proximity of Brazil lends a little touch of sensuality to the Spanish spoken in Iquitos, but, all right, maybe it’s only my imagination.
The climate is also a lot different as I mentioned earlier on. Between the infernal heat and the torrential tropical rain, there is quite a contrast with the dry and cool climate of the Andes.
On Friday and Saturday evenings, huge outdoor public dancing events are organised all over the town. And in Iquitos, there is no getting away from the cumbia and the meringue. Too bad, the salsa lessons I took in Quito won’t be of any use.
 
On Sundays, the ritual is “la parillada”! Everybody gathers in friends’s houses, gardens, court yards for a sort of huge barbecue which lasts all afternoon. The “parrilladas” are paying and are used to finance all sorts of  things : from the education of the youngest to a honeymoon to a humanitarian event to help the kids of the neighbourhood…   All this, which brings together the young and the old, takes place in an atmosphere of cheerfulness and good humour with music to get this happy crowd dancing and a “monton de cervezas” (loads of bier)…. I might as well tell you that, after a parrillada, you’re ready to go straight to  bed !
 
 

par Emmanuel publié dans : Pérou
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Mardi 16 octobre 2007
En attendant d autres articles qui arrivent, la traduction du dernier et surtout (grande nouveaute)  2 videos qui etaient destinees a l article precdent...
   
Guyaquil de mis amores : video super kitsch mais neanmoins fort sympathique de Julio Jaramillo  (voir article precedent)

 


Imagen 006
Uploaded by eboros
Combat de coqs a Quito
 
 
Before telling you about this gem which is Ecuador and for all those of you who are wondering whether I intend to come back one day to our good old Europe, I (Emmanuel) have just extended my stay in the South-American continent 3 months more than planned which thus takes us  up to February 2008……. In fact, there are so many things to discover here that I would gladly have put off my return home another 10 years but, OK, by then I wouldn’t have had any pesos left to buy myself the smallest empanada……
 
To get back to the centre of our topic and of the world by the same occasion, Ecuador is indeed one of the places where I would really have been tempted to stay much longer.
Before coming here, what did I know about this little country (half of France’s surface area) whose population is about 12 million inhabitants ?
To tell the truth, not much…..The only Ecuadorian in my meagre knowledge was Andres Gomez, winner of Roland Garros in 90…..
 
Short reminder :  situated between Peru and Colombia, Ecuador, which hold its name from the French scientific mission led by De La Condamine in the 18th century, has always excited envy….. Whether in the time of the Incas who extended their empire up to the North of the country and whose last Emperor, Atahualpa, was born here, or of the Spanish with the arrival of Pizarro and the conquistadors, then alternately of its two great neighbours : Colombia and Peru…..all this up to the last episode : the war with Peru in 1995 in the matter of the definition of their respective territories’ boundaries.
If one cannot support these bellicose acts (of another time, no ?), one can at least infer that Ecuador must have  something special to excite such strong passions. Between its natural resources, its ecosystem (one of the richest in the world), the exceptional variety of its climate and scenery or even of its magnificent colonial cities, this small country has more than one asset to show for and I really want to specify that personally it’s one of my favourite since the beginning of this journey.
 
First, in terms of variety of scenery, it would be difficult to do better……Ecuador indeed consists of three totally different regions : in the West la Costa along the Pacific, a warm and humid region where one can take advantage of the beaches on the ocean, in the centre the Sierra where the Andean Cordillera goes on with snow-covered peaks, green valleys or even some of the highest volcanoes in the world (the Chimborazo, 6130 meters, and especially the most well known, the Cotopaxi, 5897 meters) and finally in the East the Oriente which is in fact the Ecuadorian Amazonia……without forgetting the inescapable Galapagos Islands, heritage of humanity for the diversity of its species…
 
Of all this, I will unfortunately have had the time and the money (the Galapagos are far too expensive for the poor backpacker that I am….) to see only the Sierra but the beauty of its lagoons, the serenity of its valleys and also the cultural wealth of its colonial towns  have filled me with enthusiasm and I can understand easily why Ecuador, according to a recent survey, is the second most pleasant country in the world where to retire (with incidentally, for those of you who are interested, Vilcabamba, world capital of centenarians…) But, OK, I haven’t reached this stage yet !
 
When I arrive in Ecuador, beginning of September, after a month in Peru and a month in Bolivia, I’m at first surprised by the standard of living which seems to me much higher here than in its Southern neighbours, with better kept, richer and more organised towns, offering better sanitary conditions, better lodgings, better conditions of life for all (in Cuenca and in Quito where a trolley car has been in use for several years, most pavements are for example lowered in places for disabled people)….To give another example, what a surprise to find a park when I arrive in Loja, something, apart from Lima, I hadn’t seen since Argentina and Chili.
Moreover, the fashion here is influenced by America : the chaotic Peruvian motorcycle taxis are replaced by spacious yellow  air conditioned cabs, (at least in Machala where the subtropical climate of the Costa is synonymous with stifling heat), most youngsters wear tee-shirts with the American flag or American rock bands and to top it all, the dollar, is the official currency since 2000.  
 
This difference will go increasing as I move inland (the Sierra) as in the cities of Cuenca or Quito which not only show the comfort of any big European city but also sometimes display the colours of luxury as in the centre of Cuenca with all it fashion boutiques or the Mariscal area in Quito with its ultra modern malls or its fashionable restaurants and discotheques full every single evening of the week.
 
In effect, this seeming opulence is deceptive…..the country, who has known several periods of political instability particularly in the past century (55 heads of state since 1900..), of conflicts (like those with the Shuar Indians  in the 90s, to whom the government had to reattribute part of the Amazonian territories “stolen” then “given” to multinational companies) and lastly of economical crisis (like that of 2000 with the disastrous consequences of the dollarisation of the economy), is unfortunately not without poverty…
 
Indeed, as soon as you move away from the centre of the major cities of the Sierra to go North of Quito or towards the Costa (without mentioning the Oriente), you’re back to situations similar to those of the other Andean countries. And even though the poverty rate has indeed diminished between 2001 and 2005 from 45% to 25% of the population, Ecuador isn’t for nothing the country with the highest emigration rate in Latin America (about 11%) ….
In fact, once more in Latin America, this contrast can be explained by the huge inequalities between the different classes/ethnic groups… Between a fisherman’s family of the Costa living in mangroves of the province of Esmeraldas and a well-off Quitena family with its 3 household servants, its plasma TV screen and its Mercedes in the garage, there is nothing in common really….
 
On the other hand if there is one thing we know for certain it is that the Ecuadorian population is extraordinarily rich by its ethnic diversity : between the half-castes, the Amerindians (not only from the Andes like in Peru and Bolivia but also from all the Amazonian tribes), the Europeans and the Creoles, the Afro-Ecuadorians (Mulatos and Zambos) as well as the smaller Chinese, Corean or even Libanese community (of which  two former presidents come from), Ecuador is a real patchwork of ethnic groups and cultures !
 
You will find this wealth in all areas : in architecture with the Inca vestiges like Ingapirca near Cuenca but also real gems like the colonial architecture of Cuenca or Quito or modern cities like the largest in the country : Guayaquil.
In painting and sculpture, the Quitena school in which European religious art has been adapted by indigenes Ecuadorian painters and sculpters (one of the most well known being Capiscara), not forgetting more modern painters like Eduardo Kingman and above all Oswaldo Guayasamin. The former, of Indian father and half caste mother, emphasizes with his work (a mixture of Picasso and Mexican muralism) the suffering and the pain of the various most impoverished social/ethnic groups in South America and in the world.
As far as music is concerned, Ecuador is a real cultural intersection where you can find in the “penas, discotecas and other salsotecas” Andean music, the inevitable reggaetown, cumbia, meringue, salsa or even bachata. Not forgetting a mixture of waltz and bolero of which Julio Jaramillo, the singer of Guayaquil, is without doubt the most famous ambassador
 
This blend of cultures, of tradition and modernity, can be found everywhere. Thus, on a Sunday in Quito, you can go and see the latest Hollywod blockbuster as well as a modern art exhibition or (in true Sierra tradition)  cockfighting….
 
Finally how can you talk about Ecuador without mentioning its craft with the biggest market of its kind in South America at Otavalo (where every Sunday the town turns into a huge market place where you can find all and everything : food, crafts of all sorts but also animals…
Talking about crafts, do you know that the famous Panama hat comes in fact from Ecuador and that it owes it name only to the fact that it was used massively by the workers at the time of the construction of the canal of the same name….
 
In short, there would be too many things to mention in order to show the treasures of the Ecuadorian culture just in one article….
 
This is why I love this country so much but I think I have forgotten something : the Ecuadorians!!!! The famous explorer Alexander Von Humboldt said one day that “the Ecuadorians are rare and unique beings : they sleep peacefully amongst active volcanoes, they live poorly in the middle of incomparable wealth and rejoice in listening to  soulful music”.
 
Although this quotation is over 200 years old and even though the Costenos (coast inhabitants) and the Serranos (Sierra inhabitants) will tell you that they have nothing in common (the Serranos call the Costenos “monos”, i.e. lazy monkeys who only think about partying whereas they, the Costenos, say that the Serranos are elitists and snobs), it makes my work really easy as this quotation is (according to me) absolutely up to date for the Ecuadorians altogether…. Personally I have only made happy encounters, sometimes funny (like with Carlos, this really cool policeman in Quito who listens to Yves Montand during his night patrols), sometimes moving (like with Cruz in Otavalo who explained to me the complicated work involved in finding, then cutting the famous Jade stone while inviting me to share a good meal with her children) and in every instances always real interesting.
 
The only problem with the Ecuadorians is that they are never, but really never on time and certain meetings can sometimes be delayed by 1, 2 or 3 hours.
And, oh yes, this last little detail : the girls are really very, very pretty (the systematic whistling of the Ecuadorians in the street is there to remind you and indeed very quickly becomes a familiar noise)….
 
You can understand now why it hasn’t been easy to leave the country of latitude zero.

 

par Emmanuel publié dans : Ecuador
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Mercredi 3 octobre 2007

Avant de vous parler de ce petit bijou qu'est l'Equateur et pour tous ceux qui se demandent si je rentrerai un jour dans notre bonne vieille Europe, je (emmanuel) viens de rallonger mon sejour sur le continent sud-americain pour 3 mois de plus que prevu ce qui nous ammene donc a fevrier 2008... En realite, il y a tellement de choses a decouvrir ici que j'aurais bien repousse mon retour a dans 10 ans mais bon d'ici la, je n'aurai plus le moindre peso pour me payer la moindre empañada...

L'Equateur pour en revenir au centre des debats et du monde par la meme occasion, est justement un des endroits ou j'aurais bien ete tente de rester beaucoup plus longtemps.
Qu'est ce que je connaissais de ce petit pays (la moitie de la surface de la France) qui compte environ 12 millions d'habitants avant de venir?
En verite pas grand chose... Le seul equatorien de mes maigres connaissances etant Andres Gomez, le vainqueur de Rolland Garros en 90...

Petit rappel, situe entre le Perou et la Colombie, L'Equateur qui doit son nom a la mission scientifique francaise menee par De La Condamine au XVIIIeme siecle, a toujours suscite la convoitise... Que ce soit du temps des incas qui y etendirent leur empire jusqu'au nord du pays et dont le dernier empereur, Atahualpa, y naquit, des espagnols a partir de l'arrivee de Pizarro et des conquistadors puis alternativement de ses 2 grands voisins: la Colombie et le Perou... tout ca jusqu'au dernier episode : une guerre avec le Perou en 1995 concernant la delimitation des territoires respectifs
Si on ne peut cautionner tous ces actes belliqueux (d'un autre temps, non?), on peut au moins en deduire que l'Equateur doit avoir quelque chose de special pour susciter autant de passions. Entre ses ressources naturelles, son ecosysteme (l'un des plus riches au monde), sa diversite exceptionelle de climats et de paysages ou encore ses magnifiques villes coloniales, ce petit pays a plus d'un atout a faire valoir et je tiens a preciser que c'est personnellement un de mes coups de coeur depuis le debut de ce voyage.

Sucre.jpgSucre, liberateur et heros national avec Bolivar!

Tout d'abord, en termes de diversite de paysages, difficile de faire mieux... L'equateur comprend en effet 3 regions totalement differentes : a l'ouest, la costa le long du pacifique, region chaude et humide ou l' on pourra profiter des plages donnant sur l ocean, la Sierra au centre ou se prolonge la Cordillere des Andes presentant montagnes enneigees, vallees verdoyantes ou encore certains des volcans les plus hauts au monde (citons, le Chimborazo a 6310m et surtout le plus connu, le Cotopaxi 5897m) et enfin l'Oriente a l'est, qui est en fait l'Amazonie equatorienne... Sans oublier les incontournables iles Galapagos, patrimoines de l'humanite pour la diversite de leurs especes... 



De tout ca, je n'aurais malheureusement eu le temps et l argent (les Galapagos etant hors de prix pour le pauvre backpacker que je suis...) de ne voir que la Sierra mais la beaute de ses lagunes, la tranquilite de ses vallees ou encore la richesse culturelle de ses villes coloniales m'aura plus qu'entousiasme et je comprends facilement pourquoi l'Equateur est selon une recente enquete le deuxieme pays au monde ou il fait bon prendre sa retraite (avec d ailleurs pour les interesses Vilcabamba, capitale mondiale des centenaires...) Mais bon, je n'en suis pas encore la!

Quand j'arrive debut septembre en Equateur apres un mois au Perou et un mois en Bolivie, je suis tout d'abord surpris par le niveau de vie, me semble t-il, bien plus eleve ici que chez ses voisins du sud avec des villes beaucoup plus entretenues, aisees, organisees offrant de meilleures conditions sanitaires, de meilleurs logements, de meilleures conditions de vie pour tous (a Cuenca et a Quito ou un tramway existe depuis plusieurs annees, la plupart des trottoirs sont par exemple abaisses a certains endroits pour les handicapes)...Pour donner un autre exemple, quelle surprise de trouver un parc quand j'arrive a Loja, chose, que mise a part a Lima, je n'avais plus vu depuis l'Argentine et le Chili. 
De plus, ici, la mode est a l'americaine : entre les chaotiques moto taxis peruviens remplaces par de spatieux taxis tout jaune et climatises (tout du moins a Machala, ou le climat subtropical de la costa est synonyme de chaleur etouffante), les jeunes qui, pour la plupart, ont des tshirts aux couleurs des Etats-Unis ou de groupes de rock americain ou cerise sur le gateau, le dollar, monnaie officielle depuis 2000.

machala.jpgLe bananero de Machala, capitale mondiale de la banane...

Cette difference s'accentue a mesure que je rentrerai a l'interieur du pays (la sierra) comme dans les villes de Cuenca ou Quito qui ont non seulement tout du confort de n'importe quelle grande ville europeenne mais qui arborent meme parfois les couleurs du luxe comme dans le centre de Cuenca avec toutes ses boutiques de mode ou le quartier de la Mariscal a Quito avec ses malls ultra modernes ou ses restaurants et discotheques branches qui font salle comble tous les soirs de la semaine.

En realite, cette apparente opulence est trompeuse... le pays, qui a connu de nombreuses periodes d'instabilite politique particulierement forte aux cours du siecle dernier (55 dirigeants depuis 1900..), de confrontation (comme celle avec les Shuars dans les annees 90 auxquels le gouvernement dut retribuer une partie des territoires de l'Amazonie "voles" pour les "donner" a des multinationales) et enfin de crise economique (comme celle de 2000 avec les consequences desastreuses de la dollarisation de l'economie), n'est malheureusement pas exempt de pauvrete...

Un musee de la corruption, une idee peut etre a copier...

 En effet, des qu'on s'eloigne un peu des centres des villes principales de la sierra pour aller au nord de Quito ou vers la Costa (sans parler de l'Oriente), on retrouve des situations analogues aux autres pays andins. Et meme si le taux de pauvrete a effectivement diminue entre 2001 et 2005 de 45 a 25% de la poulation, l'Equateur n est pas le pays avec le taux d'emigration le plus fort d'Amerique latine (pres de 11%) par hasard...
En fait et une fois de plus en Amerique Latine, ce contraste s'explique par des inegalites enormes entre les differentes classes/ ethnies... Entre une famille de pecheur de la cote vivant dans les mangroves de la province d'Esmeraldas et une famille aisee quiteña ayant ses 3 domestiques, son ecran TV plasma et la mercedes dans le garage, pas vraiment de points communs...

Si il y a en revanche une certitude, c'est que la population equadorienne est extraordinairement riche de par sa diversite : entre les metis, les amerindiens (non seulement des Andes comme au Perou ou en Bolivie mais egalement de tous les peuples d'Amazonie), les europeens et creoles, les afro-equatoriens (mulatos et zambos)
ainsi que les communautes plus reduites de chinois, coreens ou encore libanais (dont sont issus deux anciens presidents de la republique), l'Equateur est une veritable mosaique d'ethnies et de cultures!!  

On retrouvera cette richesse dans tous les domaines : en architecture avec des vestiges incas comme Ingapirca pres de Cuenca mais egalement des perles de l'architecture coloniale a Cuenca ou Quito ou des villes modernes comme la plus grande du pays : Guayaquil

A Cuenca

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A Quito



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quito9.jpg

En peinture ou sculpture, l'ecole quiteña ou l'on retrouve l'art religieux europeen adapte par des peintres et sculpteurs indigenes ecuatoriens (un des plus connus etant Capiscara), sans oublier des peintres plus modernes comme Eduardo Kingman et surtout Oswaldo Guayasamin. Ce dernier, de pere indien et de mere metisse, souligne par son oeuvre (melange de Picasso et de muralisme mexicain) la souffrance et la douleur des differents groupes sociaux/ ethniques les plus demunis en Amerique du Sud et dans le monde. 
En ce qui concerne la musique, l Equateur est un veritable carrefour culturel ou se melangent dans les penas, discotecas et autres salsotecas, musique Andine, l incontournalbe reggaetown, cumbia, merengue, salsa ou encore bachata. Sans oublier un melange de valses et bolero dont le chanteur de Guyaquil, Julio Jaramillo, est sans doute le plus illustre representant.



Partout, il y a vraiment ce melange de cultures, de traditions et de modernites. Ainsi, un dimanche a Quito, vous pouvez aussi bien allez voir le dernier blockbuster hollywoodien, une expo d art moderne ou encore (dans la pure tradition de la sierra) un combat de coqs...

Enfin comment parler de l'Equateur sans mentionner son artisanat avec le plus grand marche de ce genre en Amerique du Sud a Otavalo (ou tous les dimanches, la ville se transforme en gigantesque marche ou l'on peut trouver tout et n'importe quoi : nourriture, artisanats en tout genre mais aussi animaux...). 

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otavalo2-copie-1.jpg

Machala2.jpg

A propos d'artisanat, saviez vous que le celebre Panama hat venait d'Equateur et qu'il ne doit son nom que parce qu'il fut utilise en masse au moment de la construction du canal du meme nom...

Bref, il y aurait trop de choses a citer pour montrer la richesse de la culture equatorienne en un seul article... 

Voila donc pourquoi j'aime tant ce pays mais je crois que j'oublie quelque chose : les equatoriens!!!    Le fameux explorateur Alexander Von Humboldt a dit un jour que "les equatoriens sont des etres rares et uniques : ils dorment tranquilement au milieux de volcans en activite, ils vivent pauvres au milieu de richesses incomparables et se rejouissent en ecoutant une musique melancolique"
La citation a beau avoir plus de 200 ans et meme si les costeños  (habitants de la cote) et serranos  (habitants de la sierra) vous diront qu ils n ont rien en commun  (les serranos traitant les costeños de "monos", soit de singes paresseux ne songeant qu a faire la fete alors que les costeños disent eux que les serranos sont elitistes et snobs), elle me facilite grandement le travail car elle est (selon moi) tout a fait d'actualite pour l ensemble des equatoriens...
Je n'ai personellement fait que de bonnes rencontres, parfois amusantes (comme avec Carlos, ce policier super sympa de Quito qui ecoute du Yves Montand pendant ses rondes de nuit), parfois emouvantes (comme avec Cruz a Otavalo qui m expliquera le travail complique pour trouver puis tailler la fameuse pierre de Jade en minvitant a partager un bon repas avec ses enfants) et dans tous les cas toujours super interessantes.

otavalo.jpg Cruz et ses enfants devant son atelier de sculptures de pierre de Jade a Otavalo

Le seul bemol avec les equatoriens, c est qu'ils ne sont jamais, mais vraiment jamais a l heure et certains rendez vous peuvent parfois etre retardes de 1, 2 ou 3 heures... 
Ah, et oui dernier petit detail : les filles sont vraiment tres tres jolies (le sifflement systematique des equatoriens dans la rue pour le rappeler devient d ailleurs vite un bruit familier) ...

Vous comprenez maintenant pourquoi ca n a vraiment pas ete facile de quitter la pays de la lattitude 0...




par Emmanuel publié dans : Ecuador
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Dimanche 16 septembre 2007

Avant de vous relater nos aventures au Pérou, je tiens à m'excuser pour le faible nombre de photos publié depuis plus d'un mois. Cela s'explique par le fait que mon appareil photo ne veut plus s'ouvrir après qu'un peu de sable se soit insidieusement introduit à l'intérieur. Quant à l'appareil de Manu, c'est un bouffeur de piles et il permet donc de prendre peu de photos.

Rappel du dernier épisode : 

Il y eut donc le trek de l'Inka (ça remonte à loin déjà-fin juillet) puis ensuite Arequipa ou Julie nous a rejoints le 9 aout. De là, Emmanuel et Vincent ont remonté le pays par la côte en suivant le "gringo trail" pendant que moi et Julie allions prendre un peu d'air frais au lac Titicaca.  Dans un premier temps et de manière compréhensible, je vous conterai ici les seules pérégrinations de Julie et de moi-même, étant entendu qu'il serait plutôt malvenu de ma part de parler de ce que je n'ai pas vécu . . . Ensuite, il faudra que je m'entretienne avec vous sur la période qui suit le départ de Julie et au cours de laquelle j'ai retrouvé Manu.  Précision utile :quelques jours après avoir retrouvé Manu, nous avons passé la frontière écuatorienne.

Une fois n'est pas coutume, je vais découper mon article en quelques points, qui seront les témoins d'autant de moments, insolites et impressionants, emouvants ou decevants, bref de ce que nous avons vu et vécu.

Les péruviens et les ecuatoriens

22922283651.jpg     Jeunes îliennes de Taquilé
         Young girls of the island of Taquile

Evidemment, les villes très touristiques comme Cusco, Puno et Mancora sont assez fatigantes pour le voyageur qui, sollicité toutes les 5 secondes pour un restaurant, des massages, une activité, des cartes postales, des souvenirs, un taxi, une auberge de jeunesse  etc, a un peu l'impression d'etre considéré comme une réserve de dollars ambulante. Hormis ces mecques du tourisme, les gens sont généralement accueillants et surtout polis et courtois. Egalement curieux, ils nous demandent souvent de quel pays l'on vient et c'est alors l'occasion de parler des différences entre nos deux pays. A  Ayacucho, oú, selon un guide, il n'y a pas plus de 10 touristes par jour (contre les 3000 de Cusco), on sent vraiment une douceur de vivre et les gens sont assez surpris de voir des étrangers car c'est chose assez rare pour eux, dans cette région très isolée du fait de la dangereuse route non bitumée et très longue qui y mène.
Quant aux Ecuatoriens, ils sont plutôt sympathiques et aimables. Ils ont juste une fâcheuse tendance à dire très souvent : "siga no más" (allez-y, allez-y !), ce qui est assez marrant.


22921362884.jpgVieilles péruviennes tissant
Peruvian women weaving

23023132688.jpgJulie en bonne compagnie
Julie in good company

23023132534.jpgJeune Inka en costume
Young Inca boy in traditional costume

22921363120.jpgRepos à  Arequipa
Resting in Arequipa


Détente et sport

Il y a plusieurs manières de se détendre au Pérou et en Equateur  mais l'une des plus efficaces est incontestablement les bains thermaux.  Ainsi, le bain de boue nocturne à Mancora, dans un trou creusé initialement pour trouver du pétrole, avec pour seul eclairage le feu realise par notre chauffeur de taxi, fut une expérience particulière mais très agréable. Les eaux médicinales de Baños avec des bains à 38 et 42 degrés nous ont permis également de nous détendre dans un cadre de montagne verdoyante.

Quant au sport, on s'est permis avec Manu quelques incursions dans des domaines jusqu'alors inexplorés . . . .
Nos quelques journées de  surf à Mancora nous ont bien plu et nous ont donné envie d'en refaire ultérieurement.
Quant au saut à l'élastique, voila une anecdote assez marrante que je vais vous raconter. On etait en train de faire du vélo avec Manu et on parlait de faire du saut en parachute un de ces jours quand, passant au dessus d'un pont, des gars nous ont proposé de faire du saut à l'élastique ! D'abord effrayés, on a passé puis notre chemin puis je me suis que ce serait quand même dommage de ne pas tenter l'expérience, surtout pour 7,5 dollars et de plus le jour de mes 25 ans. Nous sommes alors revenus sur nos roues et avons décidé de sauter (non sans avoir au préalable demandé au gérant de sauter devant nous afin de tester la solidité de l'equipement !). Je me suis jeté le premier et Manu m'a suivi. Ce fut flippant mais plaisant et qui sait peut-etre essaiera-t-on de sauter de plus haut la prochaine fois.

surf-copie-1.JPG
Les 2 apprentis surfeurs
The two novice surfers

Climat et paysages

La variété caractérise les paysages du Pérou et de l'Equateur. Après avoir vécu le cagnard d'Arequipa et la fraicheur du Titicaca, on a bien apprécié la douceur d'Ayacucho, au centre du pays. A Lima, la grisaille et la pluie prédominent. On aurait aimé rester plus longtemps à Mancora, oú il fait beau et plutôt bon toute l'année, on comprend pourquoi tant de touristes aiment à s'y prélasser. En Equateur, on se sent vraiment sous les tropiques, tant par le climat plutôt chaud et moite que par la végétation plus exotique que les pays précédents.

Nous avons beaucoup aimé moi et Julie le trajet en train de Puno à Cusco car ça a été l'occasion de voir toute une succession de paysages différents et très beaux. Outre les eaux du Titicaca bordées de roseaux totora, on est passés devant des sommets enneigés, des canyons avec des rivières . . .malheureusement pour nous, nous sommes tombés en rade de piles à ce moment-là. Bien que nous ayons déja vu la jungle en Bolivie, je dois dire que j'ai été impressionnée par la luxuriance de la végétation dans les environs de Baños (Equateur). Des canyons avec des rivières, des cascades et chutes d'eau hautes et très puissantes, le tout dans un décor junglesque, c'est déjà beau en soi, rajoutez-y de la pluie et vous vous seriez crus dans la
rain forest !

lactic.jpg
Lac Titicaca depuis l'île de Taquilé
Lake Titicaca from the island of Taquile

banos.JPG
Vallee de Baños
The Banos valley

vallee.JPG
Vallee de Riobamba (en Equateur)
The Riobamba valley (Ecuador)


Les moyens de locomotion

Nous avons tout essayé ou presque : voiture, bus, train, bateau, vélo, mototaxi (le plus exotique) chacun ayant ses avantages et ses inconvénients. Pour ce qui est du 1er trajet en bus de Julie, c'est peu dire qu'il ne fut pas de tout repos pour elle (et pour moi non plus !). Effectivement, elle a eu la malchance de tomber sur un chauffeur chauffard pressé d'arriver et qui allait à toute allure sur la route jusqu'a Puno. Moi, un peu blasé par les nombreux trajets en bus, je me rendais pas vraiment compte du danger mais on a quand même failli descendre du bus avant la fin pour accroître nos chances de survie. Je vous parle pas du trajet  (2x10 heures) de Cusco jusqu'a Ayacucho, sur une piste de terre etroite, sans parapet bien sûr, passant parfois près de ravins hauts de plusieurs centaines de mètres, vieux valait ne pas regarder ou dormir même. A côté de ça le bateau sur le Titicaca  et le vélo dans les environs de Cusco ont été des promenades de santé qui de plus nous ont permis d'apprécier la bleueté du lac et la beauté de la vallée sacrée.
Les deux trajets longue distance que nous avons effectués en train on vraiment été très sympas et agréables. Outre le beau voyage en train de Puno à Cusco dont j'ai parlé plus haut, nous avons également bien apprécié le train de Riobamba où nous pouvions sortir des wagons pour mieux profiter de la vue des rivières et  ravins à côté desquels on passait.


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Petit train des Andes passant dans la Nariz del Diablo
Small Andean train going through the Nariz del Diablo


 Vestiges archéologiques

Le Pérou (et du même coup notre voyage dans ce pays) ne serait pas le même sans ses innombrables ruines et vestiges archéologiques. Bien sûr les plus fameuses sont les ruines Inka que l'on peut passer des semaines à explorer dans les environs de Cusco mais les civilisations antérieures nous ont également laissé de précieux trésors. Ainsi, Chan-Chan, de la civilisation Chimu, est la plus ancienne cité précolombienne d'Amérique du sud et la plus grande du monde en adobe. C'est également impressionant de voir ce qui a été retrouvé dans la tombe d'un noble Mochica (culture pré-inca). Enterré avec ses proches (tués pour l'occasion), le Seigneur de Sipan etait aussi recouvert d'une grande quantité d'objets en or et en cuivre et plus d'une centaine de céramiques entouraient son cercueil. Quant aux Huari du centre du Pérou ( 500-1000 a J.C), bien que précédant les Incas, leurs cités de pierre étaient déjà assez imposantes et majestueuses.

chan-chan.JPG
Cite de Chan Chan
City of Chan Chan

La comida (nourriture)

Il y a en ici pour tous les goûts mais je vous conseille d'aimer le poulet frit ou grillé ainsi que le riz si vous allez en Amérique latine. En effet, c'est un peu le plat standard ici et les restaurants de chicken broster  sont aussi nombreux que les cafés du commerce en France. Pour faire des économies tout en se bourrant la panse, on a au aussi bien aimé l'option chifa (chinois sauce sudaméricaine). L'alpaca ne sert pas qu'a donner de la laine et grillé il constitue un met de qualité.
 Sur la côte péruvienne, il faudra aussi ne pas craindre le poisson et les fruits de mer crus car les ceviche sont légion. Dans les villes touristiques comme Cusco ou Mancora, les occidentaux ne sont pas dépaysés. De nombreux restaurants proposent une cuisine mondialisée faite de pizzas, pastas et autres burritos.

Quant à l´Equateur, c'est indéniablement le pays de la banane. Qu'elle soit grillée, en chips (chifles), où à la vapeur, vous êtes sûrs d'en rencontrer sur votre chemin. Les "patacones" ou "bolones", petits beignets de banane plantain écrasée sont d'ailleurs bien savoureux. Ces mets sont parfois proposés avec du café pour constituer un petit-déjeuner. Vous découvrez alors l'essence de café, liquide pas très fort  pour parfumer votre eau chaude et il vous faut en mettre des quantités impressionnantes pour qu'on puisse appeller ça café.

Comme les hôtels, on a souvent négocié  les prix des petits-déj et  des repas, avec du succès en général mais on pas gagné à tous les coups bien sûr.


23023005660.jpgPlat de pâtes chifa
Past dish chifa fashion

Les hébergements

Encore une fois, on a tâté de tout. Des hotels avec piscine aux hostals à 10 soles (3 dollars) en passant par les hotels moyenne gamme. Pour avoir de l'eau chaude au Pérou, il faut mettre le prix, sinon il faut s'habituer à des réveils frisquets . .  En Equateur, et là on se rend compte de la différence avec le Pérou et la Bolivie, même les hotels peu chers (5 $) ont l'eau chaude en général. 
Il faut savoir, et je m'en suis peut-être rendu compte un peu tard, que la négociation est bien acceptée, surtout si l'on reste plusieurs nuits dans le mêne endroit, ce qui permet de faire des économies intéressantes au bout d'un certain temps.
Quant à la qualité des lits, elle varie bien sûr avec le prix, et plus celui-ci est modique plus l'on s'enfonce dans son lit, que ce soit à cause de la mollesse du matelas ou de la quasi-inexistence des lattes.
J'oubliais ! La nuit qu'on a passée avec Julie sur une île du lac Titicaca (Amantani) fut loin d'être la pire, malgré les conditions de vie rudimentaires des habitants de l'île. Pas de chauffage et pas de lumière mais des lits confortables et des couvertures en abondance. Et en plus, une superbe vue sur le Titicaca au petit-déj  qui fut constitué de crêpes (ils savent que ça plait aux touristes . . ).





PERU AND A LITTLE BIT OF ECUADOR IN DETAILS
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Before telling you about our adventures in Peru, I would like to say how sorry we are for the small number of photos published over more than a month. The explanation is that my camera refuses to open, owing to a little sand that got treacherously in. As to Manu’s camera, it’s such a great consumer of batteries that he can only take few photos.
 
A reminder of the last episode
 
So there was the Inca Trail (which dates back to a long time ago, end of July), then Arequipa  where Julie joined us on August 9.    From there Emmanuel and Vincent headed up North on the coast following the “Gringo Trail” while Julie and I went for a little bit of fresh air on Lake Titicaca. First, and for obvious reasons, I will only relate here Julie’s and my travelling adventures, for it would be of course rather inappropriate for me to write about something I haven’t experienced… Then I will talk about the period following Julie’s departure when I met with Manu again. Useful detail : only a few days after meeting Manu, we crossed the Ecuadorian border.
 
I will exceptionally divide my article into a few points which will be the accounts of as many unusual and impressive, moving and disappointing moments, in short of  what we have seen and experienced.
 
Peruvians and Ecuadorians
 
Of course, very touristy towns like Cusco, Puno and Mancora are rather trying for the traveller who, called upon every 5 seconds for a restaurant, a massage, an activity, post-cards, souvenirs, a taxi, a youth hostel, etc…, gets the impression he is regarded as a walking dollar storeroom. Outside these tourist meccas, people are usually welcoming and above of all polite and courteous.  Also curious, they often want to know from where you are and then is the opportunity to talk about the differences between our  countries. At Ayacucho, where, according to our guide, there is no more than 10 tourists per day (3000 in Cusco), you can really feel the  pleasantness of life,  and people are rather surprised to see foreigners as it is a somewhat  unusual thing for them, the region being very isolated due to the dangerous and very long dirt track giving access to it.
 
Leasure and sports
 
There are several ways of relaxing in Peru and Ecuador but one of the most efficient is undoubtedly the thermal baths (spas). For instance the nocturnal mud bath in Mancora, in a hole initially dug in search of oil, the only light being that of the fire lit by our taxi driver, was a particular but very pleasant experience. Banos’s medicinal waters, with  38 to 42° Celsius baths, also enabled us to relax in a green mountain setting.
 
As to sports, Manu and I allowed ourselves a few incursions into up till then unexplored fields…
We enjoyed our few surfing days in Mancora and we’re looking forward to repeat the experience some other time.
As to bungee jumping, here is a rather funny anecdote that I must tell you. As we were cycling along with Manu, talking about trying parachutism one of these days, we came upon a bridge where some guys offered us to do bungee jumping ! Scared at first , we decided to go on, but then I thought that it would be a shame not to try, especially for 7,5 dollars only and on top of that on my 25th birthday. So we  came  back and decided to jump (but not before having asked them to do it before us in order to test the strength of the equipment !). I jumped first and Manu followed. It was scary but pleasant and, who knows, we might try  higher next time.
 
Weather and scenery
 
The characteristic of Peruvian and Ecuadorian scenery is variety. After experiencing the heat of Arequipa and the coolness of Titicaca, we really enjoyed the mildness of Ayacucho, in the country’s centre part. In Lima, the greyness and the rain prevail. We would have enjoyed staying longer in Mancora, where it is sunny and nice all year round. We understand why so many tourists like to relax here. In Ecuador, you really feel you’re in the tropics with the rather hot and humid climate, as well as  the vegetation, more exotic than in the previous countries.
 
Julie and I really enjoyed the train trip from Puno to Cusco as it was the opportunity to see one after the other a whole set of different and very beautiful sceneries. Besides the waters of the Titicaca lined with the totora reeds, we passed snow covered summits, canyons with rivers…. unfortunately for us, batteries went dead just at that moment. Although we had already seen the jungle in Bolivia, I must say that I was impressed by the luxuriance of the vegetation around Banos (Ecuador). Canyons with rivers, tall and powerful cascades and waterfalls, all in a jungle décor, very beautiful in itself, but add the rain and you could imagine yourself in the middle of the rain forest !
 
Means of transport
 
We tried everything or almost : car, bus, train, boat, bicycle, motortaxi (the most exotic), each having it advantages and inconveniencies. As far as Julie’s first bus trip is concerned, the least one can say is that it wasn’t exactly a restful one for her (and for me neither !). Indeed, she was unlucky enough to get a reckless driver, in a hurry to arrive and who went at full speed all the way to Puno. As for me, a little blasé from the numerous bus trips, I didn’t fully realize the danger but we did nearly get off the bus before the end in order to increase our chances of survival. I won’t mention the trip (2x10hours) from Cusco to Ayacucho on a narrow earth track, without any parapet of course, sometimes passing by ravines, several hundred of meters deep, it was better not to look or even to sleep. Compared to this the boat on the Titicaca or the cycling around Cusco were real peaceful trips which moreover enabled us to enjoy the blueness of the lake and the beauty of the sacred valley.
The two long distance trips we did by train were really nice and pleasant. Besides the beautiful train trip from Puno to Cusco mentioned earlier, we also enjoyed the Riobamba train where you could step outside the carriage to get a  better view of the rivers and ravines we were passing by. 
 
Archaeological remains
 
Peru (and therefore our journey in this country) would not have been the same without its innumerable archaeological ruins and remains. The most famous ones are of course the Inka ruins which you can spend weeks exploring around Cusco but the earlier civilisations have also left us with precious treasures. For instance, Chan-Chan, of the Chimu civilisation, is the most ancient pre-Columbian city in South America and the largest adobe one in the world. It is also impressive to see what was found in the tomb of a noble Mochica (pre-Inca civilisation). Buried with his relatives (killed for the occasion), the Lord of Sipan was also covered with a great quantity of gold and copper artefacts and more than a hundred ceramic objects surrounded his coffin. As to the Huari in the centre of Peru (500-1000 B.C.), although prior to the Incas, their stone cities were already rather impressive and grand.
 
La comida (food)
 
Although there is enough choice for all tastes, I recommend that you should like fried or grilled chicken as well as rice if you go to Latin America. It is indeed the standard dish here and the “chicken broster” restaurants are as numerous here as the “cafés du commerce” in France. To  save money as well as filling up our stomach, we also quite enjoyed the “chifa” option (South American flavoured Chinese). The alpaca is not only used for its wool, grilled it makes an excellent dish.
On the Peruvian coast, don’t hesitate to taste raw fish and seafood as “ceviches” are legion. In touristic towns such as Cusco or Mancora, Westerners are not out of their element. Numerous restaurants offer a globalized cuisine made of pizzas, pastas and other burritos.
 
As to Ecuador, it is unquestionably the country of bananas. Whether grilled, crisped (“chifles”) or steamed, you’re sure to find them everywhere. The “patacones” or “bolones”, small mashed plantain banana fritters, are by the way very tasty. They are sometimes offered with coffee for breakfast, you then discover the liquid coffee essence, not very strong, to flavour your hot water and of which you must use huge quantities before you can call it coffee.
 
We often bargained for the price of hotels, breakfasts and meals, usually with success but not always.
 
Accomodations
 
Once more, we tried everything. From hotels with swimming pools to 10 soles (3 $) “hostals” and in between the two, mid-range hotels. If you want hot water in Peru, then you must be ready to pay the price, if not, you just have to get used to cold awakenings…. In Ecuador, and this is where you realize the difference with Peru and Bolivia, even cheap hotels (5$) usually provide hot water. It is useful to know, and maybe I realized this a bit late, that bargaining is an accepted thing here, especially if you’re planning to stay several nights in the same place, this allows you to save quite a bit after a certain time.
As to the quality of beds, it varies of course with the price, and the cheaper it is the more you sink into the bed, whether because of the flabbiness of the mattress or the near to no existence of any bed-springs.
Oh, I forgot ! The night Julie and I spent on one of the islands of the Lake Titicaca (Amantani) was far from being the worse, in spite of the very basic life conditions of the inhabitants of the island. No heating and no lights but comfortable beds and an abundance of blankets. And on top of that, a superb view of the Titicaca at breakfast, consisting of pancakes (they know tourists enjoy them….).
 
par Emmanuel publié dans : Pérou
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Mercredi 12 septembre 2007

A  peine  me  suis-je remis de mes emotions du tremblement  de  terre que je dois faire face a un nouveau probleme. Enfin pas si nouveau en sachant que pour la 3eme fois en un mois et demi, je suis malade... Mon estomac ne s'acclimate decidemment pas a la gastronomie andine. Ainsi, rebelote a l'hopital de Cusco (analyse de sang etc...) Je songe d'ailleurs de plus en plus a ecrire un guide sur les hopitaux d'Amerique du sud...
Et je ne peux m'empecher d'esquisser un sourire lorsque le docteur, a la lecture des resultats de l'analyse, me lance : "en fait, vous avez plusieurs choses, le mieux serait peut etre que je commence par vous dire ce que vous n'avez pas!". Donc en dehors de la classique indigestion, des traces de salmonellose encore presentes dans mon organisme (mais bon, il parait que c'est normal), la grande nouveaute, c'est l'entamoeba, adorable petit parasite particulierement actif en Amerique du Sud. 
Je ne sais donc vraiment plus a quel saint me vouer en ce qui concerne mon alimentation mise a part me resigner au bon vieux  "pain et eau (decontaminee a l'aquatab)"... Enfin, que cela ne vous decourage surtout pas de gouter a la succulente cuisine andine : Vincent et Martin ont mange la meme chose que moi et n'ont (pratiquement) jamais souffert de quoi que ce soit! 

Enfin, le traitement est efficace et je me remets vite d'aplomb pour la prochaine aventure qui m'attend. Avec Nancy, une amie cusqueña, nous avons decide de rallier en velo Cusco a Vilcabamba (situee en plein coeur de la jungle, cette citadelle fut le dernier bastion des incas avant l'invasion definitive des conquistadors) soit 1 semaine de peregrinations depuis les hauts sommets andins jusqu'a a la lisiere de la foret amazonienne.
Je ne suis vraiment pas decu : la route est a couper le souffle ("chevere!" comme on dit ici) et malgre mon velo, dont les freins ne fonctio