Lundi 7 mai 2007

Après l'ambiance très touristique de Barriloche, Esquel a le mérite de dépayser le voyageur originaire des pays du nord. Ici, on doit souvent parler de pistes plutôt que de routes, on aperçoit des montagnes de tous les côtés, il fait un froid patagon et surtout il y a la "Trochita", le dernier train à vapeur en activité du monde entier.

 

la-trochita.jpg

 

Autre curiosité de cette ville: des "NO A LA MINA" et "NO AL FMI "  décorent les murs de la ville. Après quelques explications, il s'est avéré que la mine en question exploite de l'or et de l'argent et est gérée par le FMI. Les habitants veulent sa suppression car c'est une source de pollution indéniable, notamment en déchargeant du cyanure dans les cours d'eau environnants. (Notre blog sera truffé de petites digressions comme celle-ci, j'espère que ça ne dérangera personne...)           


Après un détour forcé fatiguant et pluvieux par la côte atlantique, nous arrivons à El Calafate, ville touristique comme Barriloche mais "roots" comme Esquel du fait de ses nombreuses pistes en terre. La ville est surtout intéressante de par sa proximité avec le fameux glacier Perito Moreno et le Mont Fitz Roy. L'excursion au Perito Moreno en valait vraiment la peine tant ce mur de glace bleutée de 60 mètres de haut sur 2 km de large est fascinant à regarder. Ce glacier fait quelque peu penser à un cimetière gelé, unique survivant d'une époque révolue depuis des millénaires... Mais le plus incroyable est de voir d'énormes morceaux de glace s'en détacher et tomber dans l'eau dans un fracas de tonnerre. (Désolé, nous n'avons pas de vidéo, on s'est toujours fait surprendre par la rapidité du phénomène)  Effectivement, c'est un glacier dynamique qui avance de 2 mètres par jour, ce qui explique les chutes de glace très fréquentes.

 

Autre détail amusant (toutes proportions gardées) : alors qu'on estimait avoir été "préservés" du contact avec d'autres français jusque-là, on a vu débarquer à l'hôtel une véritable colonie de français! Et je ne compte pas les autres francophones (de sympathiques belges flamands et une suissesse) qui peuplaient l'auberge IkeuKen !

English version : From Esquel to El Calafate
 
After the Barriloche very touristy ambiance, Esquel has the merit of being of a big contrast for the traveller coming from Northern countries. Here people talk more about trails than roads, there are mountains all around, it is « patagonly » freezing and most of all, there is still the Trochita, the last steam train of the entire world that is still working…

Other town’s attraction : some « No to the mine » and  « No to the IMF » messages decorate the town’s walls. After some explanations, it turned out that the mine targeted here is exploiting gold and silver and is owned by the IMF. The inhabitants want it to be suppressed because it causes an undeniable pollution, especially by unloading cyanure in all the surrounding water flows. (our blog will be peppered with some little digressions like this one, I hope no one will be bothered about that…)


After making a tirering and raining detour by the Atlantic coast, we arrived in El Calafate, as touristy as Barriloche is, but « roots » as Esquel due to its numerous dirt tracks. The town is particularly interessant due to its proximity to the famous Perito Moreno glacier and to Mount Fitz Roy. The excursion to Perito Moreno was really worth as this 60 meters high (197 feet) on 2 kilometers large (1.25 miles) wall of blue ice is really fascinating to watch.This glacier looks a little bit like a freezed cimetery, last survival of a past gone since thousand years…

But the most incredible thing is to see huge pieces of ice break away and fall into the water in a thunderclap. (sorry we don’t have any videos, we always got surprised by the phenomenon’s rapidity.) Indeed, it is a dynamic glacier that moves forward by 2 meters a day (6.56 feet), which explains the really frequent ice falls.



Another funny detail (in certain respects) : as much as we felt « protected » from contact with other French people until now, we saw an entire French troop arrive at our hostel ! It is without counting the other French-speaking people (some sympathic Flemish Belgium and one Swiss girl) who were filling Ikeuken youth hostel !
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Lundi 30 avril 2007

Blaise Cendrars écrivit un jour : " il n'y a plus que la Patagonie qui convienne à mon immense tristesse". Nous devons reconnaître (et sans remettre en question cette très belle phrase de Mr Cendrars) qu'après 20h de bus nous faisant parcourir presque toute l'Argentine d'est en ouest, c'est plutôt avec une immense joie que nous découvrons les paysages à couper le souffle de cette région enchanteresse.

Bariloche, première étape de notre périple patagonien, au pied de la Cordillère des Andes, est sans aucun doute une des plus célèbres stations de ski de l'Argentine et de toute l'Amérique du Sud. Y viennent non seulement les touristes argentins (qui en ont les moyens), européens et américains las des trop "classiques" Alpes, Pyrénées, Rocheuses ou autre Sierra Nevada mais également des touristes sud-américains dont beaucoup découvrent les joies de la neige pour la première fois.


Difficile de ne pas tomber sous le charme de cette ville aux allures de village suisse. Et comme dans toutes les villes précédentes, les gens que nous rencontrons affichent une générosité, une curiosité et un désir de nous transmettre l'amour sans commune mesure qu'ils ont pour leur pays. Ainsi ce couple de retraités de Cordoba, rencontrés totalement par hasard en leur demandant un renseignement, qui finissent par nous emmener avec eux pour découvrir quelques-uns des magnifiques paysages du parc Nahuel Huapi.

 Lago-Nahuel-Huapi.JPG



Ils nous expliquent par la même occasion qu'on ne cultive plus le blé ou le maïs dans les vastes plaines du pays mais...le soja, destiné aux marchés florissants d'Amérique du Nord et aujourd'hui surtout d'Asie. Le soja rapporte en effet beaucoup plus mais rend les terres incultivables... Alors, le soja serait-il le pétrole de l'Argentine?... Enfin, c'est avec fierté qu'Avelardo nous parle de ses origines espagnoles comme pour nous rappeler qu'en Argentine, l'Europe n'est pas considéré comme le "vieux continent" mais comme" le premier monde".



Parenthèse refermée sur cette rencontre fort sympathique, les 4 jours passés à Bariloche nous ont permis de profiter pleinement de la nature avec des randonnées, ballades en vélo mais surtout un baptême de cabalgata (excursion à cheval) à 1500m d'altitude, au-dessus des nuages, avec la Cordillère des Andes comme cadre...



Revers de la médaille (et si je peux me permettre d'émettre une légère critique), Bariloche dont l'essentiel des revenus provient du tourisme, manque un peu d'authenticité : ici, nous avons l'hôtel Chamonix, le chalet suisse, le pub Wilkenny, sans parler des gens qui nous parlent systématiquement en anglais quand ils voient que nous ne sommes pas du coin (c'est-à-dire tout le temps malgré nos efforts intenses pour améliorer notre castellano...). On en oublierait presque que nous sommes en Argentine. Ce n'est qu'en quittant la ville où les chalets en bois du centre ville laissent soudainement la place aux baraquements en tôle d'un immense bidonville (encore ces villas miserias présentes a la périphérie de le plupart des villes...) que la réalité nous rattrappe brutalement...

 

Villas-miserias.JPG 

Villa miseria en sortant de Bariloche - Villa miseria at the border of Bariloche’s town

PS : Nous en profitons au passage pour dire un GRAND MERCI à Anne qui nous aide tous les jours à vous faire partager notre aventure et qui traduit notamment tous nos articles en anglais ! (et non, ce n'est pas nous...)


English version: Patagonia


One day, Blaise Cendrars (Swiss-French writer from 20th century) wrote: « Only Patagonia suits my sadness ». We have to admit (without putting into question this really beautiful sentence from Sir Cendrars) that after 20 hours of bus making us travel through almost all Argentina from East to West, it’s in fact more with an immense joy that we discover these bewitching region’s breathtaking landscapes.

Bariloche, first stop of our Patagonian trip, at the bottom of the Great Cordillera, is without a doubt one of the most famous ski resort of Argentina, and even of South America. Not only Argentinian tourists (wealthy ones), European and American ones, tired of too « common » Alps, Pyrenees, Rockies or other Sierra Nevada, but also South American tourists come here, some of them discovering for the first time the snow delights.


It is difficult not to fall under the spell of this city which looks like a Switzerland village. And as in all the former towns, people we meet are generous, curious and full of desire of sharing with us the endless love they have for their country. As for example this retired couple from Cordoba that we met totally by haphazard when we asked for some information and who finally took us with them to discover some of the most beautiful landscapes of Nahuel Huapi’s park.

They seized this opportunity to explain us that it is not wheat neither corn which is cultivated in these huge country plains but…soja, cultivated for the prosperous Northern American market and also today for the Asian one. In fact, soja is more profitable, but makes the earth untellable…So, is soja Argentina’s petrol?... However, it is proudly that Avelardo told us about his Spanish origins as for reminding us that in Argentina, Europe is not considered as the “old continent” but as “the first world”.


Enough of this disgression about this really nice encounter, the 4 days spent in Bariloche gave us the chance to fully enjoy nature by hiking, biking, and most of all we did our first “cabalgata” (horse riding) at 1500m of altitude, over the clouds, with the Great Cordillera as a setting…

Other side of the coin (if you let me do a light criticizm), Bariloche whose most revenues come from tourism, lacks a little bit of authenticity: here we have Chamonix hostel, Switzerland chalet, Wilkenny pub,..it is without mentioning that anyone automatically talks to us in English when they see that we are not local (which means all the time despite our intense efforts to improve our castellano…).

We would even forget that we are in Argentina. It is only by leaving the town, when the center town’s wood chalets lets place to the iron houses of a huge favella (again these “villas miserias” situated at most town’s periphery…) that reality strikes us the most…


PS : We take the opportunity by the way to thank Anne a lot for helping us every day share our adventure with you and who entirely translates our articles in English ! (no, it’s not us…)
 
 
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Dimanche 29 avril 2007

            Aux premiers abords, Rosario ne nous a pas parue enchanteresse, avec ses grands immeubles dégradés et ses larges avenues à l'américaine. On ne voyait pas bien comment il était possible de ne pas vouloir quitter cette ville comme le laissait entendre le guide Lonely Planet...

                 
                   Cependant, en arpentant ses rues, on découvre un certain charme à la troisième ville la plus peuplée du pays, avec ses places tranquilles et ses multiples cafés et restaurants. Cela vient peut-être aussi du fait qu'après l'agitation de Buenos Aires, Rosario a l'avantage d'être beaucoup plus calme que la capitale ! De plus, le Rio Parana ainsi que le Monumento a la Bandera (Monument au drapeau) constituent des points d'attraction indéniables.

                    
                     Rosario est aussi connue pour avoir mis au monde Che Guevara. Mais en réalité, la ville pourrait bien n'avoir jamais vu naître l'illustre révolutionnaire. C'est en tout cas l'hypothèse que privilégient deux habitantes du supposé immeuble natal d'Ernesto, qui nous ont assuré que personne ne sait vraiment ou il est né et que la municipalité entretiendrait ce mythe pour attirer les touristes...Toujours est-il que fictive ou non, on n'a pas pu voir la "casa natal Che Guevara", fermée au public pour cause inconnue. Cela révèle le peu de cas que font les Argentins de celui qui a été l'idole de jeunes pendant des générations. C'est somme toute assez compréhensible car, comme le rappelle un étudiant en histoire que Manu a interrogé, le Che n'a pas servi sa patrie d'origine mais d'autres pays tels que Cuba, le Congo ou encore la Bolivie.

                         
                         Mais Rosario est surtout fameuse pour...la beauté de ses filles. Qu'il s'agisse de Rosarinos (habitants de Rosario), de Portenos (habitants de Buenos Aires) ou d'autres encore, il sont en effet plusieurs à nous avoir affirmé que les Rosarinas étaient les plus belles Argentines. Vous demanderez à Manu ce qu'il en est...


English version : Rosario

                           At first sight, Rosario didn’t look charming to us, with its big damaged buildings and large American-style avenues…We were not getting how it could be possible not to be willing to get out of this city, as our Lonely Planet guide was insinuating…

                           
                            However, by pacing up and down its streets we discovered a kind of charm to the third most populated city of the country, with its quiet places and numerous coffees and restaurants. It maybe comes also from the fact that after the bustling of Buenos Aires, Rosario has the advantage of being more quiet than the main town ! Moreover, the Rio Parana and the Monumento a la Bandera (Flag Monument) are undeniable attractions.

                            Rosario is also famous for having given birth to Che Guevara. But in reality, the town has maybe never been the place of the famous revolutionar birth. Anyway, that is the hypothesis that support two inhabitants of the building where Ernesto was maybe born. They ensured us that no one exactly knows where he was born and that the local-governement entertains this myth to attract tourists..Whatever, true or not, we could not even go inside the casa natal Che Guevara, closed to the public for an unknown reason. It shows how small interest Argentinians give to the one who has been the idol of young people for generations. As one history student that Manu questioned reminded us, it is quite understandable, because the Che never served its mother country, but other countries such as Cuba, Congo, or Bolivia.

                            But Rosario is mostly famous for..the beauty of its girls. Rosarinos (Rosario inhabitants) or Portenos (Buenos Aires inhabitants), or men of other towns, they are several to have asserted that Rosarinas were the most beautiful girls from Argentina. I will let you ask Manu about it…

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Dimanche 29 avril 2007

              Le soleil se lève dans quelques heures à Buenos Aires... En ce début de semaine, nous quittons la capitale des Bons Airs pour nous diriger vers Rosario, la 3ème ville du pays et ville natale de Che Guevara. Ainsi, nouveaux paysages, nouvelles personnes et nouveaux challenges...

             
D'ailleurs la nouveauté en ce qui concerne les challenges serait un bien grand mot... Cette première semaine de notre voyage en Amérique du Sud n'aurait pas pu mieux commencer. Depuis notre arrivée mardi dernier, nous vivons un peu comme des rois dans l'appartement de 4 français en stage depuis quelques mois ici. On nous aide, nous donne une pléthore   de recommendations, et même parfois nous fait à manger...Pas étonnant que nous ayons tous les deux du mal à réaliser que nous sommes partis de l'autre côté du Pacifique et qui plus est dans l'hémisphère sud...Cette transition entre 2 mondes se fait donc en douceur en grande partie grâce à l'aide précieuse de nos hôtes.

             Mais, à la fin de cette première semaine, nous arrivons quand même à percevoir grâce à nos visites et nos rencontres que cette ville, malgré tous ses points communs avec des capitales européennes telles que Paris ou Madrid, a également autre chose que nous n'avions jamais rencontré jusque là : une sorte d' immense énergie désordonnée, folle, chaotique mais positive, généreuse et incessante, permettant à chacun de vivre sa vie comme il le souhaite.

             Difficile donc de ne pas envier cette expérience extraordinaire que sont en train de vivre nos camarades français! Mais ce serait oublier la chance que l'on a nous même de faire ce voyage... qui justement commence véritablement aujourd'hui...

  Martin--Romain--Louise--et-son-camembert--et-Guillemette-b.JPG
  De gauche à droite : Martin et les colocs (Romain, Louise et Guillemette)
  From left to right : Martin and the roomates (Romain, Louise and Guillemette)


English version : The adventure's beginning

                         Sun rises in a few hours in Buenos Aires..In this beginning of week, we are leaving the capital city of Good Airs to go to Rosario, the third town of the country and birthplace of Che Guevara. So, new landscapes, new people and new challenges…

                          In fact new challenges is quite a big expression…This first week of our trip in South America could not have begun better. Since our arrival last tuesday, we have been living quite as kings in the flat of 4 French people having being here doing internships since a few months. They help us, give us many advises, and even cook for us…It is not surprising that we both have difficulties realizing that we left for the other side of Pacific and moreover for the southern hemisphere…Consequently, we did this change from one world to another quite smoothly, for the most part thanks to the precious help of our hosts.
                          However, at the end of this first week, we manage to feel through our visits and the people we meet that despite all the similitudes with European capital cities such as Paris or Madrid, this city has also something that we had never met until now : a sort of huge energy disorganized, crazy, chaotic but positive, generous and non-stop, allowing anyone to live its life freely.

                          So it’s hard not to envy this extraordinary experience that our French mates are having ! But it would be forgetting how lucky we are to do this trip…trip which by the way begins actually today…

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Vendredi 20 avril 2007

               Que croyait-on trouver en Argentine ? Nous ne savons pas vraiment mais dès la sortie de l'aéroport, la moiteur du climat et la foultitude d'arbres le long des avenues nous ont immédiatemment rappelé qu'on était dans l'hémisphère sud. (Au passage, il faudra vérifier si l'eau dans les lavabos s'écoule bien dans l'autre sens . . . )

               
Cette atmosphère tropicale rappelle à Martin celle de la Guinée, en moins chaud por supuesto. Notre trajet en taxi en direction de l'appartement (d'amis d'amis de Manu) où nous logerons pendant cette semaine fut l'occasion d'une première découverte de la ville, notamment ses miseras villas ou bidonvilles qui sont assez surprenantes à voir tant leur état de délabrement est avancé. Le chauffeur nous déconseille d'y aller mais je ne sais pas si on en aurait eu l'idée de toute façon. En tout cas, nos premières images de la ville nous ont pas mal dépaysé, malgré le fait qu'on nous avait dit que Buenos Aires ressemblait à une ville européenne. La circulation folle, les bus datant de la 2ème guerre mondiale, le nuage de fumée noire au-dessus de la route, les habitations en tôle, tout ça n'est pas Paris tout de même !

                
Dans cette agitation, le cimetière de Recoleta (où gît Evita) fut un hâvre de paix lors de notre première visite de la ville, tant le calme et la fraîcheur du lieu permettent la détente par rapport à la locura (folie) de la ville. Et en rentrant à l'appart le soir, le ciel, très menaçant depuis quelques heures, a accouché du plus violent orage que nous aillons jamais vu. Les trottoirs étaient littéralement inondés, les roues des voitures étaient noyées, tant et si bien qu'une bonne partie de la ville (dont l'appartement où nous sommes hébergés) a été privée de courant toute la soirée. Nous avons alors pu nous sécher en goûtant, avec nos camarades français, au fameux "bife de chorizo" (qui en fait ne contient pas de chorizo), célèbre dans toute l'Argentine. Très goûtu et pour seulement 8 pesos (2 euros), ce serait dommage de se priver . . .  

 

Plaza-de-Mayo--nous-voil----b.JPG 

Plaza de Mayo, nos vemos!
(nous voilà! here we are !)


English version : Buenos Aires, here we are !
                   What were we expecting to find in Argentina ? We are not really sure, but as soon as we got out of the airport, the climate mugginess and the numerous trees along avenues immediately reminded us that we were in the Southern hemisphere. (By the way, we will have to check if water in toilets runs off in the opposite way…)

                   This tropical ambiance reminds Martin the one of Guinea, but less warm por supuesto. Our taxi trip to the flat (of friends of friends of Manu) where we are staying for this week was the opportunity to get a first impression of the town, especially of its miseras villas or ghettos which are quite striking to see as they are so much crumbling. The taxi driver advised us not to go, but i am not sure if we would even have thought about going there anyway. However, our first images of the town disoriented us quite a lot, despite the fact that people had told us that Buenos Aires looked as a European city. The crazy traffic, the World War II buses, the black smoke cloud over the road, the iron houses, no one can say that all this is Paris at least !
                   In the bustle, Recoleta cimetery (where is burried Evita) was a haven of peace during our first visit of the town, as the place quietness and freshness allows ones to rest, compared to the locura (crazyness) of the town. Coming back to the flat at night, the sky, having threatened us already for a few hours, gave birth to the most violent storm we had ever seen. Sidewalks were litteraly flooded, cars tyres drowned, so far so good that an entire part of the city (including the flat where we are staying) was deprived of electricity during all evening. While getting dried we tried with our French mates the famous bife de chorizo (which in fact does not contain any chorizo), reputed in all Argentina. Very tasty, and for only 8 pesos (2 euros), it would be a pity to miss it…
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Lundi 16 avril 2007

               carte-amsud-itin2.jpg

               Donc, voilà en gros ce qui nous attend.... Après une semaine passée à Buenos Aires, nous descendrons vers le sud de l'Argentine pour explorer la Patagonie et ses glaciers millénaires. Puis, nous remonterons par le Chili jusqu'à Santiago avant de repasser en Argentine à Mendoza. De là, nous longerons la Cordillère des Andes en passant par les villes charmantes du nord-ouest argentin jusqu'à Jujuy. Puis, pour la dernière fois, la Cordillère sera traversée pour revenir au Chili afin de découvrir les paysages lunaires du desert d'Atacama.

              
Début juillet, c'est la Bolivie, avec pour commencer le somptueux salar d'Uyuni, puis la remontée vers La Paz en passant par Potosi et Sucre. A La Paz, Vincent nous rejoint et nous aidera à affronter les multiples dangers qui nous attendront dans la jungle bolivienne (Parc Madidi accessible par la fameuse route de la mort...). Puis départ vers le Pérou et son mythique Machu Picchu. Ensuite, l'aventure se poursuivra le long de la côte Pacifique en passant par Nazca, Pisco et Lima.

              
A Lima, petite pause (bien méritée), et on repart tranquilement vers le Nord en passant par Trujillo et la Cordillera Blanca. Enfin, ultime pays de notre aventure commune : l'Equateur. Cela devrait nous ammener à mi-septembre où Martin rentre en France de Quito et laisse Emmanuel continuer seul son chemin à travers l'Amérique Centrale et cela jusqu'au Mexique....

               Bon maintenant, il n'y a plus qu'à faire tout ça!!! Commençons tout d'abord par boucler le sac...


English version : Our itinerary


                   So here is basically what is waiting for us…After a week in Buenos Aires, we will go to South of Argentina to explore Patagonia and its thousand years old glaciers. Then we will head over North through Chile until we reach Santiago, and then go back to Argentina in Mendoza. From there, we will follow the Great Cordillera, passing through the charming towns of North-West Argentina until Jujuy. Then we will cross a last time the Cordillera to return to Chile to discover the moon landscapes of Atacama desert.

                   Beginning of July, it will be Bolivia, with the magnificent Ulyuni salar to begin, and then La Paz with on the way Potorsi and Sucre. In La Paz, Vincent will join us and help us struggle with the numerous dangers that are waiting for us in the Bolivian jungle. (To access Massidi Park, we have to take the famous Death Road..) Then we will go to Peru and its mythical Machu Pichu. Then the adventure will go on along Pacific coast through Nazca, Pisco and Lima.

                   In Lima, we will take a short break (fully deserved), and then will go the North, and stop on the way in Trujillo and in the Blanca Cordillera. At the end, last country of our adventure together : Ecuador. We should reach it middle of September, which will be time for Martin to go back to France from Quito, when Emmanuel will keep travelling alone towards Central America until reaching Mexico.

                  
And now, we just have to do all that !!! So let’s first begin with finishing the back-pack…

par Emmanuel publié dans : Introduction
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Lundi 16 avril 2007

            Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur notre Blog...

            Pour vous donner quelques nouvelles de notre périple sud-américain, nous avons choisi ce mode parce que nous savons que nous ne pourrons pas écrire autant de mails ou de cartes postales que nous voudrons. En plus, vous aurez tout loisir et toute latitude pour répondre et apporter vos commentaires directement sur ce Blog.

          
Mais, nous restons joignables par mail, à nos adresses habituelles : eboros@yahoo.fr (Emmanuel) et averhono@hotmail.com (Martin) N'hésitez pas à nous écrire des mails aussi, si le coeur vous en dit. Nous répondrons aussi par mail, dans la mesure du possible et dans des délais raisonnables...

           Donc départ ce lundi de Roissy, direction Buenos Aires ou l'on arrive demain avec escale à Londres pour Emmanuel et à Madrid pour Martin...Pour des raisons d'ordre pécuniaire, nous sommes dans l'obligation de voyager séparément...Bref, arrivée à Buenos Aires demain où nous prévoyons de passer la première semaine de notre aventure.

            On vous embrasse tous!
            Manu et Martin.


English version : Paris - Buenos Aires

               Hi everyone, welcome to our Blog…

               To give you some news during our South-American trip, we chose this communication mode because we know we will not be able to write as many e-mails or postcards as we will be willing too.Moreover, with this mode, you will have all time and freedom to reply and comment directly on this Blog. 

               But we also remain reachable by e-mail, at our usual e-mail adresses : eboros@yahoo.fr (Emmanuel) and averhono@hotmail.com (Martin). Please feel free to write also e-mails to us if you want. We will also reply by e-mail, as much as we can and within reasonable deadlines.

               So, we leave this Monday from Roissy Charles de Gaulle airport to Buenos Aires, where we will be tomorrow, with a stop in London for Emmanuel and a stop in Madrid for Martin.Because of financial reason, we are obliged to travel separately...In short, we will be in Buenos Aires tomorrow where we forecast to spend the first week of our adventure.

               Greetings to everyone !
               Manu and Martin.

 

par Emmanuel et Martin publié dans : Introduction
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Lundi 16 avril 2007

 

            Suite rapide de sensations vives et variées, le kaléidoscope a été une source d'inspiration pour plus d'un auteur . . . Lévi-Strauss, Proust, Schopenauer, chacun y est allé de sa réflexion personnelle. Instrument qui contient  des bribes et des morceaux au moyen desquels se réalisent des arrangements structuraux mais également objet réfléchissant à l'infini le monde extérieur, le kaléidoscope reflète d'un côté l'immense variété de la réalité et d'un autre les différences de perception dues à la position de l'observateur. 

  Le kaléidoscope peut également être vu comme  une figure réconciliant les termes apparemment opposés de la permanence et du changement, de l'identité et de la différence, combinaison particulière contingente de l'observateur ou de certaines associations entre des oppositions différentielles…J'en passe et des meilleures...             

            Au delà de ces quelques considérations métaphysiques, le kaléidoscope nous a surtout permis de trouver un nom à notre blog ! Celui-ci a d'ailleurs pour but de vous faire partager nos péripéties et pérégrinations au sein de ce qui fut autrefois le territoire de l'entité sociale la plus structurée et la plus puissante de la période pré-hispanique, à savoir l'Empire Inca. Avant de pénétrer sur ces terres qui vont de Santiago à Quito en passant par La Paz, Cuzco et Lima, nous aurons en premier lieu foulé les immenses terres patagoniennes et vu la ville du Tango, Buenos Aires . . . .
 
            Sur 11 000 km, à toutes les altitudes et lattitudes, nous admirerons une pléthore de paysages, des myriades de villes et de villages, rencontrerons des centaines de personnes, découvrirons d'autres cultures…Autant d'expériences inoubliables qui apporteront autant de couleurs, de saveurs et de formes et dont notre kaléidoscope sera l'Inca - rnation.  Kaléidoscope vient du grec kalos qui signifie « beau » eidos « image » et skopein « regarder ». Nous pensons qu'il représente ce que nous allons vivre pendant 6 mois et que nous voulons vous faire découvrir : l'infinité d'images et de souvenirs grâce à nos photos et vidéos, l'infinité de sensations, vives et variées, grâce à notre carnet de voyage. De par la diversité de ses cultures et de ses couleurs, l'Amérique du Sud nous a toujours semblé être le continent idéal pour vivre ce kaléidoscope : les marchés aux mille saveurs de Bolivie, les cités de pierre du Machu Pichu et du Choquequirao au Pérou, la Patagonie et ses glaciers bleu ciel, l'éclatante clarté du désert de sel d'Uyuni qui réfléchit comme un miroir le ciel et les nuages, les étals des marchés colorés de l'Isla del Sol…
 
            Comme vous l'aurez donc compris, c'est un regard sur tout un continent que nous vous proposerons avec ce blog. Vous aurez droit à des regards différents, autant de prismes et de miroirs du kaléidoscope : celui d'un financier capitaliste, d'un socio- démographe altermondialiste, d'un médecin (de La Paz a Lima) et peut être celui d'autres personnes... Nous essaierons aussi de faire des entretiens avec des personnes que nous rencontrerons sur place, paroles et visages qui seront autant de reflets du kaléidoscope et qui nous  apporteront un regard différent sur leur pays et leur culture, pour mieux nous les faire comprendre et découvrir...
 
            Voilà l'objectif de ce blog.
            Voilà les objectifs de notre voyage kaléidoscopique.
            Pour l'heure, à 3 du mat' le jour du départ, nous en sommes encore à rédiger cette intro alors que notre sac n'est pas tout à fait prêt . . .
           
            A bientôt!
English version : Vision of a trip…
 
                     They wrote a lot about the kaleidoscope…Each of them brought something to it, Schopenhauer, Proust, Lévi-Strauss…instrument which also contains pieces, through which structural arrangements appear, gathering words apparently opposed as permanence and change, as identity and difference, specific blend depending of the observer existence or of some blend between differentials oppositions…and even more…
 
                      For us, it will just be the name of our blog, whose aim is to share with you and help you discover our trip on all a continent, in almost all Latin America and Central America countries, from Buenos Aires to Mexico, through Santiago, La Paz, Lima, Quito...
 
                      Over 11,000 kilometers (6835,4 miles), at all altitudes and latitudes, we will admire lots of diverse landscapes, towns and villages, meet hundred of people, discover other cultures..so many unforgettable experiences that will bring so many colours, flavours, and forms and for which our kaleidoscope will be the Inca – rnation.
 
                       The word “kaleidoscope” comes from the Greek language : kalos means "beautiful", eidos means "image", and skopein means "to look". We think that it represents what we are going to experience during 6 months and that we want to help you discover : an infinite number of images and memories through our pictures and videos, an infinite number of bright and diverse emotions, through our travel stories. Because of its cultures and colours diversity, South America always seemed for us the appropriate continent to experience this kaleidoscope : the thousand colours of Colibri from Peru, of Rurrenbaqué Aras from Bolivia, of Blanca Cordillera in Peru, the sky blue of Uyuni desert salt which reflects as a mirror the sky and its clouds, the colored markets stalls from Isla del Sol…
 
                       As you will have understood, it is a vision of an entire continent that we will offer through this blog. We will offer you different visions, as many visions as there can be mirrors and prisms seen through a kaleidoscope: the one of a capitalist finance man, the one of a sociologist – demograph, the one of a doctor in La Paz, and maybe visions of other people…We will try to interview people that we will meet here, goal which is one of the main goals of our trip. They will also give us a different vision of their country and their culture, to help us understand and discover those better…
 
                       Here is the goal of our blog.
                       Here are the goals of our kaleidoscopic trip.
                       As for now, we are still in Paris, finishing to prepare our trip…
 
                      See you soon!
par Emmanuel, Martin et Vincent publié dans : Introduction
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