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Pérou

Lundi 22 octobre 2007

Je dois tout d abord m excuser pour le nombre de mes articles en nette baisse depuis un petit moment mais c est vrai que tout seul depuis un mois, c est beaucoup plus dur de conserver le meme rythme...
Enfin, reprenons l aventure ou je l avais laissee  il y a quelques semaines a Quito...

Fin septembre, je decide de marquer un arret a ma remontee du continent entamee il y a (deja!!!) 5 mois au sud du Chili. Il y a 2 raisons a cela : la premiere est que je viens de lire dans mon guide que mi-octobre, a Belem au nord du Bresil, se deroule la plus importante fete catholique du Bresil et apparemment du monde avec plusieurs millions de pelerins...N ayant assiste a aucune procession de cette envergure, je me dis que c est le moment ou jamais. D autre part, le chemin pour m y rendre m attire egalement puisque pour y acceder depuis l Equateur et en dehors des vols hors de prix, il n y a pas 36 solutions; seul voguer sur l Amazone le permet.

Ainsi il n en faut pas plus pour me convaincre... Apres avoir fait mon sac pour la enieme fois, je respire profondement pendant 5 secondes, je dis au revoir a toutes les personnes que je cotoie depuis une semaine dans cette petite auberge du Mariscal, (quartier des Gringos), et hop! Me voila parti pour le trajet le plus long depuis le debut de mon periple... Un voyage totalement en dehors des sentiers battus et qui rend l aventure d autant plus palpitante... 

Mais qui dit hors des sentiers battus dit egalement beaucoup plus complique a entreprendre...La principale difficulte de cet itineraire est qu il y a tres tres peu d informations disponibles. Ainsi, apres avoir remuer ciel et terre a Quito pour trouver des infos pour se rendre a Iquitos ( premiere etape obligee de l aventure, au Nord ouest du Perou, en pleine jungle et, ou commence l Amazone) a partir d Equateur, et apres qu on m ait affirme a maintes reprises que cela n etait pas possible (la foret amazonienne compliquant un peu les choses), je finis par trouver ce que je veux... de Quito a Iquitos passant par l Equateur (le chemin le plus court a vol d oiseau), cela prend 10 jours.... En sachant qu´Iquitos n est meme pas a la moitie du trajet entre Quito et Belem, et que je n ai que 15 jours pour arriver a destination, je realise que cet itineraire sera difficile... Non, la solution, je l´aurai totalement par hasard grace a un peruvien rencontre dans une agence de bus de Quito qui m indiquera le meilleur chemin a suivre... Le mieux, c´est donc de revenir au Nord du Perou jusqu a Chiclayo, et de la s enfoncer a l interieur du pays ou j aurai plusieurs possibilites pour me rendre a Iquitos (qui est, petite precision, la plus grande ville au monde avec environ 500 000 habitants, qui n est pas accessible par voie terrestre). 

Apres une premiere nuit dans le bus et 20 heures de trajet, j arrive a Chiclayo ou j etais deja passe un mois auparavant... J ai de la chance (pour une fois!) car un autre bus part 10 minutes plus tard pour aller a Tarapoto, a l interieur du pays. Pas un instant d hesitation, c est reparti pour une nuit de car! Le lendemain, totalement epuise par le trajet, j arrive a Tarapoto ou plutot devrais-je dire TaraMOTO... Je suis deja a la lisiere de la jungle, les routes sont beaucoup moins bitumees et du coup, il n y a presque que des motos (qui peuvent circuler partout) dans cette ville! Le changement de temperature est egalement brutal!! Quel choc thermique quand on passe du froit quiteno a la chaleur tropicale de l´Oriente peruvien! Je suis constamment en sueur et je ne reve que d une chose, prendre une bonne douche froide!! Je devrai patienter un peu pour la douche... 

100-4163.jpg Tarapoto

Pas le temps de m arreter! Il y a en effet un avion qui part de Tarapoto dans l apres midi pour Iquitos ce qui me permettrait d arriver seulement 2 jours apres mon depart de Quito!! En plus, c est vraiment bon marche!! A peine ai-je le temps de dejeuner  que je repars! 
En debut de soiree, soulagement j arrive donc a Iquitos! 

Pour aller au centre ville, seul moyen de locomotion, les moto taxis... Celui que je prends est plutot sympathique; pour me souhaiter la bienvenue, il me dit : este mototaxi es suyo... Soit! Il ne m en faut pas plus pour lui demander de la conduire! Apres quelques secondes au commande de l engin et avoir frole le crash contre le mur de la route, je lui rends le volant!! 

Bref j arrive vivant dans cette ville totalement fascinante en plein coeur de la selva! Ici, mis a part quelques splendides edifices du centre ville, temoins de sa fabuleuse richesse du debut du 20 eme siecle avec l ere du caoutchouc, tout est vraiment tres tres rudimentaire... Beaucoup de routes ne sont pas bitumees (des qu il pleut, des trous se forment dans les routes de terre rendant la circulation parfois suicidaire), les maisons ne sont parfois qu une superposition de quelques planches de bois et les rares bus qui circulent ont egalement l air de dater du debut du siecle dernier... Et surtout, les centaines, milliers de motos, moto taxis qui circulent sans relache et dans un desordre permanent dans la poussiere, la chaleur et la moiteur de la ville donnent une impression de chaos assez surreel...et tout avec comme fond les premisses de la foret amazonienne... 

100-4173.jpg Maisons flottantes a Iquitos
Flotting houses in Iquitos

Pendant les quelques jours que je passerai dans cette ville surprenante, j aurai la chance de rencontrer plusieurs iquitenos qui me montreront que la vie la bas est vraiment tres differente du reste du Perou... Deja, personne ne parle quechua ici contrairement au Perou andin et dans une moindre mesure a la cote... L accent est totalement different egalement... j ai parfois l impression que la proximite avec le bresil apporte a l espagnol parle a Iquitos une petite touche de sensualite mais bon, je me fais peut etre des idees.
Ensuite, le climat n a plus rien a voir comme je le mentionnais plus haut... Entre la chaleur infernale et les pluies tropicales torrentielles, c est un sacre contraste avec le climat sec et frais des Andes...
Les vendredis et samedis soirs, de grands bals populaires en plein air s organisent un peu partout dans la ville. Et a Iquitos, la cumbia et le merengue sont absolument incontournables. Dommage pour moi, les cours de salsa pris a Quito ne me serviront a rien...




Noches de Fantasia, le tube merengue a la mode dans tout le Perou

Noches de Fantasia, the merengue hit fashionable in all of Peru

Le dimanche, le rituel est la parrillada! Tout le monde se retrouve dans les maison, les jardins, les cours d amis pour une sorte de barbecue geant qui dure tout l apres midi. Les parrilladas sont payantes et servent pour financer un tas de chose : des etudes du petit dernier au voyage de noce en passant par l evenement caritatif pour aider les enfants du quartier... Tout ceci, qui reunit petits et grands se passe dans la joie et la bonne humeur avec de la musique pour faire danser tout ce petit monde et un monton de cervezas...
Autant vous le dire, apres une parrillada, vous pouvez aller vous coucher directement...





FROM QUITO TO iQUITOs
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First of all I would like to ask you to forgive me for the decreasing number of articles lately but it’s true that I’ve been on my own for the past month and it’s harder to keep up the same pace….
Anyway, let’s take up the journey where I left it a few weeks ago in Quito.
 
At the end of September, I decided to take a break in my move  Northwards on the continent, began 5 months ago (already !!) in the South of Chile. There are two reasons for this : the first  being that I’ve just read in my guide that  mid-October takes place in Belem, North of Brazil, one of the largest catholic events in Brazil, and apparently in the world, with several million pilgrims…. Never having attended any processions on such a large scale, I believe that  it’s now or never. Also the road to reach it tempts me as to get there from Ecuador, besides outrageously expensive flights, there are not many solutions; only sailing the Amazon allows it.
 
Therefore I don’t need much more persuasion… After having packed my bag for the nth time, I take a good breath during 5 seconds, say goodbye to all the people I’ve been living with for the past week in this little hostel in Mariscal (the Gringos district), and bingo ! I’m off on the longest journey since the beginning of my trip….a completely off the beaten tracks journey which makes the adventure all the more exciting….
 
But off the beaten tracks also implies that it’s much more complicated to undertake… The main difficulty in this itinerary is that there is very little information available. So, after having moved heaven and earth in Quito to find some info on how to get to Iquitos (first compulsory stop in this adventure, in the North West of Peru, in the middle of the jungle, and where the Amazon starts) from Ecuador, and after being told repeatedly that it isn’t possible (the Amazonian forest making things a bit more complicated), I end up finding what I want …from Quito to Iquitos passing through the equator (the shortest way as the crow flies), is going to take 10 days….   Knowing that Iquitos is not even half way between Quito and Belem, and that I only have 15 days left to get there, I am aware that this itinerary is going to be difficult….   But no, finally, I will come upon the solution totally by chance thanks to a Peruvian I meet in a Quito bus travel agency who will indicate the best way to follow….   Which is  to go back to the North of Peru up to Chiclayo, and from there to move inland where I will find several possibilities to reach Iquitos (which by the way is the biggest city in the world with 500 000 inhabitants not accessible by land).
 
After a first night in the bus and a 20 hours journey, I arrive in Chiclayo where I had already been a month before… I’m lucky (for once !) as another bus leaves 10 minutes later for Tarapoto, inland. Not a moment hesitation, and here goes, another night in the bus ! The next morning, completely exhausted by the trip, I arrive in Tarapoto or should I say TaraMOTO….. I’m already on the jungle’s border, there are lesser asphalt roads and as a result there’s just about only motorcycles (which can go everywhere) in this town. ! The change in temperature is also drastic !! What a thermal shock when you pass from the Quiteno cold to the tropical heat of the Peruvian Oriente ! I’m constantly sweating and dream only of one thing, a good cold shower !!   I will have to wait a little for the shower….
 
No time to stop ! There is indeed a plane leaving Tarapoto for Iquitos in the afternoon, this would enable me to arrive only 2 days after leaving Quito !! What’s more, it’s really cheap !! I’d barely had time to have lunch than I was leaving again !
Beginning of the evening, what a relief, I arrive at last at Iquitos !
 
To get downtown, the only means of transport are the motorcycle taxis… The one I take is rather cool; to welcome me, he says : “este mototaxi es suyo” (this motortaxi is yours)…. Ok! I don’t need any more encouragement to ask him if I can drive it ! After a few seconds at the controls and after having just missed crashing into the wall, I give him back the steering wheel !!
 
Anyway, I end up arriving alive in this totally fascinating town in the heart of the Selva ! Here, apart from a few splendid building in the town centre, witnesses of its fabulous wealth at the beginning of the 20th century in the rubber era, everything is really very, very basic… Very few asphalt roads (as soon as it rains, holes appear on the dirt roads making traffic almost suicidal), houses are often just a superposition of wood planks and the rare buses look like they date back to the beginning of the last century…   And above all, the ceaseless traffic of  hundreds,  thousands of motorcycles and  motortaxis, its permanent confusion, in the dust, the heat and the mugginess of the town, give an impression of surreal chaos…and all this with the beginning of the Amazonian forest in the background…
 
During the few days I will spend in this astonishing town, I will be lucky to meet several Iquitenos who will show me that life there is very different from the rest of Peru… First, nobody speaks Quechua here unlike Andean Peru and in a lesser measure the coast. The accent is also totally different. I sometimes get the impression that the proximity of Brazil lends a little touch of sensuality to the Spanish spoken in Iquitos, but, all right, maybe it’s only my imagination.
The climate is also a lot different as I mentioned earlier on. Between the infernal heat and the torrential tropical rain, there is quite a contrast with the dry and cool climate of the Andes.
On Friday and Saturday evenings, huge outdoor public dancing events are organised all over the town. And in Iquitos, there is no getting away from the cumbia and the meringue. Too bad, the salsa lessons I took in Quito won’t be of any use.
 
On Sundays, the ritual is “la parillada”! Everybody gathers in friends’s houses, gardens, court yards for a sort of huge barbecue which lasts all afternoon. The “parrilladas” are paying and are used to finance all sorts of  things : from the education of the youngest to a honeymoon to a humanitarian event to help the kids of the neighbourhood…   All this, which brings together the young and the old, takes place in an atmosphere of cheerfulness and good humour with music to get this happy crowd dancing and a “monton de cervezas” (loads of bier)…. I might as well tell you that, after a parrillada, you’re ready to go straight to  bed !
 
 

Par Emmanuel
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Dimanche 16 septembre 2007

Avant de vous relater nos aventures au Pérou, je tiens à m'excuser pour le faible nombre de photos publié depuis plus d'un mois. Cela s'explique par le fait que mon appareil photo ne veut plus s'ouvrir après qu'un peu de sable se soit insidieusement introduit à l'intérieur. Quant à l'appareil de Manu, c'est un bouffeur de piles et il permet donc de prendre peu de photos.

Rappel du dernier épisode : 

Il y eut donc le trek de l'Inka (ça remonte à loin déjà-fin juillet) puis ensuite Arequipa ou Julie nous a rejoints le 9 aout. De là, Emmanuel et Vincent ont remonté le pays par la côte en suivant le "gringo trail" pendant que moi et Julie allions prendre un peu d'air frais au lac Titicaca.  Dans un premier temps et de manière compréhensible, je vous conterai ici les seules pérégrinations de Julie et de moi-même, étant entendu qu'il serait plutôt malvenu de ma part de parler de ce que je n'ai pas vécu . . . Ensuite, il faudra que je m'entretienne avec vous sur la période qui suit le départ de Julie et au cours de laquelle j'ai retrouvé Manu.  Précision utile :quelques jours après avoir retrouvé Manu, nous avons passé la frontière écuatorienne.

Une fois n'est pas coutume, je vais découper mon article en quelques points, qui seront les témoins d'autant de moments, insolites et impressionants, emouvants ou decevants, bref de ce que nous avons vu et vécu.

Les péruviens et les ecuatoriens

22922283651.jpg      Jeunes îliennes de Taquilé
         Young girls of the island of Taquile

Evidemment, les villes très touristiques comme Cusco, Puno et Mancora sont assez fatigantes pour le voyageur qui, sollicité toutes les 5 secondes pour un restaurant, des massages, une activité, des cartes postales, des souvenirs, un taxi, une auberge de jeunesse  etc, a un peu l'impression d'etre considéré comme une réserve de dollars ambulante. Hormis ces mecques du tourisme, les gens sont généralement accueillants et surtout polis et courtois. Egalement curieux, ils nous demandent souvent de quel pays l'on vient et c'est alors l'occasion de parler des différences entre nos deux pays. A  Ayacucho, oú, selon un guide, il n'y a pas plus de 10 touristes par jour (contre les 3000 de Cusco), on sent vraiment une douceur de vivre et les gens sont assez surpris de voir des étrangers car c'est chose assez rare pour eux, dans cette région très isolée du fait de la dangereuse route non bitumée et très longue qui y mène.
Quant aux Ecuatoriens, ils sont plutôt sympathiques et aimables. Ils ont juste une fâcheuse tendance à dire très souvent : "siga no más" (allez-y, allez-y !), ce qui est assez marrant.


22921362884.jpg Vieilles péruviennes tissant
Peruvian women weaving

23023132688.jpg Julie en bonne compagnie
Julie in good company

23023132534.jpg Jeune Inka en costume
Young Inca boy in traditional costume

22921363120.jpg Repos à  Arequipa
Resting in Arequipa


Détente et sport

Il y a plusieurs manières de se détendre au Pérou et en Equateur  mais l'une des plus efficaces est incontestablement les bains thermaux.  Ainsi, le bain de boue nocturne à Mancora, dans un trou creusé initialement pour trouver du pétrole, avec pour seul eclairage le feu realise par notre chauffeur de taxi, fut une expérience particulière mais très agréable. Les eaux médicinales de Baños avec des bains à 38 et 42 degrés nous ont permis également de nous détendre dans un cadre de montagne verdoyante.

Quant au sport, on s'est permis avec Manu quelques incursions dans des domaines jusqu'alors inexplorés . . . .
Nos quelques journées de  surf à Mancora nous ont bien plu et nous ont donné envie d'en refaire ultérieurement.
Quant au saut à l'élastique, voila une anecdote assez marrante que je vais vous raconter. On etait en train de faire du vélo avec Manu et on parlait de faire du saut en parachute un de ces jours quand, passant au dessus d'un pont, des gars nous ont proposé de faire du saut à l'élastique ! D'abord effrayés, on a passé puis notre chemin puis je me suis que ce serait quand même dommage de ne pas tenter l'expérience, surtout pour 7,5 dollars et de plus le jour de mes 25 ans. Nous sommes alors revenus sur nos roues et avons décidé de sauter (non sans avoir au préalable demandé au gérant de sauter devant nous afin de tester la solidité de l'equipement !). Je me suis jeté le premier et Manu m'a suivi. Ce fut flippant mais plaisant et qui sait peut-etre essaiera-t-on de sauter de plus haut la prochaine fois.

surf-copie-1.JPG
Les 2 apprentis surfeurs
The two novice surfers

Climat et paysages

La variété caractérise les paysages du Pérou et de l'Equateur. Après avoir vécu le cagnard d'Arequipa et la fraicheur du Titicaca, on a bien apprécié la douceur d'Ayacucho, au centre du pays. A Lima, la grisaille et la pluie prédominent. On aurait aimé rester plus longtemps à Mancora, oú il fait beau et plutôt bon toute l'année, on comprend pourquoi tant de touristes aiment à s'y prélasser. En Equateur, on se sent vraiment sous les tropiques, tant par le climat plutôt chaud et moite que par la végétation plus exotique que les pays précédents.

Nous avons beaucoup aimé moi et Julie le trajet en train de Puno à Cusco car ça a été l'occasion de voir toute une succession de paysages différents et très beaux. Outre les eaux du Titicaca bordées de roseaux totora, on est passés devant des sommets enneigés, des canyons avec des rivières . . .malheureusement pour nous, nous sommes tombés en rade de piles à ce moment-là. Bien que nous ayons déja vu la jungle en Bolivie, je dois dire que j'ai été impressionnée par la luxuriance de la végétation dans les environs de Baños (Equateur). Des canyons avec des rivières, des cascades et chutes d'eau hautes et très puissantes, le tout dans un décor junglesque, c'est déjà beau en soi, rajoutez-y de la pluie et vous vous seriez crus dans la
rain forest !

lactic.jpg
Lac Titicaca depuis l'île de Taquilé
Lake Titicaca from the island of Taquile

banos.JPG
Vallee de Baños
The Banos valley

vallee.JPG
Vallee de Riobamba (en Equateur)
The Riobamba valley (Ecuador)


Les moyens de locomotion

Nous avons tout essayé ou presque : voiture, bus, train, bateau, vélo, mototaxi (le plus exotique) chacun ayant ses avantages et ses inconvénients. Pour ce qui est du 1er trajet en bus de Julie, c'est peu dire qu'il ne fut pas de tout repos pour elle (et pour moi non plus !). Effectivement, elle a eu la malchance de tomber sur un chauffeur chauffard pressé d'arriver et qui allait à toute allure sur la route jusqu'a Puno. Moi, un peu blasé par les nombreux trajets en bus, je me rendais pas vraiment compte du danger mais on a quand même failli descendre du bus avant la fin pour accroître nos chances de survie. Je vous parle pas du trajet  (2x10 heures) de Cusco jusqu'a Ayacucho, sur une piste de terre etroite, sans parapet bien sûr, passant parfois près de ravins hauts de plusieurs centaines de mètres, vieux valait ne pas regarder ou dormir même. A côté de ça le bateau sur le Titicaca  et le vélo dans les environs de Cusco ont été des promenades de santé qui de plus nous ont permis d'apprécier la bleueté du lac et la beauté de la vallée sacrée.
Les deux trajets longue distance que nous avons effectués en train on vraiment été très sympas et agréables. Outre le beau voyage en train de Puno à Cusco dont j'ai parlé plus haut, nous avons également bien apprécié le train de Riobamba où nous pouvions sortir des wagons pour mieux profiter de la vue des rivières et  ravins à côté desquels on passait.


train.JPG
Petit train des Andes passant dans la Nariz del Diablo
Small Andean train going through the Nariz del Diablo


 Vestiges archéologiques

Le Pérou (et du même coup notre voyage dans ce pays) ne serait pas le même sans ses innombrables ruines et vestiges archéologiques. Bien sûr les plus fameuses sont les ruines Inka que l'on peut passer des semaines à explorer dans les environs de Cusco mais les civilisations antérieures nous ont également laissé de précieux trésors. Ainsi, Chan-Chan, de la civilisation Chimu, est la plus ancienne cité précolombienne d'Amérique du sud et la plus grande du monde en adobe. C'est également impressionant de voir ce qui a été retrouvé dans la tombe d'un noble Mochica (culture pré-inca). Enterré avec ses proches (tués pour l'occasion), le Seigneur de Sipan etait aussi recouvert d'une grande quantité d'objets en or et en cuivre et plus d'une centaine de céramiques entouraient son cercueil. Quant aux Huari du centre du Pérou ( 500-1000 a J.C), bien que précédant les Incas, leurs cités de pierre étaient déjà assez imposantes et majestueuses.

chan-chan.JPG
Cite de Chan Chan
City of Chan Chan

La comida (nourriture)

Il y a en ici pour tous les goûts mais je vous conseille d'aimer le poulet frit ou grillé ainsi que le riz si vous allez en Amérique latine. En effet, c'est un peu le plat standard ici et les restaurants de chicken broster  sont aussi nombreux que les cafés du commerce en France. Pour faire des économies tout en se bourrant la panse, on a au aussi bien aimé l'option chifa (chinois sauce sudaméricaine). L'alpaca ne sert pas qu'a donner de la laine et grillé il constitue un met de qualité.
 Sur la côte péruvienne, il faudra aussi ne pas craindre le poisson et les fruits de mer crus car les ceviche sont légion. Dans les villes touristiques comme Cusco ou Mancora, les occidentaux ne sont pas dépaysés. De nombreux restaurants proposent une cuisine mondialisée faite de pizzas, pastas et autres burritos.

Quant à l´Equateur, c'est indéniablement le pays de la banane. Qu'elle soit grillée, en chips (chifles), où à la vapeur, vous êtes sûrs d'en rencontrer sur votre chemin. Les "patacones" ou "bolones", petits beignets de banane plantain écrasée sont d'ailleurs bien savoureux. Ces mets sont parfois proposés avec du café pour constituer un petit-déjeuner. Vous découvrez alors l'essence de café, liquide pas très fort  pour parfumer votre eau chaude et il vous faut en mettre des quantités impressionnantes pour qu'on puisse appeller ça café.

Comme les hôtels, on a souvent négocié  les prix des petits-déj et  des repas, avec du succès en général mais on pas gagné à tous les coups bien sûr.


23023005660.jpg Plat de pâtes chifa
Past dish chifa fashion

Les hébergements

Encore une fois, on a tâté de tout. Des hotels avec piscine aux hostals à 10 soles (3 dollars) en passant par les hotels moyenne gamme. Pour avoir de l'eau chaude au Pérou, il faut mettre le prix, sinon il faut s'habituer à des réveils frisquets . .  En Equateur, et là on se rend compte de la différence avec le Pérou et la Bolivie, même les hotels peu chers (5 $) ont l'eau chaude en général. 
Il faut savoir, et je m'en suis peut-être rendu compte un peu tard, que la négociation est bien acceptée, surtout si l'on reste plusieurs nuits dans le mêne endroit, ce qui permet de faire des économies intéressantes au bout d'un certain temps.
Quant à la qualité des lits, elle varie bien sûr avec le prix, et plus celui-ci est modique plus l'on s'enfonce dans son lit, que ce soit à cause de la mollesse du matelas ou de la quasi-inexistence des lattes.
J'oubliais ! La nuit qu'on a passée avec Julie sur une île du lac Titicaca (Amantani) fut loin d'être la pire, malgré les conditions de vie rudimentaires des habitants de l'île. Pas de chauffage et pas de lumière mais des lits confortables et des couvertures en abondance. Et en plus, une superbe vue sur le Titicaca au petit-déj  qui fut constitué de crêpes (ils savent que ça plait aux touristes . . ).





PERU AND A LITTLE BIT OF ECUADOR IN DETAILS
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Before telling you about our adventures in Peru, I would like to say how sorry we are for the small number of photos published over more than a month. The explanation is that my camera refuses to open, owing to a little sand that got treacherously in. As to Manu’s camera, it’s such a great consumer of batteries that he can only take few photos.
 
A reminder of the last episode
 
So there was the Inca Trail (which dates back to a long time ago, end of July), then Arequipa  where Julie joined us on August 9.    From there Emmanuel and Vincent headed up North on the coast following the “Gringo Trail” while Julie and I went for a little bit of fresh air on Lake Titicaca. First, and for obvious reasons, I will only relate here Julie’s and my travelling adventures, for it would be of course rather inappropriate for me to write about something I haven’t experienced… Then I will talk about the period following Julie’s departure when I met with Manu again. Useful detail : only a few days after meeting Manu, we crossed the Ecuadorian border.
 
I will exceptionally divide my article into a few points which will be the accounts of as many unusual and impressive, moving and disappointing moments, in short of  what we have seen and experienced.
 
Peruvians and Ecuadorians
 
Of course, very touristy towns like Cusco, Puno and Mancora are rather trying for the traveller who, called upon every 5 seconds for a restaurant, a massage, an activity, post-cards, souvenirs, a taxi, a youth hostel, etc…, gets the impression he is regarded as a walking dollar storeroom. Outside these tourist meccas, people are usually welcoming and above of all polite and courteous.  Also curious, they often want to know from where you are and then is the opportunity to talk about the differences between our  countries. At Ayacucho, where, according to our guide, there is no more than 10 tourists per day (3000 in Cusco), you can really feel the  pleasantness of life,  and people are rather surprised to see foreigners as it is a somewhat  unusual thing for them, the region being very isolated due to the dangerous and very long dirt track giving access to it.
 
Leasure and sports
 
There are several ways of relaxing in Peru and Ecuador but one of the most efficient is undoubtedly the thermal baths (spas). For instance the nocturnal mud bath in Mancora, in a hole initially dug in search of oil, the only light being that of the fire lit by our taxi driver, was a particular but very pleasant experience. Banos’s medicinal waters, with  38 to 42° Celsius baths, also enabled us to relax in a green mountain setting.
 
As to sports, Manu and I allowed ourselves a few incursions into up till then unexplored fields…
We enjoyed our few surfing days in Mancora and we’re looking forward to repeat the experience some other time.
As to bungee jumping, here is a rather funny anecdote that I must tell you. As we were cycling along with Manu, talking about trying parachutism one of these days, we came upon a bridge where some guys offered us to do bungee jumping ! Scared at first , we decided to go on, but then I thought that it would be a shame not to try, especially for 7,5 dollars only and on top of that on my 25th birthday. So we  came  back and decided to jump (but not before having asked them to do it before us in order to test the strength of the equipment !). I jumped first and Manu followed. It was scary but pleasant and, who knows, we might try  higher next time.
 
Weather and scenery
 
The characteristic of Peruvian and Ecuadorian scenery is variety. After experiencing the heat of Arequipa and the coolness of Titicaca, we really enjoyed the mildness of Ayacucho, in the country’s centre part. In Lima, the greyness and the rain prevail. We would have enjoyed staying longer in Mancora, where it is sunny and nice all year round. We understand why so many tourists like to relax here. In Ecuador, you really feel you’re in the tropics with the rather hot and humid climate, as well as  the vegetation, more exotic than in the previous countries.
 
Julie and I really enjoyed the train trip from Puno to Cusco as it was the opportunity to see one after the other a whole set of different and very beautiful sceneries. Besides the waters of the Titicaca lined with the totora reeds, we passed snow covered summits, canyons with rivers…. unfortunately for us, batteries went dead just at that moment. Although we had already seen the jungle in Bolivia, I must say that I was impressed by the luxuriance of the vegetation around Banos (Ecuador). Canyons with rivers, tall and powerful cascades and waterfalls, all in a jungle décor, very beautiful in itself, but add the rain and you could imagine yourself in the middle of the rain forest !
 
Means of transport
 
We tried everything or almost : car, bus, train, boat, bicycle, motortaxi (the most exotic), each having it advantages and inconveniencies. As far as Julie’s first bus trip is concerned, the least one can say is that it wasn’t exactly a restful one for her (and for me neither !). Indeed, she was unlucky enough to get a reckless driver, in a hurry to arrive and who went at full speed all the way to Puno. As for me, a little blasé from the numerous bus trips, I didn’t fully realize the danger but we did nearly get off the bus before the end in order to increase our chances of survival. I won’t mention the trip (2x10hours) from Cusco to Ayacucho on a narrow earth track, without any parapet of course, sometimes passing by ravines, several hundred of meters deep, it was better not to look or even to sleep. Compared to this the boat on the Titicaca or the cycling around Cusco were real peaceful trips which moreover enabled us to enjoy the blueness of the lake and the beauty of the sacred valley.
The two long distance trips we did by train were really nice and pleasant. Besides the beautiful train trip from Puno to Cusco mentioned earlier, we also enjoyed the Riobamba train where you could step outside the carriage to get a  better view of the rivers and ravines we were passing by. 
 
Archaeological remains
 
Peru (and therefore our journey in this country) would not have been the same without its innumerable archaeological ruins and remains. The most famous ones are of course the Inka ruins which you can spend weeks exploring around Cusco but the earlier civilisations have also left us with precious treasures. For instance, Chan-Chan, of the Chimu civilisation, is the most ancient pre-Columbian city in South America and the largest adobe one in the world. It is also impressive to see what was found in the tomb of a noble Mochica (pre-Inca civilisation). Buried with his relatives (killed for the occasion), the Lord of Sipan was also covered with a great quantity of gold and copper artefacts and more than a hundred ceramic objects surrounded his coffin. As to the Huari in the centre of Peru (500-1000 B.C.), although prior to the Incas, their stone cities were already rather impressive and grand.
 
La comida (food)
 
Although there is enough choice for all tastes, I recommend that you should like fried or grilled chicken as well as rice if you go to Latin America. It is indeed the standard dish here and the “chicken broster” restaurants are as numerous here as the “cafés du commerce” in France. To  save money as well as filling up our stomach, we also quite enjoyed the “chifa” option (South American flavoured Chinese). The alpaca is not only used for its wool, grilled it makes an excellent dish.
On the Peruvian coast, don’t hesitate to taste raw fish and seafood as “ceviches” are legion. In touristic towns such as Cusco or Mancora, Westerners are not out of their element. Numerous restaurants offer a globalized cuisine made of pizzas, pastas and other burritos.
 
As to Ecuador, it is unquestionably the country of bananas. Whether grilled, crisped (“chifles”) or steamed, you’re sure to find them everywhere. The “patacones” or “bolones”, small mashed plantain banana fritters, are by the way very tasty. They are sometimes offered with coffee for breakfast, you then discover the liquid coffee essence, not very strong, to flavour your hot water and of which you must use huge quantities before you can call it coffee.
 
We often bargained for the price of hotels, breakfasts and meals, usually with success but not always.
 
Accomodations
 
Once more, we tried everything. From hotels with swimming pools to 10 soles (3 $) “hostals” and in between the two, mid-range hotels. If you want hot water in Peru, then you must be ready to pay the price, if not, you just have to get used to cold awakenings…. In Ecuador, and this is where you realize the difference with Peru and Bolivia, even cheap hotels (5$) usually provide hot water. It is useful to know, and maybe I realized this a bit late, that bargaining is an accepted thing here, especially if you’re planning to stay several nights in the same place, this allows you to save quite a bit after a certain time.
As to the quality of beds, it varies of course with the price, and the cheaper it is the more you sink into the bed, whether because of the flabbiness of the mattress or the near to no existence of any bed-springs.
Oh, I forgot ! The night Julie and I spent on one of the islands of the Lake Titicaca (Amantani) was far from being the worse, in spite of the very basic life conditions of the inhabitants of the island. No heating and no lights but comfortable beds and an abundance of blankets. And on top of that, a superb view of the Titicaca at breakfast, consisting of pancakes (they know tourists enjoy them….).
 
Par Emmanuel
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Lundi 20 août 2007

Pour recadrer un peu l'evenement, sachez qu'apres le Machu Picchu, Vincent, Martin et moi avons ete rejoints par Julie (la copine de Martin) a Arequipa sur la cote Pacifique. A partir de la, nos chemins se separent, Martin et Julie partant (re)visiter les splendeurs du lac Titicaca pendant que Vincent et moi-meme remontons la cote vers Lima ou Vincent doit prendre son avion de retour le 16 aout.
Je passerai ces 10 jours passes a visiter la cote sud du Perou pour n'evoquer seulement que ce tragique 15 aout. 

Le 15 aout, c'est le dernier jour de Vincent a Lima et par la meme occasion au Perou et en Amerique du Sud. Le 16, a 4 heures du matin, il repart pour un voyage de 20 heures qui via Miami le conduira a Paris apres un mois riche en decouvertes et aventures. 

Ce jour-la, la garua limeña (epaisse brume caracteristique de l'hiver a Lima) a pour la premiere fois, depuis notre arrivee, laisse la place a un soleil etincelant. 
Vincent m'abandonnant, j'ai decide de partir (ou plutot de revenir a Cusco) le jour meme pour une semaine d'excursion et de velo de Cusco a Vilcabamba (la cite perdue des Incas) avec une amie cusqueña (Nancy), son frere et sa soeur. Ainsi quelle frustration !! Pas le temps pour une cure de soleil sur les plages de Miraflores (le quartier chic de la ville).

Qu'a cela ne tienne, a defaut de plage, je me rejouis d'avance des 20 heures de car qui m'attendent... Apres un depart en catastrophe de l'auberge de jeunesse (un peu comme d'habitude je le reconnais),  je reussis a attrapper le bus in extremis. Ce dernier est d'ailleurs super confortable : je me suis en effet permis le luxe de me payer pour 25 soles de plus (environ 6 euros) un semi-cama, c'est a dire avec sieges inclinables pour essayer de dormir un peu. Avec un peu de recul, je serai largement satisfait de cet investissement...

Le car quitte la pollution et la folie urbaine de Lima vers 16h30 pour Cusco qui se trouve a environ 1500 km au sud-est. Pour ce faire, il doit tout d'abord emprunter la Panamericana (route qui traverse tout l'Amerique du Sud) qui longe la cote avant de bifurquer aux alentours de Nazca vers l'est.
Pour moi, ces longs trajets sont devenus une routine et je m'occupe en general comme je peux en bouquinant ou regardant l'avalanche de films qu'on nous propose. Et puis, un Adam Sandler en espagnol, ca ne se refuse pas!

N'ayant jamais vecu de tremblement de terre, je ne realiserai qu'etrangement la premiere secousse (de magnitude 7.9) qui se produit vers 18h40. Pendant pres d'une minute, le car se met a tanguer violemment pour finalement s'arreter sur le bas cote... Je ne sais pas pourquoi, je crois tout d'abord a une crevaison mais je dois bien me rendre a l'evidence que c'est autre chose lorsque le car s'arrete et que les secousses se poursuivent. Avant meme que je realise ce qui est en train d'arriver, le garcon qui assiste le chauffeur pour s'occuper des passagers (sorte de stewart gerant les billets, repas etc...) passe dans la rangee en criant "Temblores, temblores!!"  Les passagers (a peu pres tous peruviens) affichent un calme etonnant. On dirait presque une routine et mon voisin me dit meme qu'il ne s'agit que de quelques secousses et qu'il n'y aura sans doute que quelques lignes dans la rubrique faits divers des journaux du lendemain qui y seront consacrees ...et basta! A ce moment, personne ne realise vraiment l'ampleur du phenomene... Ce n'est qu'en roulant plusieurs minutes qu'on s'apercoit vite que les choses sont loin d'etre normales. Sur la Panamericana en generale plutot deserte a perte de vue se forme un embouteillage digne du peripherique parisien aux heures de pointe.

La nuit est tombee, tout le monde roule au pas avec feux de detresse...et ca n'avance pas! Deuxieme secousse aussi longue et intense que la premiere!! Je ne me trompe pas cette fois et cela est d'autant plus impressionant. Les passagers commencent a se demander ce qui se passe mais le chauffeur et notre vaillant stewart (qui court par monts et par vaux a la recherche de la moindre information) peuvent seulement nous apprendre que les tremblements de terre que nous avons ressentis (tous deux de magnitude 7.9) ont frappe tout le Perou...mais rien de plus, la radio et tous les telephones portables etant hors d'usage. C'est le noir complet sur la situation!

Tres vite, nous arrivons dans une ville : Chincha. De ma fenetre embuee, ma visibilite est limitee mais l'abscence totale d'electricite et les centaines de personnes courant, affolees dans tous les sens ne trompent pas. A notre arrivee au terminal de bus de la ville ou doivent en principe monter d'autres passagers c'est la cohue generale et le "stewart" decide de laisser les portes fermees pour notre propre securite dit-il... En effet, en plus des personnes ayant paye pour leur billet, des dizaines de personnes se ruent pour monter dans les cars et fuir le chaos.
On apprend que l'epicentre du tremblement de terre (ressenti du Chili jusqu'en Equateur) est a Ica (ou nous faisions du sandboard avec Vincent  3 ou 4 jours auparavant...) soit a 100km au sud de notre position.
Pisco, a seulement 30km au sud et ou j'etais encore 2 jours plus tot est semble-t-il un veritable cimetierre !

Vers 21h30, Le signal de la radio revient et nous entendons le president Alan Garcia s'adresser a la nation : Etat d'urgence a Ica, Pisco...et Chincha, (principales villes sinistrees et ou l'on denombre deja plus de 100 morts), armee deployee dans toute la region ou des actes de pillage ont deja ete signales (sans parler de l'evasion des 600 detenus de la prison d'Ica), mobilisation generale des fonctionnaires du pays, "effondrement innacceptable" (selon les mots du president) des systemes de telecommunications sont les principaux themes abordes sans oublier la "serenidad" demandee a tous les peruviens devant le drame. Ah, j'allais oublier la cerise sur le gateau : le tremblement de terre s'etant produit a proximite de l'ocean, le president evoque la possibilite d'un tsunami frappant une grande partie de la cote pacifique sud-americaine allant du Perou jusqu'en Colombie (ou le president Uribe vient d'ordonner l'evacuation de plusieurs villes cotieres)... Alan Garcia preconise egalement l'evacuation si possible (c'est a dire, quand vous n'etes pas sous les decombres de votre maison) de toutes les villes de la cote sud. Ca tombe bien : nous nous trouvons a 5km du Pacifique ! Et par dessus le marche, completement bloques; on ne peut effectivement plus avancer car certains troncons de la route sont totalement dechiquetes et un pont sur lequel on doit passer s'est effondre. Un retour vers Lima est envisage mais la encore la route sur laquelle on roulait il y a une heure a ete "decapitee". C'est la que je me rends compte que nous avons eu beaucoup de chance et que sans l'adresse de notre chauffeur, les choses auraient peut etre ete differentes.
 


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En attendant nous sommes a l'arret et j'en profite pour voir par la fenetre (toujours pour notre securite, personne n'est autorise a descendre) ce qui se passe dehors. Nous sommes a 5km de Pisco : des centaines, des milliers de personnes errent sur cette route sombre et sans fin, les lumieres des lampadaires sont remplacees par les torches, bougies et feux qui se font de plus en plus nombreux dans la nuit glaciale. Et meme si il y a peu de decombres le long de la Panamericaine, il n'est pas dur de se rendre compte de la gravite de la situation. 
Ce qui devait etre un banal trajet est en train de se transformer en mauvais film catastrophe hollywoodien.

Comme le rappelait le president dans son allocution, le Perou se trouve sur une zone sismique et ce n'est pas la premiere fois que le pays est frappe par des secousses : le probleme, c'est que comme dans tous les pays andins, les constructions fragiles en adobe rendent les populations particulierement vulnerables aux tremblements de terre.

Il est 2 heures du matin; nous sommes toujours au meme point attendant les directives des patrons de la compagnie de bus. La plupart des gens dorment, les autres ecoutent la radio relatant en continue les evenements mais servant surtout de relais de communication pour tous ceux qui cherchent a joindre des proches vivant dans les villes touchees par les seismes. A 2 heures et demie une puissante replique se fait sentir et reveille tout le monde. Les enfants pleurent, le stress et la fatigue ne faisant qu'accentuer l'enervement des passagers. Mais la bonne nouvelle du moment est que le risque de tsunami est ecarte... Je me sens deja un peu plus serein! Une heure plus tard, j'entends de l'agitation dehors : les vehicules se remettent a avancer. En effet, 9 heures apres le premier seisme, la route a enfin ete reparee (enfin avec les moyens du bord...) et il est possible de continuer notre chemin. Soulagement!!!

Apres 30 heures de trajet, soit environ 9 ou 10 films visionnes a la suite, un affreux mal de crane mais surtout heureux de pouvoir sortir de mon siege, nous arrivons a 22 heures a Cusco ou le seisme n'a pas eu de consequences. 

Le 16 aout, apres une vingtaine de fortes repliques durant la nuit, le Perou se reveille meurtri avec plus de 600 morts et 2000 blesses, des villes ravagees (Pisco a ete rasee a 85%), environ 200 000  sans abris sans parler de toutes les familles sans nouvelles de leurs proches vivant dans les zones sinistrees. 
Aujourd'hui, dimanche 19, la situation est toujours critique : le manque de nourriture, d'eau potable, de medicaments, de couvertures sans parler de tous les pillages qui ont lieu dans des villes sinistrees a moitie detruite ou l'on cherche encore des survivants miracules dans les decombres ne font que prolonger cette situation chaotique.  

7.9 ON THE RICHTER SCALE
 
 
To situate this event, I must tell you that after visiting Machu Pichu, Vincent, Martin and I were joined in Arequipa on the Pacific coast by Julie (Martin’s girl friend). From thereon, our roads part, Martin and Julie go back to the splendors of Lake Titicaca while Vincent and I head North along the coast towards Lima where Vincent is due to take his homebound plane on August 16th.
I will not dwell over these 10 days spent visiting the South coast of Peru only to evoke this tragic August 15th.
 
August 15th is Vincent’s last day in Lima and also in South America. On the 16th, at 4 am, he leaves for a 20 hours journey which will take him back to Paris via Miami after a month full of discoveries and adventures.
 
On this particular day, the “garua limena” (Lima’s characteristic thick fog in the winter) has given way , for the first time since our arrival, to a bright sunshine.
As Vincent is leaving me, I decide to head for ( or rather go back to) Cusco that same day for an excursion and cycling week from Cusco to Vilcabamba (the lost city of the Incas) with a “cusquena” friend (Nancy), her brother and sister. So what a disappointment !!! No time to soak up the sun on the beaches of Miraflores (the chic district of the town).
 
But never mind, instead of beaches, I’m looking forward to the 20 hours bus journey awaiting me... After a hectic last minute departure from the youth hostel (as usual I must admit), I manage to catch the bus just in time. The latter is by the way extremely comfortable : I have indeed allowed myself the luxury, by paying 25 soles extra (about 6 euros), of a “semi-cama”, that is with a reclining seat, to try and sleep a little. In retrospect, I will be immensely satisfied with this investment.
 
The bus leaves Lima’s urban pollution and excitement around 4.30 pm for Cusco which is approximately at 1500 kms South East. To do so, it must first take the Panamericana (the road running through the whole of South America) which follows the coast before turning East around Nazca.
These long journeys have become routine for me and generally I try to keep myself busy as best as possible by reading or watching the avalanche of movies offered. And after all, one doesn’t refuse an Adam Sandler in Spanish !
 
Never having experienced an earthquake, I will only realize something strange is happening when the first tremor (7.9 magnitude) happens towards 6.40 pm. During almost a minute the bus starts jolting violently and then stops on the side of the road.... I don’t know exactly why my first thought is that it’s a flat tire but I must quickly face the fact that it’s something else when the bus stops and the jolts continue. Even before I realize what is happening, the boy helping the driver to take care of the passengers ( a sort of steward dealing with the tickets, the meals, etc....) runs though the aisle shouting “temblores, temblores” !! The passengers (almost all of them Peruvian) show a surprising calm. It seems almost routine to them and the man sitting next to me even tells me that it’s only a few tremors and that probably there will only be a few lines devoted to it in the minor news stories of tomorrow’s newspaper..... and basta ! At that time, nobody really realizes the importance of the phenomena....   It is only after a few minutes drive that we quickly notice that things are far from normal. On the usually rather empty Panamericana a huge traffic jam is forming as far as one can see, worthy of the Paris ring road at peak hours.
 
Night has fallen, traffic is crawling along with emergency lights on.... nothing is moving ! A second tremor, as long and intense as the first one !! This time I’m not mistaken and it is all the more impressive. The passengers start wondering what is happening but the driver and our valiant steward (running here and everywhere in search of the slightest information) can only tell us that the earthquakes (both of magnitude 7.9) have hit the whole of Peru..... but nothing else, as the radio and all the mobiles are out of order. We’re in a complete blackout !
 
Very soon we arrive at a town : Chincha. Behind my steamed up window my visibily is limited but the total lack of electricity and the hundreds of distraught people running in all directions are symptomatic. Upon our arrival at the town’s bus terminal where other passengers are due to board the bus, it is complete chaos, so the steward decides to keep the bus doors shut in order, he says, to ensure our security... Indeed, besides those who have already paid for their ticket, dozens of people rush to board the buses and escape the disaster. We learn that Ica (where Vincent and I were sand boarding 3 or 4 days ago), at 100 kms South from our present position, is the epicentre of the earthquake (which was felt from Chili to Ecuador). Pisco, only 30 kms away South and where I still was 2 days ago, is apparently a complete cemetery !
 
Towards 9.30 pm, the radio signal is back and we can hear President Alan Garcia speaking to the nation : state of emergency in Ica, Pisco and .... Chincha (main disaster stricken towns where there is already more than a hundred dead), army deployment in the whole region where plundering has already been reported (without mentioning the escape of 600 prisoners from the prison in Ica), mobilization of all civil servants in the country, “unacceptable breakdown” (according to the President’s words) of the telecommunication systems, those are the topics dealt with without forgetting “la serenidad” required from all Peruvians to face the disaster.   Oh, and to crown it all, I nearly forgot : the earthquake having taken place near the ocean, the President mentions the possibility of a Tsunami hitting a major part of the South American Pacific coast from Peru to Colombia (where President Uribe has just ordered the evacuation of several coastal towns)... Alan Garcia also recommends, if possible (that is if you’re not already under the ruins of your house) the evacuation of all the Southern coastal towns. All’s well : we’re only 5 kms from the Pacific ! And on top of that, completely stuck here; indeed it’s now impossible to move on anymore as several sections of the road are totally ripped apart and the bridge on which we were meant to pass has collapsed. Going back to Lima is considered but there again the road on which we were travelling an hour ago has been “decapitated”.   This is when I realize that we have been very lucky and that without our driver’s skill, things could have been much different.
 
For the time being, we are stopped and I watch from the window (as we are still not allowed to leave the bus for security reasons) what’s happening outside. We’re 5 kms from Pisco : hundreds, thousands of people are wandering aimlessly on the endless dark road, the lights from the street lamps have been replaced by torches, candles and fires, more and more numerous in the icy cold night. And although there is little sign of destruction along the Panamerican, it is not hard to realize how serious the situation is. What should have been an ordinary journey is turning into a bad Hollywood catastrophe movie.
 
As the President reminded in his speech, Peru is situated in a sismic zone and it isn’t the first time that the country is hit by tremors : the problem, like in all the other Andean countries, is that most houses are made of adobe which leaves the population very vulnerable to earthquakes.
 
It is 2 am; we still haven’t moved, waiting for instructions from the bus company’s management. Most people are sleeping, other are listening to the radio giving a non stop comentary on the event but also acting mainly as a communication link for those trying to contact relatives living in the towns struck by the earthquakes. At 2.30 am, a powerful replica occurs which wakes everybody up. Children cry, stress and exhaustion increasing even more the passengers’ nervousness. But the good news is that the risk of a tsunami is over... I already feel a little more serene ! An hour later, I can hear noise outside : the vehicles start moving again. Indeed, 9  hours after the first earthquake, the road has at last been repaired (well, as best as possible with bits and pieces....) and we can resume our journey. What a relief !!!
 
After a 30 hours journey, which means watching about 9 to 10 films non stop, a terrible headache but above all the wonderful feeling of being able to leave my seat, we arrive at last at Cusco at 10 pm, Cusco where the earthquake has had no consequences.
 
On August 16th, after about 20 or so powerful replicas during the night, Peru wakes up badly hurt with more than 600 dead and 2000 wounded, devastated cities (85% of Pisco has been razed to the ground), about 200 000 people without a roof, not mentioning all the families without any news from their relatives living in the disaster stricken areas.
Today, Sunday 19th, the situation is still critical : lack of food, drinking water, medicine, blankets without forgetting the looting taking place in all the stricken and partly destroyed towns, where survivors are still being searched for in the ruins, prolonging this chaos situation.


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Vendredi 17 août 2007
Je n ai que tres peu de temps mais juste un petit message a tous pour vous dire que Martin, Julie et moi (emanuel) allons tous bien apres le tremblement de terre qui a frappe le Perou le 15 aout.
J attends des nouvelles de Vincent qui en principe est dans l avion de retour a Paris. 
A bientot


EARTHQUAKE
 
I only have little time so just a short message to tell you all that Martin, Julie and I, Emmanuel, are all safe after the earthquake that struck Peru on August 15th. I’m waiting for news from Vincent who should be in the plane back to Paris.
See you.



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Mardi 7 août 2007

Réservé sur internet depuis plus de 4 mois, on attendait de pied ferme le début du chemin de l'Inka qui devait, après une épique marche de plus de trois jours,  nous mener jusqu'au Saint-Graal sudaméricain des touristes, j'ai nommé le Machu Picchu. Par un beau mardi 31 juillet, un bus est donc venu nous chercher à 6h15 devant notre hôtel de Cusco. Là, nous avons fait la connaissance de ceux qui seraient nos compagnons d'aventure pendant les quatre prochains jours: Carlos, notre guide et Anne et Paul, groupe de quinquagénaires belges qui, malgré leur âge avancé, ne sont pas souvent arrivés les derniers au campement !

Inkatrek-copie-1.jpg


   

















La fière équipée du chemin de l'Inka - The proud team of Inka trail


Les marches de la gloire - The stairs of Glory


21515232968.jpg Les trois compères devant les pierres - The three mates in front of the stones

Chargés de nos gros sacs à dos, nous avons commencé la marche un peu après 10h30. Si nos sacs n´étaient pas si légers, ce n'était rien à côté de la charge des porteurs qui peut aller jusqu'à vingt-cinq kilos. ( Cette  limite de poids a été instaurée récemment, avant qui sait quelle charge ils pouvaient trimballer .. . .) Le premier jour, on a carburé, arrivant même avant nos porteurs qui, en principe sont censés arriver avant nous pour nous préparer les repas et le campement. Le second jour, après une bonne nuit passée dans une tente, on a pris la mesure de la difficulté du chemin Inka. En effet, ce sont des centaines, que dis-je des milliers de marches qu'on a d'abord dû gravir puis descendre ( dixit Paul "Ils sont fous ces Inkas !"). A la fin de l'ascension, on chancelle presque tant on a le souffle court dû à l'effort physique en altitude. Vincent garde d'ailleurs de très bons souvenirs de cette montée . . .

Vincentrudemontee.jpg


   
























Vincent après la plus rude montée de l'expédition . . .
-Vincent after the hardest climbing of the Trail...

21515233739.jpg Manu réfléchissant aux mystères de la civilisation Inka . . .
Manu thinking about the mysteries of Inka civilisation

   Pour ma part, j'ai plutôt souffert des descentes qui furent très éprouvantes pour les jambes, quand je m'arrêtais, je pouvais les sentir trembler. Dès le lendemain, des courbatures apparurent et elles furent tenaces car elles ont persisté pendant 3,4 jours après la fin du chemin de l'Inka. C'est dire que, contrairement à ce qu'on avait d'abord pensé avec Manu, cette expédition n'est pas faite pour vieux touristes occidentaux obèses ! D'ailleurs, dès le deuxième jour, les choses sont redevenues dans l'ordre et les porteurs sont jusqu'à la fin arrivés avant nous aux campements. C'est d'ailleurs une sensation assez particulière de les voir filer comme des elfes en descendant les marches pendant que toi tu te concentres sur chacun de tes pas pour ne pas te casser la gueule dans les escaliers. Mais tous ces efforts valent grandement la peine car les paysages et les vestiges archéologiques de la civilisation Inka sont magnifiques. D'innombrables terrasses et constructions en pierre, toutes situées sur des versants abrupts des montagnes, nous ont fait un peu imaginer la vie des Inkas à l'époque de leur apogée civilisationnelle ( du moins quand il n'y avait pas trop de touristes sur les lieux !). C'etait aussi interessant d'ecouter les explications de Carlos sur la vie de ses ancêtres. ( es un lugar muuuy saagraado y muuuy secrreetto !)

les-porteurs.jpg Les porteurs ou "la caravane bleue"  - The carriers or "the blue caravan"

Mais le plus marrant à mon sens reste le dernier jour ou on a absolument tenu à être les premiers au dernier check-point. On y etait à 4h30 alors que celui-ci n'ouvrait qu'à 5h30 . . Dès le tampon fait sur notre billet, moi, Vincent et Manu avons alors couru comme des dératés afin d'être les premiers à avoir une vue sur le Machu Picchu. Nous sommes parvenus à atteindre cet objectif et c'est vrai que c'etait beau car nous avons vu le Machu vierge de présence humaine mais nous avons été en revanche très déçus de constater que les portes du site ouvraient à 7h00 et ne laissent donc pas le privilège à ceux qui viennent de faire le chemin de l'Inka d'être les premiers à fouler les allées de la citée cachée. . . .Maintenant, on a quand même apprécié la majestuosité du lieu et la vue qu'il offre sur les montagnes environnantes mais je dois dire que le lieu ne nous a pas autant émerveillé que ce qu'on croyait car avant de le voir, on avait vu bon nombre de sites archéologiques impressionnants de par leur taille et leur architecture. Disons que notre réserve d'impressionnement avait déjà été sérieusement entamée . . . M'enfin, ça fait une merveille du monde de faite; prochain objectif : le Taj Mahal !

Martpuertadelsol.jpg un mystique au Machu Picchu - a mystique in Machu Picchu

21516424744.jpg Vincent en pleine contemplation - Vincent in deep contemplation

21515393241.jpg Mais qu'est-ce que c'est que cet endroit ?? - What's this place?

   Après ces aventures, on a cru trop vite qu'on pourrait se reposer tranquillement dans les termes de la ville la plus proche, Aguas Calientes. Si nous nous sommes effectivement baignés dans ces eaux médicinales, c'est après avoir attendu des heures en quête d'un billet de train retour pour Cusco. Ah, les joies du tourisme de masse en pleine saison . . . Le lendemain, on a pu réellement se détendre en  goûtant aux vertus revigorantes du célèbre massage Inka . . .

21615265375.jpg Avant le massage . . .  - Before the massage


On the way to the sun : Inka trail

After having booked online since more than 4 months, we were waiting firmly the beginning of the Inka trail. After an epic walk of more than three days, this trail would lead us to the South American Holy Graal of tourists that is Machu Picchu. On a beautiful Tuesday, July 31st, a bus came to pick us up at 6.15am in front of our hostel in Cusco. We met the people who would be our travelmates during the next four days: Carlos, our guide, and Anne and Paul, a couple from Belgium in their fifties. Despite their age, they were not often the last to arrive at the camp!

Charged with our heavy back-packs, we began the walk around 10.30 am. If our bags were not that light, it was nothing compared to the weight of the carriers which can go up to 25 kilos (55 pounds). (This weight limit has been decided recently, so who knows which weight they were carrying before…)

The first day, we went fast, arriving even before our carriers who are supposed to arrive before us to cook and prepare the camp for us. The second day, after a good night spent under a tent, we began to feel the difficulty of Inka trail. Indeed, there were not hundreds but thousands stairs to climb and get down. As Paul said, “these Inkas are crazy!” (note of the translator: In France there is a very famous comic strip called Asterix, a little French boy living in - 52 BC who defends France (called Gaulle at this time) and in this comic strip “French people” always say “They are crazy these Romans!”. This sentence is known by all French people and part of the culture. Paul is here referring to it.)

After the climbing, we almost falled, breathing with difficulties due to physical effort in altitude. Vincent keeps very good memories of this climbing…As for me, I suffered most when we were getting down. It was really exhausting for the legs. When I stopped I could feel they were trembling. As soon as the next day, we had aches which remained for three to four days after Inka trail.

Despite what we had first thought with Manu, this adventure is not for old western fat tourists! Indeed, from the second day, things were normal again, carriers arrived before us at the camp every day.
It is indeed quite fascinating to see them get down stairs as elves when you are concentrating at each of your step to try not to fall in the stairs. All these efforts are really worth because landscapes and archaeological remains of Inka civilisation are amazing. You could see endless stone terraces and constructions, all located on sloping mountains. When there was not too many tourists around us, we imagined how Inkas life may have been when their civilisation was at its apogee. It was also interesting to listen to Carlos explanations about his ancestors. (it’s a really holy and secret place..!)

The most funny for me was the last day, when we really wanted to be the first at the last check-point. We were there around 4.30 am when this one was opening only at 5.30 am. As soon as we got the stamp on our ticket, Vincent, Manu and me runned as crazy to be the first to have a view on Machu Picchu. We managed to do it! It was really worth. We saw the Machu Picchu without any human on it. On the other hand, we were disappointed to see that the place doors opened only at 7am and consequently did not let the ones having done Inka trail the priviledge of being the first morning walkers in the hidden city avenues.

We really enjoyed though the beauty of the place and the view on the surrounding mountains. Sadly, we had already seen numerous archaeological sites amazing for their size and architecture and we were not as much impressed by the place as we believed we would be. Let’s say our capacity to be amazed had already been tested!  At least, we have seen one of the new seven wonders! Next goal : the Taj Mahal!

After this adventure, we believed too fast we would rest in the terms of the closest town, Aguas Calientes. But before relaxing in these medicinal waters, we had first to wait for hours to get a train ticket to go back to
Cusco. Joys of mass tourism during tourist season…The next day, we really rest, enjoying the reinvigorating virtues of the famous Inka massage…

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