Avant de vous relater nos aventures au Pérou, je tiens à m'excuser pour le faible nombre de photos publié depuis plus d'un mois. Cela s'explique par
le fait que mon appareil photo ne veut plus s'ouvrir après qu'un peu de sable se soit insidieusement introduit à l'intérieur. Quant à l'appareil de Manu, c'est un bouffeur de piles et il permet
donc de prendre peu de photos.
Rappel du dernier épisode :
Il y eut donc le trek de l'Inka (ça remonte à loin déjà-fin juillet) puis ensuite Arequipa ou Julie nous a rejoints le 9 aout. De là, Emmanuel et Vincent ont remonté le pays par la côte
en suivant le "gringo trail" pendant que moi et Julie allions prendre un peu d'air frais au lac Titicaca. Dans un premier temps et de manière compréhensible, je vous conterai ici
les seules pérégrinations de Julie et de moi-même, étant entendu qu'il serait plutôt malvenu de ma part de parler de ce que je n'ai pas vécu . . . Ensuite, il faudra que je
m'entretienne avec vous sur la période qui suit le départ de Julie et au cours de laquelle j'ai retrouvé Manu. Précision utile :quelques jours après avoir retrouvé Manu, nous avons passé la
frontière écuatorienne.
Une fois n'est pas coutume, je vais découper mon article en quelques points, qui seront les témoins d'autant de moments, insolites et impressionants, emouvants ou decevants, bref de ce que nous
avons vu et vécu.
Les péruviens et les ecuatoriens
Jeunes îliennes de Taquilé
Young girls of the island of Taquile
Evidemment, les villes très touristiques comme Cusco, Puno et Mancora sont assez fatigantes pour le voyageur qui, sollicité toutes les 5 secondes pour
un restaurant, des massages, une activité, des cartes postales, des souvenirs, un taxi, une auberge de jeunesse etc, a un peu l'impression d'etre considéré comme une réserve de dollars
ambulante. Hormis ces mecques du tourisme, les gens sont généralement accueillants et surtout polis et courtois. Egalement curieux, ils nous demandent souvent de quel pays l'on vient et c'est
alors l'occasion de parler des différences entre nos deux pays. A Ayacucho, oú, selon un guide, il n'y a pas plus de 10 touristes par jour (contre les 3000 de Cusco), on sent vraiment une
douceur de vivre et les gens sont assez surpris de voir des étrangers car c'est chose assez rare pour eux, dans cette région très isolée du fait de la dangereuse route non bitumée et très
longue qui y mène.
Quant aux Ecuatoriens, ils sont plutôt sympathiques et aimables. Ils ont juste une fâcheuse tendance à dire très souvent : "siga no más" (allez-y, allez-y !), ce qui est assez marrant.
Vieilles
péruviennes tissant
Peruvian women weaving
Julie en
bonne compagnie
Julie in good company
Jeune Inka en costume
Young Inca boy in traditional costume
Repos
à Arequipa
Resting in Arequipa
Détente et sport
Il y a plusieurs manières de se détendre au Pérou et en Equateur mais l'une des plus efficaces est incontestablement les bains
thermaux. Ainsi, le bain de boue nocturne à Mancora, dans un trou creusé initialement pour trouver du pétrole, avec pour seul eclairage le feu realise par notre chauffeur de
taxi, fut une expérience particulière mais très agréable. Les eaux médicinales de Baños avec des bains à 38 et 42 degrés nous ont permis également de nous détendre dans un cadre de montagne
verdoyante.
Quant au sport, on s'est permis avec Manu quelques incursions dans des domaines jusqu'alors inexplorés . . . .
Nos quelques journées de surf à Mancora nous ont bien plu et nous ont donné envie d'en refaire ultérieurement.
Quant au saut à l'élastique, voila une anecdote assez marrante que je vais vous raconter. On etait en train de faire du vélo avec Manu et on parlait de faire du saut en parachute un de ces jours
quand, passant au dessus d'un pont, des gars nous ont proposé de faire du saut à l'élastique ! D'abord effrayés, on a passé puis notre chemin puis je me suis que ce serait quand même dommage de
ne pas tenter l'expérience, surtout pour 7,5 dollars et de plus le jour de mes 25 ans. Nous sommes alors revenus sur nos roues et avons décidé de sauter (non sans avoir au préalable demandé
au gérant de sauter devant nous afin de tester la solidité de l'equipement !). Je me suis jeté le premier et Manu m'a suivi. Ce fut flippant mais plaisant et qui sait peut-etre essaiera-t-on de
sauter de plus haut la prochaine fois.
Les 2 apprentis surfeurs
The two novice surfers
Climat et paysages
La variété caractérise les paysages du Pérou et de l'Equateur. Après avoir vécu le cagnard d'Arequipa et la fraicheur du Titicaca, on a bien apprécié la douceur d'Ayacucho, au centre du
pays. A Lima, la grisaille et la pluie prédominent. On aurait aimé rester plus longtemps à Mancora, oú il fait beau et plutôt bon toute l'année, on comprend pourquoi tant de touristes aiment
à s'y prélasser. En Equateur, on se sent vraiment sous les tropiques, tant par le climat plutôt chaud et moite que par la végétation plus exotique que les pays précédents.
Nous avons beaucoup aimé moi et Julie le trajet en train de Puno à Cusco car ça a été l'occasion de voir toute une succession de paysages différents et très beaux. Outre les eaux du Titicaca
bordées de roseaux totora, on est passés devant des sommets enneigés, des canyons avec des rivières . . .malheureusement pour nous, nous sommes tombés en rade de piles à ce moment-là. Bien que
nous ayons déja vu la jungle en Bolivie, je dois dire que j'ai été impressionnée par la luxuriance de la végétation dans les environs de Baños (Equateur). Des canyons avec des rivières, des
cascades et chutes d'eau hautes et très puissantes, le tout dans un décor junglesque, c'est déjà beau en soi, rajoutez-y de la pluie et vous vous seriez crus dans
la rain forest !
Lac Titicaca depuis l'île de Taquilé
Lake Titicaca from the island of Taquile
Vallee de Baños
The Banos valley
Vallee de Riobamba (en Equateur)
The Riobamba valley (Ecuador)
Les moyens de locomotion
Nous avons tout essayé ou presque : voiture, bus, train, bateau, vélo, mototaxi (le plus exotique) chacun ayant ses avantages et ses inconvénients. Pour ce qui est du 1er
trajet en bus de Julie, c'est peu dire qu'il ne fut pas de tout repos pour elle (et pour moi non plus !). Effectivement, elle a eu la malchance de tomber sur un chauffeur chauffard pressé
d'arriver et qui allait à toute allure sur la route jusqu'a Puno. Moi, un peu blasé par les nombreux trajets en bus, je me rendais pas vraiment compte du danger mais on a quand même
failli descendre du bus avant la fin pour accroître nos chances de survie. Je vous parle pas du trajet (2x10 heures) de Cusco jusqu'a Ayacucho, sur une piste de terre
etroite, sans parapet bien sûr, passant parfois près de ravins hauts de plusieurs centaines de mètres, vieux valait ne pas regarder ou dormir même. A côté de ça le bateau sur le
Titicaca et le vélo dans les environs de Cusco ont été des promenades de santé qui de plus nous ont permis d'apprécier la bleueté du lac et la beauté de la vallée sacrée.
Les deux trajets longue distance que nous avons effectués en train on vraiment été très sympas et agréables. Outre le beau voyage en train de Puno à Cusco dont j'ai parlé plus haut, nous
avons également bien apprécié le train de Riobamba où nous pouvions sortir des wagons pour mieux profiter de la vue des rivières et ravins à côté desquels on
passait.
Petit train des Andes passant dans la Nariz del Diablo
Small Andean train going through the Nariz del Diablo
Vestiges archéologiques
Le Pérou (et du même coup notre voyage dans ce pays) ne serait pas le même sans ses innombrables ruines et vestiges archéologiques. Bien sûr les
plus fameuses sont les ruines Inka que l'on peut passer des semaines à explorer dans les environs de Cusco mais les civilisations antérieures nous ont également laissé de précieux
trésors. Ainsi, Chan-Chan, de la civilisation Chimu, est la plus ancienne cité précolombienne d'Amérique du sud et la plus grande du monde en adobe. C'est également impressionant de voir ce qui a
été retrouvé dans la tombe d'un noble Mochica (culture pré-inca). Enterré avec ses proches (tués pour l'occasion), le Seigneur de Sipan etait aussi recouvert d'une grande quantité d'objets en or
et en cuivre et plus d'une centaine de céramiques entouraient son cercueil. Quant aux Huari du centre du Pérou ( 500-1000 a J.C), bien que précédant les Incas, leurs cités de pierre étaient déjà
assez imposantes et majestueuses.
Cite de Chan
Chan
City of Chan Chan
La comida (nourriture)
Il y a en ici pour tous les goûts mais je vous conseille d'aimer le poulet frit ou grillé ainsi que le riz si vous allez en Amérique latine. En effet, c'est un peu le plat standard ici
et les restaurants de chicken broster sont aussi nombreux que les cafés du commerce en France. Pour faire des économies tout en se bourrant la panse, on a au aussi bien
aimé l'option chifa (chinois sauce sudaméricaine). L'alpaca ne sert pas qu'a donner de la laine et grillé il constitue un met de qualité.
Sur la côte péruvienne, il faudra aussi ne pas craindre le poisson et les fruits de mer crus car les ceviche sont légion. Dans les villes touristiques comme Cusco ou Mancora, les
occidentaux ne sont pas dépaysés. De nombreux restaurants proposent une cuisine mondialisée faite de pizzas, pastas et autres burritos.
Quant à l´Equateur, c'est indéniablement le pays de la banane. Qu'elle soit grillée, en chips (chifles), où à la vapeur, vous êtes sûrs d'en rencontrer sur votre chemin. Les
"patacones" ou "bolones", petits beignets de banane plantain écrasée sont d'ailleurs bien savoureux. Ces mets sont parfois proposés avec du café pour constituer un petit-déjeuner. Vous découvrez
alors l'essence de café, liquide pas très fort pour parfumer votre eau chaude et il vous faut en mettre des quantités impressionnantes pour qu'on puisse appeller ça café.
Comme les hôtels, on a souvent négocié les prix des petits-déj et des repas, avec du succès en général mais on pas gagné à tous les coups bien sûr.
Plat de pâtes
chifa
Past dish chifa fashion
Les hébergements
Encore une fois, on a tâté de tout. Des hotels avec piscine aux hostals à 10 soles (3 dollars) en passant par les hotels moyenne gamme. Pour avoir
de l'eau chaude au Pérou, il faut mettre le prix, sinon il faut s'habituer à des réveils frisquets . . En Equateur, et là on se rend compte de la différence avec le Pérou et la Bolivie, même
les hotels peu chers (5 $) ont l'eau chaude en général.
Il faut savoir, et je m'en suis peut-être rendu compte un peu tard, que la négociation est bien acceptée, surtout si l'on reste plusieurs nuits dans le mêne endroit, ce qui permet de faire des
économies intéressantes au bout d'un certain temps.
Quant à la qualité des lits, elle varie bien sûr avec le prix, et plus celui-ci est modique plus l'on s'enfonce dans son lit, que ce soit à cause de la mollesse du matelas ou de la
quasi-inexistence des lattes.
J'oubliais ! La nuit qu'on a passée avec Julie sur une île du lac Titicaca (Amantani) fut loin d'être la pire, malgré les conditions de vie rudimentaires des habitants de l'île.
Pas de chauffage et pas de lumière mais des lits confortables et des couvertures en abondance. Et en plus, une superbe vue sur le Titicaca au petit-déj qui fut constitué de crêpes (ils savent
que ça plait aux touristes . . ).
PERU AND A LITTLE BIT OF ECUADOR IN DETAILS
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Before telling you about our adventures in Peru, I would like to say how sorry we are for the small number of photos published over more than a month. The explanation is
that my camera refuses to open, owing to a little sand that got treacherously in. As to Manu’s camera, it’s such a great consumer of batteries that he can only take few photos.
A reminder of the last episode
So there was the Inca Trail (which dates back to a long time ago, end of July), then Arequipa where Julie joined us on August 9. From there Emmanuel
and Vincent headed up North on the coast following the “Gringo Trail” while Julie and I went for a little bit of fresh air on Lake Titicaca. First, and for obvious reasons, I will
only relate here Julie’s and my travelling adventures, for it would be of course rather inappropriate for me to write about something I haven’t experienced… Then I will talk about the period
following Julie’s departure when I met with Manu again. Useful detail : only a few days after meeting Manu, we crossed the Ecuadorian border.
I will exceptionally divide my article into a few points which will be the accounts of as many unusual and impressive, moving and disappointing moments, in short of what we
have seen and experienced.
Peruvians and Ecuadorians
Of course, very touristy towns like Cusco, Puno and Mancora are rather trying for the traveller who, called upon every 5 seconds for a restaurant, a massage, an activity,
post-cards, souvenirs, a taxi, a youth hostel, etc…, gets the impression he is regarded as a walking dollar storeroom. Outside these tourist meccas, people are usually welcoming and above of all
polite and courteous. Also curious, they often want to know from where you are and then is the opportunity to talk about the differences between our countries. At Ayacucho,
where, according to our guide, there is no more than 10 tourists per day (3000 in Cusco), you can really feel the pleasantness of life, and people are rather surprised to see
foreigners as it is a somewhat unusual thing for them, the region being very isolated due to the dangerous and very long dirt track giving access to it.
Leasure and sports
There are several ways of relaxing in Peru and Ecuador but one of the most efficient is undoubtedly the thermal baths (spas). For instance the nocturnal mud bath in Mancora,
in a hole initially dug in search of oil, the only light being that of the fire lit by our taxi driver, was a particular but very pleasant experience. Banos’s medicinal waters, with 38
to 42° Celsius baths, also enabled us to relax in a green mountain setting.
As to sports, Manu and I allowed ourselves a few incursions into up till then unexplored fields…
We enjoyed our few surfing days in Mancora and we’re looking forward to repeat the experience some other time.
As to bungee jumping, here is a rather funny anecdote that I must tell you. As we were cycling along with Manu, talking about trying parachutism one of these days, we came
upon a bridge where some guys offered us to do bungee jumping ! Scared at first , we decided to go on, but then I thought that it would be a shame not to try, especially for 7,5
dollars only and on top of that on my 25th birthday. So we came back and decided to jump (but not before having asked them to do it before us in order to test the
strength of the equipment !). I jumped first and Manu followed. It was scary but pleasant and, who knows, we might try higher next time.
Weather and scenery
The characteristic of Peruvian and Ecuadorian scenery is variety. After experiencing the heat of Arequipa and the coolness of Titicaca, we really enjoyed the mildness of
Ayacucho, in the country’s centre part. In Lima, the greyness and the rain prevail. We would have enjoyed staying longer in Mancora, where it is sunny and nice all year round. We
understand why so many tourists like to relax here. In Ecuador, you really feel you’re in the tropics with the rather hot and humid climate, as well as the vegetation, more exotic
than in the previous countries.
Julie and I really enjoyed the train trip from Puno to Cusco as it was the opportunity to see one after the other a whole set of different and very beautiful
sceneries. Besides the waters of the Titicaca lined with the totora reeds, we passed snow covered summits, canyons with rivers…. unfortunately for us, batteries went dead just at that
moment. Although we had already seen the jungle in Bolivia, I must say that I was impressed by the luxuriance of the vegetation around Banos (Ecuador). Canyons with rivers, tall and
powerful cascades and waterfalls, all in a jungle décor, very beautiful in itself, but add the rain and you could imagine yourself in the middle of the rain forest !
Means of transport
We tried everything or almost : car, bus, train, boat, bicycle, motortaxi (the most exotic), each having it advantages and inconveniencies. As far as Julie’s first bus trip is
concerned, the least one can say is that it wasn’t exactly a restful one for her (and for me neither !). Indeed, she was unlucky enough to get a reckless driver, in a hurry to arrive and who
went at full speed all the way to Puno. As for me, a little blasé from the numerous bus trips, I didn’t fully realize the danger but we did nearly get off the bus before the end in order to
increase our chances of survival. I won’t mention the trip (2x10hours) from Cusco to Ayacucho on a narrow earth track, without any parapet of course, sometimes passing by ravines,
several hundred of meters deep, it was better not to look or even to sleep. Compared to this the boat on the Titicaca or the cycling around Cusco were real peaceful trips which moreover
enabled us to enjoy the blueness of the lake and the beauty of the sacred valley.
The two long distance trips we did by train were really nice and pleasant. Besides the beautiful train trip from Puno to Cusco mentioned earlier, we also enjoyed the
Riobamba train where you could step outside the carriage to get a better view of the rivers and ravines we were passing by.
Archaeological remains
Peru (and therefore our journey in this country) would not have been the same without its innumerable archaeological ruins and remains. The most famous ones are of course the
Inka ruins which you can spend weeks exploring around Cusco but the earlier civilisations have also left us with precious treasures. For instance, Chan-Chan, of the Chimu
civilisation, is the most ancient pre-Columbian city in South America and the largest adobe one in the world. It is also impressive to see what was found in the tomb of a noble Mochica
(pre-Inca civilisation). Buried with his relatives (killed for the occasion), the Lord of Sipan was also covered with a great quantity of gold and copper artefacts and more than a
hundred ceramic objects surrounded his coffin. As to the Huari in the centre of Peru (500-1000 B.C.), although prior to the Incas, their stone cities were already rather impressive and
grand.
La comida (food)
Although there is enough choice for all tastes, I recommend that you should like fried or grilled chicken as well as rice if you go to Latin America. It is indeed the standard
dish here and the “chicken broster” restaurants are as numerous here as the “cafés du commerce” in France. To save money as well as filling up our stomach, we also quite enjoyed
the “chifa” option (South American flavoured Chinese). The alpaca is not only used for its wool, grilled it makes an excellent dish.
On the Peruvian coast, don’t hesitate to taste raw fish and seafood as “ceviches” are legion. In touristic towns such as Cusco or Mancora, Westerners are not out of
their element. Numerous restaurants offer a globalized cuisine made of pizzas, pastas and other burritos.
As to Ecuador, it is unquestionably the country of bananas. Whether grilled, crisped (“chifles”) or steamed, you’re sure to find them everywhere. The “patacones” or
“bolones”, small mashed plantain banana fritters, are by the way very tasty. They are sometimes offered with coffee for breakfast, you then discover the liquid coffee essence, not very
strong, to flavour your hot water and of which you must use huge quantities before you can call it coffee.
We often bargained for the price of hotels, breakfasts and meals, usually with success but not always.
Accomodations
Once more, we tried everything. From hotels with swimming pools to 10 soles (3 $) “hostals” and in between the two, mid-range hotels. If you want hot water in Peru, then
you must be ready to pay the price, if not, you just have to get used to cold awakenings…. In Ecuador, and this is where you realize the difference with Peru and Bolivia, even cheap hotels
(5$) usually provide hot water. It is useful to know, and maybe I realized this a bit late, that bargaining is an accepted thing here, especially if you’re planning to stay several nights in
the same place, this allows you to save quite a bit after a certain time.
As to the quality of beds, it varies of course with the price, and the cheaper it is the more you sink into the bed, whether because of the flabbiness of the mattress or the near
to no existence of any bed-springs.
Oh, I forgot ! The night Julie and I spent on one of the islands of the Lake Titicaca (Amantani) was far from being the worse, in spite of the very basic life conditions of
the inhabitants of the island. No heating and no lights but comfortable beds and an abundance of blankets. And on top of that, a superb view of the Titicaca at breakfast, consisting of
pancakes (they know tourists enjoy them….).