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Bolivia

Lundi 30 juillet 2007
Trois mois après le debut de leur voyage en amoureux, un peu de nouveauté s imposait. Je (Vincent) rejoins  ainsi Emmanuel et Martin a La Paz.

Alors que mes ongles et mes levres sont déjà cyanosés a cause des 4100 m d' altitude d' El Alto, je me fais presque agresser par une trentaine de chauffeurs de taxis. Je leur demande où je peux trouver "a commuting shuttle between La Paz International Airport (LPIA) and La Paz down town", personne ne me comprend...il faut que j'oublie mes réflexes d'occidental....bienvenido en el Tercer Mundo!!!. Mon rendez vous est à La plaza San Francisco, à la fois un immense marche à ciel ouvert, un chantier sans fin desordonné et une décharge ou se côtoient marchands, mendiants, cireurs de chaussures, passants, enfants et chiens errants le tout dans une drôle d'odeur ...notre hotel El Solario est à coté.

LP.jpg La jungle urbaine a La Paz


Nous n'avons pas vraiment le temps de découvrir les charmes de la Paz que nous nous retrouvons déjà dans la pampa, jungle du Nord de la Bolivie, pour 3 jours et 2 nuits. Après 13 h d'attente dans le LPIA, 45 minutes de vol, 4 h de jeep sur une piste de terre et de cailloux et enfin 2 h 30 de pirogue à moteur, nous arrivons au camp Anaconda Tour. Pendant 3 jours nous découvrons émerveillés alligators, dauphins roses d' eau douce, piranhas, chuchillos (petits singes jaunes nourris pas les touristes), tortues, oiseaux, capybaras (cochons sauvages pesant jusqu'a 60 kilos). Nous passerons 5 longues heures à chercher l'anaconda dans les herbes hautes et humides de la pampa en compagnie de notre guide, mais cette recherche éprouvante fut vaine...le guide nous avait prévenu la veille des caprices de la nature. Nous sommes évidemment bien déçus. En guise de consolation, nous pêchons le piranha, observons l'alligator à la tombee de la nuit et nageons près de dauphins juste à côté d alligators prenant le soleil sur les berges du fleuve. Ce n est que lors du voyage retour en pirogue que nous apercevons un anaconda de 2 m, nous nous l'approprions le temps de quelques photos, véritable éternité pour nous...le séjour dans la jungle est une réussite, notre agence anaconda tour mérite bien son nom.


jungle1.jpg Le dresseur d'anacondas!


jungle2.jpg Coucher de soleil sur la pampa


Non, il ne l'a pas etrangle!


jungle4.jpg Idem....


Un capybara faisant le beau


A peine remis de notre rencontre avec l'anaconda, nous sommes déjà dans l'avion vers le LPIA, que nous commencons a connaitre. A notre arrivée, nous prenons le temps de visiter la Paz, la vue est superbe depuis l'observatoire qui domine la ville. Notre tour s'achève a la valle de la luna (encore, la 4eme du nom)

lapaz1.jpg La Paz Down Town


Puis, nous quittons une nouvelle fois la capitale pour decouvrir en VTT la "route la plus dangereuse du monde" (1 mort par semaine jusqu'à ce que le gouvernement finisse par réaliser que la construction d'une route plus sûre, de plus de 5m de large en bordure de ces ravins sans fonds, ne soit preferable) une magnifique descente en velo de 60 km, 2500 m de dénivelé...nous entr'apercevons les paysages magnifiques alors que nous sommes concentrés a ne pas tomber dans le ravin juste à côté de nous. Le guide nous montre d'ailleurs un endroit où un touriste est mort il y a six mois. Dans le minibus qui nous emmène au sommet, tout en écoutant de la techno trans, nous avons signé un contrat; l' organisateur ne sera responsable de rien : de la simple blessure à notre mort, en passant par l'intoxication alimentaire et (le contrat le precisant litteralement) jusqu'aux actes de Dieu et des forces de la Nature. Nous sommes sereins lorsque nous enfourchons nos VTT...

death-road.jpg La route de la mort


Après ce debut de vacances sportives, nous nous dirigeons vers le berceau de la civilisation Inca sur les bords du lac TIticaca. Le Soleil y naquit selon les Incas. Depuis le piton rocheux de Copacabana, nous embrassons, après une dure montée, une grande partie du lac navigable le plus haut du monde. Nous visitons Copacabana (qui signifie en quechua vue sur le lac) qui nous sert de point de départ pour visiter l'ile sacrée du soleil = Isla del Sol. Un monde a part où le temps semble s' être arreté alors que les enfants de l'ile mendient  et nous demandent des caramelos.  Nous n'oublions pas de goûter a la spécialité locale = la trucha del lago, la truite la plus grosse du monde. Le gérant de notre hotel  nous parle de sa culture, de son île (un lugar muy tranquilo y muy sagrado), de ses traditions, on sent vraiment qu' il en est très fier.


copacabana.jpg Manu a Copacabana


isla-del-sol.jpg Isla del Sol

Une fois la frontiere péruvienne passée, une nouvelle île nous attend...plusieurs même, puisque à Puno, capitale folklorique du Pérou avec ses 300 danses traditionnelles, nous découvrons les Islas flottantes des Uros, véritables petites villes flottantes sur le lac faites de roseaux "totora", qui poussent en abondance sur les bords du lac. Ce roseau est utilisé par ce peuple pour tout, la nourriture, la fabrication d'objets, des iles et des maisons. Malgré leur commercialisation effrenée, ces iles n'en restent pas moins uniques au monde.  Avant de rejoindre le nombril du monde, Cusco, nous visitons l' Isla Taquile, à 3 h en bateau de Puno, pour assister au festival de la fête des moissons. Sur cette île a part, nous découvrons les plus beaux draps et bonnets tissés d'Amerique du Sud, mais nous aurions aimé passer plus de temps là-bas, c'est sûr.

isla-de-taquile.jpg Isla Taquile


uros.jpg Barque en totora des islas flottantes


uros2.jpg Islas flottantes tout en totora


Nous voilà a Cusco, la capitale de l'empire Inca. L'effervescence de La Paz et les voyages pénibles en minibus en Bolivie nous semblent bien loin tant Cusco est une charmante ville aux petites rues en pierre et aux petites maisons coloniales. La cathédrale domine une place pavée, qui a pour nom Plaza de Armas comme toutes les villes en Amerique du Sud,  ensoleillee et où il fait tellement bon se reposer et siroter un Inca Kola la bebida o sabor del Peru depuis 1935.


 

From Anaconda to Inca Kola

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After three months of travelling alone together, a change seemed a good idea. And so I, (Vincent), joined Emmanuel and Martin in La Paz.

 

As my nails and my lips are already blue, due to the altitude of El Alto (4100 meter), thirty or more taxi drivers pounce upon me. I ask them where I can find «a commuting shuttle between La Paz International Airport (LPIA) and La Paz down town », no one understands me.... I really must forget my western world reactions....bienvenudo en el Tercer Mundo!!!. The meeting place is in Plaza San Francisco which is at the same time a huge outdoor market, a never ending and untidy building site and a rubbish dump where side by side one can find street sellers, beggers, shoe-shine boys, children and stray dogs, all this bathing in a strange smell..... Our hotel, « El Solario », is right next.

 

We don't really have the time to discover the charms of La Paz that we already find ourselves in the Pampas, the North Bolivian jungle, for three days and two nights. After a 13 hours wait in LPIA, a 45 minutes flight, a 2 hours jeep journey on an earth and rubble trail and finally a 2 and a half hours motorized dugout canoe sail, we arrive at the Anaconda Tour Camp. During 3 days we will discover with much wonder alligators, fresh water pink dolphins, piranhas, chuchillos (small yellow monkeys fed by tourists), tortoises, birds, capibaras (wild pigs weighing up to 60 kg). We spend 5 long hours with our guide looking for the anaconda in the tall and humid grass of the pampa but the difficult search is in vain.... the guide had warned us the previous day about the uncertainties of Nature. Nevertheless we are disappointed. To console ourselves, we go piranha fishing, watch the alligator at night fall and go swimming right next to the dolphins and near the alligators basking in the sun on the river banks. It is only on our return journey by canoe that we catch sight of a 2 meter long anaconda, we capture it for a short while, which seems to us a moment of eternity... Our jungle trip is a success, our agency « Anaconda Tour » well deserves its name.

 

No sooner had we recovered from our encounter with the anaconda than we were already in the plane to LPIA, which we are getting to know quite well. When we arrive, we take the time to visit La Paz, the view from the Observatory, which overlooks the town, is fantastic. Our visit ends at the « valle de la luna «  (one more valley of the moon, the fourth in fact).

 

We then leave the capital once more to discover by mountain bike « the most dangerous road in the world » (one mortal accident per week until the government finally realized that it would be preferable to build a safer road, more than 5 meters wide, on the edge of these bottomless ravines). A fantastic 60 km descent by bike, a 2500 meters difference of level.... We get glimpses of the wonderful scenery while at the same time concentrating on trying not to fall over the ravine edge just alongside. The guide shows us, by the way, the place where a tourist died 6 months ago. In the bus taking us to the « death road », listening to techno trans music, we signed an agreement : the organizer isn't responsible for anything, from a slight wound to our death including food poisoning and (the agreement mentions it literally) up to acts of God and Forces of Nature. We are serene as we get on our bikes....

 

After this rather athletic start of our holidays, we head for the cradle of the Inca civilisation, on the banks of the lake Titicaca. According to the Incas, it is here that the sun was born. From the rocky peak of Copacabana, after a difficult climb, we visually embrace most of the world's highest navigable lake. We visit Copacabana (which means « view on the lake » in Quechua), the starting point of our visit of the sacred island of the sun (Isla del Sol). A world on its own where time seems to have stopped while at the same time children beg and ask us for « caramelos ». Of course, we don't forget to taste the local specialty « la trucha del lago », the largest trout in the world; The manager of our hotel tells us about his culture, his island (« un lugar muy tranquillo y muy sagrado »), its traditions, one really feels that he is very proud of it.

 

Once the Peruvian border is crossed, a new island awaits us.... even several new ones for in Puno, the 300 traditional dances capital of Peru, we discover the floating « islas des Uros », real little floating towns on the lake, made of reeds, « totora », which grow abundantly on the lake banks. This reed is used by the population for everything, food, the making of objects, islands and houses. In spite of their excessive commercialisation, these islands nevertheless remain unique in the world. Before setting out for the «  center of the world », Cusco, we visit the « isla taquile », 3 hours by boat from Puno, to attend the harvest festival. In this very special island, we find the most beautiful hand-woven sheets and head wear of South America. We would have liked to spend more time here.

 

Here we are in Cusco, the capital of the Inca Empire. The feverish atmosphere of La Paz and the difficult minibus journeys in Bolivia seem very far away, so charming is Cusco with its little cobbled streets and its colonial-style small houses. The cathedral looks over a sunny cobbled square, « Plaza de Armas » like in all towns in South America, where it's so pleasant to relax and sip an « inca kola, la bebida del Peru » since 1935 « or el sabor del Peru ».





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Lundi 23 juillet 2007

Non seulement nous revenons donc au point de depart mais c'est malade que je me retrouve a Salta ou la temperature a d'ailleurs baisse de 25 degres depuis la derniere fois pour revenir a des temperatures plus de saison. Ca m'a tout l'air d'etre une bonne grippe : sans doute la consequence des violents changements de temperature comme quoi le dereglement climatique est vraiment global!
Peu importe, je me dis que c'est l'histoire de quelques jours avec les medicaments que j'ai achetes en vitesse a Salta. 

Notre deuxieme tentative pour franchir la Cordillere est plus fructueuse. La neige a fondu et nous finissons par arriver a San Pedro de Atacama, petit village situe a 2500m d'altitude au milieu de nulle part, enfin plutot au milieu du desert le plus aride du monde : le desert d'Atacama : 30 degres a l'ombre pendant la journee et -10 la nuit !
Repere de backpackers du monde entier, le lieu en soit n'a pas tellement d'interet si ce n'est d'etre le point de depart d'innombrables excursions. Ainsi, pendant que je prendrai une journee de convalescence, Martin aura l'occasion de visiter la fameuse vallee de la Lune...enfin la 3eme du meme nom depuis le debut du voyage!

Le lendemain, nous quittons definitivement le Chili pour 3 jours d'expedition en jeep dans le parc du Salar d'Uyuni, un desert de sel s'etendant sur plus de 12000 km2. A partir de la, c'est deux voyages differents que nous ferons Martin et moi : lui aura la chance de decouvrir les charmes de ce lieu exceptionnel, envoutant, reunissant lagunes multicolores, geysers bouillonants, paysages martiens  tout droit sortis d'un tableau de Salvador Dali sans oublier l'epoustouflant desert de sel de sol blanc craquele s'etendant a perte de vue. En revanche, pour moi, ce ne seront ni guanacos, ni flamands roses, ni lamas qui marqueront ce periple inoubliable mais plutot fievre, quinte de toux, vertiges et autre mal de tete insupportable.... Je ne m'etenderai pas sur le sujet mais je garde encore des souvenirs memorables de cette nuit passee au refuge a 5000m d'altitude a -15 degres (tout ca dans une piece non chauffee por supuesto) ou malgre mes 3 couvertures, mon sac de couchage et mon manteau, mes voisins de chambree ont du m'entendre claquer des dents une bonne partie de la nuit....
Doliprane, Ibuprofene jusqu'au curatives feuilles de coca, tout y passe mais aucune amelioration!


uyuni3.jpg



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Grippe tenace ou soroche (le fameux mal des montagnes), pas moyen de savoir ce que j'ai mais c'est en tous cas epuise que j'arrive a Uyuni, notre premiere etape bolivienne. La encore, le depaysement est total : des cholas (femmes indiennes portant le costume traditionnel depuis l'arrivee des espagnols) et leur fameux chapeau melon, des innombrables stands de rue ou l'on trouve nourriture, vetements, appareils electroniques etc...des routes de terre ou il vaut mieux solidement s'accrocher, des enfants et parfois meme adultes urinant directement sur les trottoirs et enfin cette population presque integralement indienne (principalement d'origine quechua ou aymara) dont l'esperance de vie ne depasse pas les 60 ans (avec la retraite a 65 ans...) et vivant dans des conditions beaucoup beaucoup plus precaires qu'au Chili ou en Argentine, voici le spectable auquel nous assistons lorsque nous arrivons a Uyuni. Bienvenido en Bolivia!, le pays le plus pauvre d'Amerique du Sud mais peut etre egalement comme le disent certains, egalement le plus authentique.

On partira le soir meme a Potosi ou l'on arrivera en pleine nuit. C'est ainsi qu'a 3 heures du matin par un froid polaire, extenues par les derniers jours, nous nous mettons en quete d'un hotel. On s'apercevra vite que chaque pas dans cette ville, la plus haute du monde a plus de 4000m d'altitude est une veritalbe epreuve. Apres une heure de recherche epuisante, nous finissons par trouver une chambre! Soulagement....
Lendemain, premiers contacts avec le milieu medical bolivien. Apres analyse de sang et une attente interminable, le verdict tombe : c'est une salmonellose que j'ai la chance d'avoir! Ou l'ai-je attrappe? Au Chili, en Argentine ou en Bolivie?? Mystere...Dans tous les cas, repos force pendant plusieurs jours et regime d'antibiotiques! Apres 3 jours, je me sens un peu mieux et j'en profite pour visiter les fameuses mines d'argent de la ville. La visite est eprouvante : pendant 3 heures, c'est une plongee dans les tenebres. Dans un couloir d'environ 1m de large sur 1 a 2m de hauteur, je decouvre le quotidien de ces hommes et enfants qui travaillent dans des conditions plus que deplorables, ou les mesures de securite sont quasi inexistantes, tout ca pour moins de 100 dollars par semaine.... Dans ces interminables galeries creuses depuis le XVIeme siecle dans le Cerro Rico, l'obscurite, le manque d'oxygene et une chaleur etouffante (plus de 45 degres) se font sentir a chque pas. Dans cet enfer, les mineurs dont l'esperance de vie depasse rarement les 45 ans (du fait notamment de la silicose qui  frappe la majorite d'entre eux apres 10 ans de travail dans la mine) mastiquent constamment une importante quantite de feuilles de coca afin de soulager et d'attenuer peine, fatigue et douleurs.
Difficile d'imaginer que Potosi fut un jour la ville la plus riche et peuplee au monde et que ces fameuses mines permettaient au Royaume d'Espagne de financer ses guerres et conquetes...au prix du sacrifice de 8 millions de mineurs tout au long des 3 siecles de colonisation.

Nous laissons le froid de Potosi derriere nous pour redescendre a 2700m d'altitude et decouvrir avec joie le micro climat beaucoup plus chaleureux de Sucre, supposee etre la plus belle ville du pays. A l'arrivee, nous ne sommes pas decus : "la ville blanche", "le Paris des Andes" ou encore "l'Athenes des Ameriques" est une magnifique ville coloniale ou musees, eglises, dedales de ruelles plus charmantes les unes que les autres sont en abondance. Capitale du pays dans la Constitution, Sucre affiche une certaine opulence qui tranche radicalement avec ce qu'on a vu jusqu'ici.

Malheureusement pour moi, je n'aurai pas vraiment la chance d'approfondir la visite. Le lendemain de notre arrivee, mon mal de tete est si fort que j'arrive a peine a tenir debout. Direction l'hopital le plus proche ou je decouvre apres une nouvelle analyse de sang que la salmonellose n'a pas faibli bien au contraire...Seule solution si je veux eviter des complications : l'internement pendant plusieurs jours! Je suis encore une fois fou de joie mais n'ai pas vraiment le choix. Point positif : il y a un autre lit dans la chambre pour les proches ou amis... Martin aura donc la chance de partager les plaisirs de l'hebergement hospitalier bolivien avec moi!! Heureusement qu'il est la d'ailleurs car ici, les patients doivent eux memes acheter les medicaments prescrits par le medecin... tellement pratique surtout quand on est sous perfusion!
Apres 3 jours semblant durer une eternite, je suis enfin libre! L'infection est sous controle, je peux enfin prendre une douche!
Petite parenthese, cette mesaventure m'aura tout de meme coute  l'equivalent de 300 euros...diffcile voire impossible pour beaucoup de boliviens de se payer un tel luxe...

Soulage comme jamais, les 14 heures de car de nuit pour se rendre a la Paz ne seront qu'une formalite: Malgre toutes les incertitudes habituelles, les petites tracasseries quotidiennes liees au voyage, je sais au moins que je ne feterai pas mon anniversaire sous perfusion... Un cadeau en soit!
Cette nuit la, les etoiles scintilleront d'ailleurs plus que jamais!!

  

From Salta to Sucre, a salmonellosis journey

 

 

Not only do we return to our starting point but it is as a sick man that I am back in Salta, where, by the way, the temperature has dropped by 25° Celsius since we were last here and is back to more normal seasonal temperatures. I'm quite certain it's the flu: no doubt the consequence of drastic temperature changes, proof if need be that the climate has really gone wrong globally.

No matter, I'm convinced it's only a question of days with the medicine I've bought in a hurry in Salta.

 

Our second attempt to cross the Cordillera is more successful. The snow has melted and we end up arriving in San Pedro de Atacama, a small village situated at 2500 meters in the middle of nowhere, or should I say, in the middle of the most arid desert in the world : the Atacama desert, 30° Celsius in the shade during the day and minus10 during the night !

Meeting point of backpackers from all over the world, the place in itself isn't of much interest except for the fact that it's the starting point for innumerable excursions. So, while I spend the day convalescing, Martin will have the chance to visit the famous Valley of the Moon... well, the third one with the same name since the beginning of our journey !

 

On the next morning, we leave Chile for good on a 3 days jeep expedition in the Salar d'Uyuni Park, a salt desert stretching over more than 12 000 square kms. From thereon, Martin and I will make two different trips : he will be lucky enough to discover the charms of this exceptional, bewitching place consisting of multicolored lagoons, bubbling geysers, martian landscapes right out of a Salvador Dali picture, not to mention the breathtaking white cracked soil salt desert going on for ever .But for me, no guanacos, no pink flamingos, no lamas to make this journey unforgettable but rather fever, coughing fits, dizziness and all sorts of unbearable headaches.... I will not dwell on this subject but I still have unforgettable memories of the night we spent in a mountain lodge at 5000 meters minus 15° Celsius (all this in an unheated room por supuesto) where in spite of 3 blankets, my sleeping bag and my anorak, my room mates probably heard my teeth chattering most of the night ...... I try everything, paracetamol, ibuprofene, even curative coca leaves but no improvement !

 

Bad flu or « soroche » (the well known altitude illness), impossible to know but in any case I arrive exhausted in Uyuni, our first stop in Bolivia. There again, the feeling of strangeness is total : « cholas » (Indian women wearing the traditional costume ever since the arrival of the Spanish) and their famous bowler hats, innumerable street stalls where one can find food, clothes, electronic equipment, etc....dirt roads where you better hold on tight, children and sometimes even adults urinating directly on the pavement and finally this almost totally Indian population (mainly of Quechua or Aymara origin) whose life expectancy doesn't exceed 60 years old (with retirement age at 65....) and living in far worse conditions than in Chile or Argentina, this is the sight we meet with when we arrive in Uyuni. « Bienvenudo en Bolivia », the poorest country in South America but also maybe, as some say, the most authentic one as well.

 

We leave the same evening for Potosi where we arrive in the middle of the night. So, this is how at 3 am, in the freezing cold, exhausted by the last few days, we start looking for a hotel. We realize very quickly that each step in this town, the highest in the world at 4000 meters, is a real ordeal. After an exhausting one hour search, we end up finding a room ! What a relief....

Next morning, my first contact with the Bolivian medical environment. After a blood test and a never ending wait, the verdict falls : I'm the lucky carrier of a salmonella poisoning. Where did I catch it ? In Chile, Argentina or Bolivia ? It's a mystery......In my case, it's a compulsory rest for several days and an antibiotic diet ! After 3 days, I feel a little better and I take the opportunity to visit the famous silver mines of the town. The visit is trying : during 3 hours it's an immersion in darkness. In a corridor of about 1 meter wide and 1 to 2 meters high, I discover the everday life of these men and children who work here in deplorable conditions with practically no safety measures and all this for less than a 100 dollars per week..... In these never ending galleries dug in the Cerro Rico since the 16th century, darkness, one experiences lack of oxygene and a stiffling heat (more than 45° Celsius) at every step. In this hell, the miners, whose life expectancy seldom exceeds 45 years old (mainly because of silicosis which affects most of them after 10 years work in the mine) constantly chew an important quantity of coca leaves in order to relieve and alleviate the harship, tiredness and suffering. It's hard to imagine that Potosi was once the richest and most populated town in the Americas and that these famous mines enabled the Kingdom of Spain to finance its wars and conquests..... at the cost of the sacrifice of 8 million miners throughout the 3 centuries of colonisation.

 

We leave Potosi and the cold behind us and go back down to 2700 meter to discover with such pleasure the warmer micro-climate of Sucre, which is supposed to be the most beautiful town in the country. On our arrival, we are not disappointed : « the white city », « the Paris of the Andes » or « the Athenes of the Americas » is a magnificent colonial town where museums, churches, mazes of small streets, each one more charming than the other, are plentiful. Sucre, capital of the country in the constitution, shows a certain opulence which differs radically from what we have seen up till now.

 

Unfortunately for me, I won't really have the chance to visit much. On the morning after our arrival, I have such a strong headache that I can barely manage to stand. And so I head straight to the nearest hospital where, after à new blood analysis, I discover that the salmonellosis hasn't weakened, quite the opposite.... If I want to avoid any further complications, the only solution is hospitalization during several days ! Once again I'm full of joy but I don't really have the choice. A posivitive point : there is another bed in the room for family or friends....So Martin will be lucky enough to share the pleasures of Bolivian hospital lodgings with me !!! Moreover, it's a good thing he is with me for, here, patients must themselves buy the medicine prescribed by the doctor.... so handy especially when you're on a drip ! After 3 days which seem to last forever, I am free at last ! The infection is under control, I can now take a shower !

Small digression, this misfortune has cost me the equivalent of 300 euros..... difficult, if not impossible, for most Bolivians to pay such luxury ....

 

I feel so relieved that even the 14 hours bus journey to get to La Paz seems only a formality : in spite of all the usual uncertainties, the small everyday worries of the journey, I know at least that I won't be celebrating my birthday on a drip.... a present in itself !

By the way, on this night, the stars will shine more brightly than ever !!

 

 


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