Alors que mes ongles et mes levres sont déjà cyanosés a cause des 4100 m d' altitude d' El Alto, je me fais presque agresser par une trentaine de chauffeurs de taxis. Je leur demande où je peux trouver "a commuting shuttle between La Paz International Airport (LPIA) and La Paz down town", personne ne me comprend...il faut que j'oublie mes réflexes d'occidental....bienvenido en el Tercer Mundo!!!. Mon rendez vous est à La plaza San Francisco, à la fois un immense marche à ciel ouvert, un chantier sans fin desordonné et une décharge ou se côtoient marchands, mendiants, cireurs de chaussures, passants, enfants et chiens errants le tout dans une drôle d'odeur ...notre hotel El Solario est à coté.
La jungle urbaine a La PazNous n'avons pas vraiment le temps de découvrir les charmes de la Paz que nous nous retrouvons déjà dans la pampa, jungle du Nord de la Bolivie, pour 3 jours et 2 nuits. Après 13 h d'attente dans le LPIA, 45 minutes de vol, 4 h de jeep sur une piste de terre et de cailloux et enfin 2 h 30 de pirogue à moteur, nous arrivons au camp Anaconda Tour. Pendant 3 jours nous découvrons émerveillés alligators, dauphins roses d' eau douce, piranhas, chuchillos (petits singes jaunes nourris pas les touristes), tortues, oiseaux, capybaras (cochons sauvages pesant jusqu'a 60 kilos). Nous passerons 5 longues heures à chercher l'anaconda dans les herbes hautes et humides de la pampa en compagnie de notre guide, mais cette recherche éprouvante fut vaine...le guide nous avait prévenu la veille des caprices de la nature. Nous sommes évidemment bien déçus. En guise de consolation, nous pêchons le piranha, observons l'alligator à la tombee de la nuit et nageons près de dauphins juste à côté d alligators prenant le soleil sur les berges du fleuve. Ce n est que lors du voyage retour en pirogue que nous apercevons un anaconda de 2 m, nous nous l'approprions le temps de quelques photos, véritable éternité pour nous...le séjour dans la jungle est une réussite, notre agence anaconda tour mérite bien son nom.
Le dresseur d'anacondas!
Coucher de soleil sur la pampa
Non, il ne l'a pas etrangle!
Idem....
Un capybara faisant le beauA peine remis de notre rencontre avec l'anaconda, nous sommes déjà dans l'avion vers le LPIA, que nous commencons a connaitre. A notre arrivée, nous prenons le temps de visiter la Paz, la vue est superbe depuis l'observatoire qui domine la ville. Notre tour s'achève a la valle de la luna (encore, la 4eme du nom)
La Paz Down TownPuis, nous quittons une nouvelle fois la capitale pour decouvrir en VTT la "route la plus dangereuse du monde" (1 mort par semaine jusqu'à ce que le gouvernement finisse par réaliser que la construction d'une route plus sûre, de plus de 5m de large en bordure de ces ravins sans fonds, ne soit preferable) une magnifique descente en velo de 60 km, 2500 m de dénivelé...nous entr'apercevons les paysages magnifiques alors que nous sommes concentrés a ne pas tomber dans le ravin juste à côté de nous. Le guide nous montre d'ailleurs un endroit où un touriste est mort il y a six mois. Dans le minibus qui nous emmène au sommet, tout en écoutant de la techno trans, nous avons signé un contrat; l' organisateur ne sera responsable de rien : de la simple blessure à notre mort, en passant par l'intoxication alimentaire et (le contrat le precisant litteralement) jusqu'aux actes de Dieu et des forces de la Nature. Nous sommes sereins lorsque nous enfourchons nos VTT...
La route de la mortAprès ce debut de vacances sportives, nous nous dirigeons vers le berceau de la civilisation Inca sur les bords du lac TIticaca. Le Soleil y naquit selon les Incas. Depuis le piton rocheux de Copacabana, nous embrassons, après une dure montée, une grande partie du lac navigable le plus haut du monde. Nous visitons Copacabana (qui signifie en quechua vue sur le lac) qui nous sert de point de départ pour visiter l'ile sacrée du soleil = Isla del Sol. Un monde a part où le temps semble s' être arreté alors que les enfants de l'ile mendient et nous demandent des caramelos. Nous n'oublions pas de goûter a la spécialité locale = la trucha del lago, la truite la plus grosse du monde. Le gérant de notre hotel nous parle de sa culture, de son île (un lugar muy tranquilo y muy sagrado), de ses traditions, on sent vraiment qu' il en est très fier.
Manu a Copacabana
Isla del SolUne fois la frontiere péruvienne passée, une nouvelle île nous attend...plusieurs même, puisque à Puno, capitale folklorique du Pérou avec ses 300 danses traditionnelles, nous découvrons les Islas flottantes des Uros, véritables petites villes flottantes sur le lac faites de roseaux "totora", qui poussent en abondance sur les bords du lac. Ce roseau est utilisé par ce peuple pour tout, la nourriture, la fabrication d'objets, des iles et des maisons. Malgré leur commercialisation effrenée, ces iles n'en restent pas moins uniques au monde. Avant de rejoindre le nombril du monde, Cusco, nous visitons l' Isla Taquile, à 3 h en bateau de Puno, pour assister au festival de la fête des moissons. Sur cette île a part, nous découvrons les plus beaux draps et bonnets tissés d'Amerique du Sud, mais nous aurions aimé passer plus de temps là-bas, c'est sûr.
Isla Taquile
Barque en totora des islas flottantes
Islas flottantes tout en totoraNous voilà a Cusco, la capitale de l'empire Inca. L'effervescence de La Paz et les voyages pénibles en minibus en Bolivie nous semblent bien loin tant Cusco est une charmante ville aux petites rues en pierre et aux petites maisons coloniales. La cathédrale domine une place pavée, qui a pour nom Plaza de Armas comme toutes les villes en Amerique du Sud, ensoleillee et où il fait tellement bon se reposer et siroter un Inca Kola la bebida o sabor del Peru depuis 1935.
From Anaconda to Inca Kola
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After three months of travelling alone together, a change seemed a good idea. And so I, (Vincent), joined Emmanuel and Martin in La Paz.
As my nails and my lips are already blue, due to the altitude of El Alto (4100 meter), thirty or more taxi drivers pounce upon me. I ask them where I can find «a commuting shuttle between La Paz International Airport (LPIA) and La Paz down town », no one understands me.... I really must forget my western world reactions....bienvenudo en el Tercer Mundo!!!. The meeting place is in Plaza San Francisco which is at the same time a huge outdoor market, a never ending and untidy building site and a rubbish dump where side by side one can find street sellers, beggers, shoe-shine boys, children and stray dogs, all this bathing in a strange smell..... Our hotel, « El Solario », is right next.
We don't really have the time to discover the charms of La Paz that we already find ourselves in the Pampas, the North Bolivian jungle, for three days and two nights. After a 13 hours wait in LPIA, a 45 minutes flight, a 2 hours jeep journey on an earth and rubble trail and finally a 2 and a half hours motorized dugout canoe sail, we arrive at the Anaconda Tour Camp. During 3 days we will discover with much wonder alligators, fresh water pink dolphins, piranhas, chuchillos (small yellow monkeys fed by tourists), tortoises, birds, capibaras (wild pigs weighing up to 60 kg). We spend 5 long hours with our guide looking for the anaconda in the tall and humid grass of the pampa but the difficult search is in vain.... the guide had warned us the previous day about the uncertainties of Nature. Nevertheless we are disappointed. To console ourselves, we go piranha fishing, watch the alligator at night fall and go swimming right next to the dolphins and near the alligators basking in the sun on the river banks. It is only on our return journey by canoe that we catch sight of a 2 meter long anaconda, we capture it for a short while, which seems to us a moment of eternity... Our jungle trip is a success, our agency « Anaconda Tour » well deserves its name.
No sooner had we recovered from our encounter with the anaconda than we were already in the plane to LPIA, which we are getting to know quite well. When we arrive, we take the time to visit La Paz, the view from the Observatory, which overlooks the town, is fantastic. Our visit ends at the « valle de la luna « (one more valley of the moon, the fourth in fact).
We then leave the capital once more to discover by mountain bike « the most dangerous road in the world » (one mortal accident per week until the government finally realized that it would be preferable to build a safer road, more than 5 meters wide, on the edge of these bottomless ravines). A fantastic 60 km descent by bike, a 2500 meters difference of level.... We get glimpses of the wonderful scenery while at the same time concentrating on trying not to fall over the ravine edge just alongside. The guide shows us, by the way, the place where a tourist died 6 months ago. In the bus taking us to the « death road », listening to techno trans music, we signed an agreement : the organizer isn't responsible for anything, from a slight wound to our death including food poisoning and (the agreement mentions it literally) up to acts of God and Forces of Nature. We are serene as we get on our bikes....
After this rather athletic start of our holidays, we head for the cradle of the Inca civilisation, on the banks of the lake Titicaca. According to the Incas, it is here that the sun was born. From the rocky peak of Copacabana, after a difficult climb, we visually embrace most of the world's highest navigable lake. We visit Copacabana (which means « view on the lake » in Quechua), the starting point of our visit of the sacred island of the sun (Isla del Sol). A world on its own where time seems to have stopped while at the same time children beg and ask us for « caramelos ». Of course, we don't forget to taste the local specialty « la trucha del lago », the largest trout in the world; The manager of our hotel tells us about his culture, his island (« un lugar muy tranquillo y muy sagrado »), its traditions, one really feels that he is very proud of it.
Once the Peruvian border is crossed, a new island awaits us.... even several new ones for in Puno, the 300 traditional dances capital of Peru, we discover the floating « islas des Uros », real little floating towns on the lake, made of reeds, « totora », which grow abundantly on the lake banks. This reed is used by the population for everything, food, the making of objects, islands and houses. In spite of their excessive commercialisation, these islands nevertheless remain unique in the world. Before setting out for the « center of the world », Cusco, we visit the « isla taquile », 3 hours by boat from Puno, to attend the harvest festival. In this very special island, we find the most beautiful hand-woven sheets and head wear of South America. We would have liked to spend more time here.
Here we are in Cusco, the capital of the Inca Empire. The feverish atmosphere of La Paz and the difficult minibus journeys in Bolivia seem very far away, so charming is Cusco with its little cobbled streets and its colonial-style small houses. The cathedral looks over a sunny cobbled square, « Plaza de Armas » like in all towns in South America, where it's so pleasant to relax and sip an « inca kola, la bebida del Peru » since 1935 « or el sabor del Peru ».
